SCÈNE XXV
ne doute pas que vous ne dotiez magnifiquement la jeune Laurette.
BERENGEA.
Je le voudrais, mais j'ai cpnsulté mes finances.... d'après ce qui s'est passé, on pourrait me croire des vues intéressées qui iie sont pas dans- moncœur.
GUILLAUME, àpart.
Qu'il est adroit!
BERENGER
Je me contente de la marier.
GUILLAUME
Oui, l'on vient de m'apprendre le nom du prétendu. C'est le sire de Grand-Manoir.
BERENGER
C'est un brave chevalier qui l'adore, et qui se flatte d'en être aimé.
LAURETTE
Il a tort; je ne le connais point; et si je l'épouse, ce n'est qu'autant qu'il vous ressemblera. Ce sont iios conventions.
BISREITGER.
Vous entendez?
GUILLAUME
{Apart^ Ouï , oui , j'entends... Comme je ^uis joué!.. {Haut^ Allons , mon prince, il ne vous reste plus qu'à sceller ces actes. Que tardez-vous à les ren4re inviolables?....
BÉREIfGER.
Je sais ce que je dois faire. Répondez , auparavant : ai-je blessé dans l'exercice de mes droits la justice et
l'honneur ?
byGoogk
34o LE PRINCE TROUBADOUR.
GUILLAUME, endbarratsé.
Je ne prends point la liberté de blâmer votre conduite. {A part.) Maudit homme!
BERENGER
Puisque j'ai rempli mon devoir, cest au prince à ratifier ce que l'honneur et la justice ordonnent. Voila votre épée, j'abdique
GUILLAUME, la reprenant TÎTement.
Et j'en userai d'une manière digne de vous et de moi. ( Allant au sénéchal. ) Dix mille pièces d'or à la jeune future de sire de Grrand-Manoir. {^Donnant m coup de pommeau de Vépée sur la table.) Voilà mon présent de noce.
B i RE N G E R , se jetant aux genoux de Guillanmc.
Âh! mon prince! mon bienfaiteur!