SCÈNE II
Mademoiselle BABOLEIN, LAURETTE, DES TROUBADOURS, en deâors.
( On entend des accords* de harpe. )
LAlURETTE.
Ma chère tante , ma chère tante , Qu'en tends-je? des harpes, je crois. '
M A DEMO 1*8 ELLE BABOLFIIC.
Hélas! je suis toute tremblante; Je désire et crains à la fois.
XJN TROUBA.DOUR, en dchor» ( GU ILLAUMB.)
Beaux dlamoiseaux et damoiselles , ' Ecuyers, vassaux et soldats.
Voyez au pied de ces tourelles . . • ; *Deux troubadours qui sont" bien las ! Dites à dame châtelaine , Qu'il§ sont dolents et souffreteux, Et qu'ils'voudraient dans ce domaine Passer au moms un jouj* ou deux.
LAtTRETTE.
Ce sont troubadours en voymge; Ceux qu'en notre pèlerinage T^ous vîmes près de l'ermitage De notre Damê-des-Bois.
MADEMOISELLE BAÇOLEIN.
Des troubadours ! quelle imprudence !
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ikg^ LE PRINCE TROUBADOUR.
LAURETTF, . .
Ils vont chanter^, faisons siknce; " , De la fenêtre je les vois. .
Uir TROUBADOUR {bERENGER).
S'ils passent ici la semaine ,
Près du^and foyer réunis ,
Pour plaire à dame châtelaine ,
Ils trouveront gentils devis.
De Guillaume, duc d'Aquitaine ^
Ils rediront exploits nouv<eaux ^
Ou conteront gente fredaine,.
Qui feront rire jouvenceaux.
LAURET^E.
Il faut les recevoir, ma tante.
MADEMOISELLE BABOLEIIf.
Que faites- vous , jeune imprudente ?
(Apwpt.) Ail ! cachons mon trouble à ses yeux.
LAUREATE. ^ Eh quoi ! vous êtes toute émue !
MADEMOISELLE BABQLEIN.
Pourrai - je supporter la vue ?.;....
LAURETTE
Donnons asile un jour ou «hrax ^ A des troubadou|:g malheuiteinLi