Tome VU. a
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4o> LA MANIE DKS OIUUÎIDSÏJRS.
• ; * Oh ! de tout^ iiKAi aine. Ka]rfa:éRAir#« Mais il faut "avec elle être trè&rcircotispect.
"M E R V A. t , -sëdeasemmt.
Mes vers vont l'assurer de ton profond respect Tu ris? - • ' "*
MERVAL
Eh! non, vraiment; m^ais avec révérence Ne puis-je de soQ' cœur révéler l'exdellejoce ?
MONTGÉRAN.
Ah! parle hieaot pliitpit dé 96a Pftng^ dé son nom; Cette prîncesse-l^ n'a pas ]^ cçeyr ti|ès-bon.
. MA R Vax* Soit ; niais âjMDes avoir p«rlé de sa hûbiess^ , Je puis louer ail moins sa beauté , sa jeut^esse? A nos yeiix «UeaurÔL la-6raîeh0ur du printeaips.
MONTfrÉjaAIf.
Es-tu fou, mon aini? Maid, elle a cinquante aas.
MER VAX,.
De ses chastes vertus, au moips...
. 'MOKlféÉRAir.
Miséricorde!
Ah! ne t avise pès de .tQfiQber cette corde; Elle aima trop souvent; de sé$ galajo^s excès La chronique du monde à rempli ses feuillets.
. MSRVlL.
Si de chafeter ta dame il est $i diffîcUe
J'en veux laisser Tlionneur à quelque aiut€:ur habile-
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^ACt^ 11^ SCÈNE lit 4o3
Parlons plutôt de nous* t)epuis quinze ans amis , Séparés si long^temps^ mais «afin réunis^ Montgéran , nos d^ux oœurs n'ont-ils rieii à se dire ?
Hf OirtOÉRiLK ^ «n^t^a embarrtMé.
L'amitié sur le mien a toujours même empire; Mais de ton arrivée on^eut être surprise; Je ne m'attendais pas à te voir à Paris. Tu ne m'as point marqi|ié dans ta dernière lettre Ce voyage si prompt.
f • MEîlVAt, fioemefit.
Je n'ai pu le iHemettre.
Une affaire très-grave a causé mon départ ; Et je risquais beaucoup en arrivant trop tard.
MOITTGÉaAis' ,: k part.
Il connaît mes projets.
M C^V Ali , toujotir^ fiiienient*
f*eut-être ma présencfe Saura*t-eile influer.... j'en conçois l'espérance*
HfONTGlÊRAN, feftcor* plus embarrassé.
J'en suis content pour toi. . -
MERVAL, à part.
Je vois soft embarras- De l'hymen d'Amélie, oh! ne lui parlons pas; Il rougirait....
MdrTGiRAN', dWtoil timide.
Quel est l'ôhjet de ton voyage ?
Merval.
(A part.) (ftaut.)
Feignons , puisqu'il le faut. Je viens pour un ouvrage Que je croyais utile ^ et dont je suis l'auteur.
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4o4 LA RÇANIE DES GRANDEURS.
MONT GERAIT, respirant.
Il aura, j'en suis sûr, un succès, très-flatteur. Ce n'est pas un essai; déjà la voix pubjique Prône dans tes écrits un cœur patriotique : On y voit l'écrivain animé du désir D'honorer son pays.
MERVAL
* : Surtout de le servir; Mais cette fois, peut-être emporté par mon zèle, A de prudentes lois je me montre Infidèle ; J'accuse avec raison même l'autorité ; Aux regards i.d'un bon roi j'offre la vérité ; Je prouve qu'on surprit sa royale justice. Et qu'on Ta su tromper en usant d'artifice.... Mais tel écrit souvent, utile et courageux. Par sa publicité devient très-dangereux ; Le mien est de ce nombre. Un ami véritable M'a fait voir à quel point je me rendais coupable; Éclairé sur mes torts , j'accours vite à Paris, Aux mains de l'imprimeur j'arrache mes écrits; Quelques moments plus tard il les faisait connaître. Grâce à mon dévoûment, ils ne pourront paraître; Car ce matin, sans bruit, mais non pas sans regret ^ La flamme à consumé cet Ouvrage indiscret. Il ne reste plus rien que ce seul exemplaire Que j'ai sauvé du feu , par pitié pour son père.
MONTGERAir.
A lire un* tel ouvrage on aurait du plaisir; Puifr-je l'avoir?
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