ACTE I, SCENE VII
Une raison
Je crois la deviner d^a.
Pour être secrétaire il faut savoir écrire, Et monsieur n'écrit pas.... aussi bien qu'il sait lire.
LAFLEUR
Oh! non; mais je profère un état Hioins brillant. Je veux bien me borner à celui d'ii^endant. Avec de l'or on est en très-bonne posture, Et je fais comme un autre une grande figure. J'achète un beau châteaii, je reçois mes amis, Dans un char élégant je roule dans Paris. J'épouse quelque veuve , et prends un ndm de terre. Du nom de SaintrFleuron déjà propriétaire....-
PICARD, vivement.
Monsieur de Saint-Fleuron ! baissez votre^caf|uet, Votre maître paraît, redevenez .valet.
LAFLBIJR, afvec efiapressemeiit.
Approche cette table et donne cette chaise,
Noii, plutôt ce fauteuil, pour qu'il soit plus à Taise.
SCÈNE VIL
PICARD, MONTGÉRAN, LAFI^UR.
M 0 ïf TGÉ R A N. Il est précédé d'an cortège de valet» qui porte des flambeaux , et se retirent eiv arrière.
(Il se parle.)
Je suis de ifta soirée encor tout enchanté! Dans quel monde brillant je me suis vu fêté ! Quelle réunion chez ma belle comtesse !
byGoogk
Trois seigneurs étrangers , et même une princesse! Asseyons-nous un peu ; les courses du matin Rendent le soir pénible.... Ah! respirons enfin.
P I C A. R O , s'approcbant de Montgéran.
Etre toujours debout, et courir sans relâche, Ce doit être, monsieur, une cruelle tâche?
MONTGÉBAW.
C'est bon; sortez, Picard; pour vous restez, Lafleur.
PICARD, restant!
Monsieur se rcssent-îl encor de sa douleur?
MON T G«B AN , avec hantenr.
Quoi ! '
PICARD
Pour être debout, à monsieur il en coûte, Et je crains fort pour lui quelque accès de sa goutte. Votre père l'avait.
MONTGI^RAN, avec humeur.
Hein!
PICARD.'
Je suis inquiet Lorsque je vois monsieur soufFrir, et l'intérêt....
MONTGÉRAN.
Moi , je souffre !
PICARD
Oh ! souvent on souffre sans rien dire: On prend un air riant , et tout bas on soupire.
MQNTGÉRAN.
Le sot!
byGoogk