SCÈNE X: 3og
GUILLAUME, à part.
Peste soit de la vieille sotte ! me voilà découvert.
LE BAROir.
Auquel des deux dois-je rendre les honneurs?
LAURBTTE.
Gomment savez- vous donc?...
MADEMOISELLE B ABOLEIN, montrant une bonne.
Voilà la preuve de la trahison. Cette bourse pleine d'or atteste qu'au nom du comte, on a voulu séduire votre vieux serviteur Bertrand.
BERENGER, à part.
Bonne affaire ! On va nous congédier.
LE BABON.
Mais tout cela ne m'apprend point lequel des deux...
MADEMOISELLE BABOLEIN
Je l'ignore : mais, d'après ce que m'a dit Bertrand, je sais {montrant Guillaume) que c'est là le troubadour qui a donné l'or; d'où je conclus {montrant Bérenger) que voilà le prince.
GUILLAUME, à part.
Très-bien conclu.
BERENGER
Pour moi, je vous assure...
MADEMOISELLE BABOLEIN
On ne m'en fait point accroire dans de pareilles circonstances ; les courtisans adroits ne laissent jamais un prince...
LE SÉNÉCHAL
II... il... a tou... toujours un... un a... un ami; c'est vrai.
byGoogk
3io LE PRINCE TROUBADOUR.
GllILLAUME.
Allons, mon prince, il n'est plus temps de garder l'incognito.
BÉHENGER.
Quoi! vous voudriez...
GUILLAUME
Youç ne pouvez disconvenir que c'est moi qui suis allç pour- corrompre ce valet.
BBRENG.ER.
Sans doute, mais...
GUILLAUME
Et, comme le dit très-bien mademoiselle Baboldn' quel est le troubadour assez peu courtisan pour dire à son seigneur, ^qu'il ne lui doit que son épée et sa harpe ?
BERENGEft.
Quoi! vous...
GUILLAUME
Est-ce ma faute, à moi, si vpus ne profitez pas de ma morale ? Ne vous ai-jë pas dit que vous deviez respecter les droits de l'hospitalité?
BERKITGER, ^part.
J'enrage ! il va profiler de Terreur.
LE BARON
Vous aviez raison, troubadour, et dans la circonstance, je dois....
BEREIfGER, virement.
Vous devez nous renvoyer tous les deux. Vous connaissez ma réputation, mon troubadour ne vaut pas mieux que moi.
byGoogk