‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 127 sur 292 · ACTE I, SCÈNE X. aa · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X. aa

ÉLIACTTE. • '*

Je conviens que Yon peut critiquer ses mamèrei,

Qu'elles doivent m paraître singulières ;

Mais cependant, malgré le pliis bizari*e' esprit,

La bonté d'Alexis perce dans ce qu'il dit.

Ah ! pourquoi cet Edmond, que dans le monde on cite,

Ce colonel si beau, si fier de son mérite.

De son frère Alexis n'a-t-il pas la bonté !

Je ne me plaindrai9\pas de. sa déloyauté. I Mais trop ambitieux de rang et de fortune ,

La probité lui semble une vertu commune ;

Et pour devenir gmnd , il croit de son honneur

D'immoler une amante et peut-être son cœur.

Le perfide! l'ingrat! Mais chassons cette idée.

Quoi! de son souvenir suis-je encore oGsédée?

Non , pour le fuir j'irais au bout de l'univers.

Pourquoi ,' comme Alexis, heureuse en des déserts... Oui , ce projet me plaît. Conduite par le frère , Je pourrais habiter une terfe étrangère- Mais à cet Alexis dois-je donc m'âdoesser? Qu'ai-je à craindre? à mon sort.-jc puis l'intéresser. Que ne puis-je bientôt, sur de lointains rivages, Braver des passions les dangereux orages ! Oui , je veux m'éloigner. Quel sera mdn bonheur Si je puis vivre loin d'un lâche séducteur! Si je ne revois plus des lieux que je^ déteste , Où mon cœur est flétri, ma honte Qianifeste ! Des lieux où l'innocence a perdu tout crédit, Où les «serments sont vains, où l'honneur est proscrit ,

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