SCÈNE XVIII
GUILLAUME, Madèmoiseixe BABOLEIN.
• LAVRETTE.
MADEMOISELLE BA.BOLEIN.
Enfin , nous en voilà débarrassés.
GUILLAUME
Elle ne m'aime pas trop, mais elle est cbarmahte.
MADEMOISELLE BABOLEIIT.
Beaucoup trop jeune; et puis, poiiit de traits, point de physionomie. • ^ ^
GUILLAUME
En effet, ce n'est pas le même genre de beauté que le vôtre.
MADEMOISELLE BAB.OLEIIT.
Pour en revenir a votre* Guillaume , est-ce qu'en effet il est aussi à craindre que vous lewdites ?
' GUILLAUME
Je ne vous ai pas appris le quart de ses aventures. C'est un homme qui ne respecte rien.
MADEMOISELLE BABOLISIW. '•
Vous me faites frémir !
GUILLAUME
Tenez, dans c.e moment, où il est très-contrarié , je sais qu'il change de plan. Il s'assure l'appui de quelque vieille matrone à laquelle il dit des douceurs.
byGoogk
3a6 LE PRINCE TROUBADOUR.
MAPEHOISELLE BABOL3EIK.
Peut-on être plus scélérat ?
GUILLAUME
Il va lui faire croire mille sottises, afin de parvenir à son but.
MADKMOISELLE BABOLEIN.
Si vous ne m'avertissiez pas j;}u danger , je pourrais être sa dupe:
GUILLAUME
Vous l'êtes sans vous en douter.
MADEMOISELLE BABOLEIN
Mais ce séducteur est donc bien adroit?
GUII^^LAUME.
Tellement adroit ^ qu'il vous coûterait encore plus clairement ce qu'il va faire, que vous n'en croiriez rien.
MADEMOISELLE BABOLEIN
Mais que veut -il donc?
, GUILLAUME
Voyant qu'il est découvert,. il aura recours à des moyens.... d'adresse ou de violence, pour enlever votre nièce.
MADEMOISELLE BABOLEIN
Ah! je m'opi^oserai....
GUILLAUME
Non , vous ne vous opposerez à rien. Je suis la, moi !
MADEMOISELLE BABOLEIN
Oui , vous me défendrez contre ses j)erfidies. C'est le devoir d'un amant.