‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 232 sur 292 · Tome VU. a · texte numérisé non relu

Tome VU. a

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4o> LA MANIE DKS OIUUÎIDSÏJRS.

• ; * Oh ! de tout^ iiKAi aine. Ka]rfa:éRAir#« Mais il faut "avec elle être trè&rcircotispect.

"M E R V A. t , -sëdeasemmt.

Mes vers vont l'assurer de ton profond respect Tu ris? - • ' "*

MERVAL

Eh! non, vraiment; m^ais avec révérence Ne puis-je de soQ' cœur révéler l'exdellejoce ?

MONTGÉRAN.

Ah! parle hieaot pliitpit dé 96a Pftng^ dé son nom; Cette prîncesse-l^ n'a pas ]^ cçeyr ti|ès-bon.

. MA R Vax* Soit ; niais âjMDes avoir p«rlé de sa hûbiess^ , Je puis louer ail moins sa beauté , sa jeut^esse? A nos yeiix «UeaurÔL la-6raîeh0ur du printeaips.

MONTfrÉjaAIf.

Es-tu fou, mon aini? Maid, elle a cinquante aas.

MER VAX,.

De ses chastes vertus, au moips...

. 'MOKlféÉRAir.

Miséricorde!

Ah! ne t avise pès de .tQfiQber cette corde; Elle aima trop souvent; de sé$ galajo^s excès La chronique du monde à rempli ses feuillets.

. MSRVlL.

Si de chafeter ta dame il est $i diffîcUe

J'en veux laisser Tlionneur à quelque aiut€:ur habile-

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^ACt^ 11^ SCÈNE lit 4o3

Parlons plutôt de nous* t)epuis quinze ans amis , Séparés si long^temps^ mais «afin réunis^ Montgéran , nos d^ux oœurs n'ont-ils rieii à se dire ?

Hf OirtOÉRiLK ^ «n^t^a embarrtMé.

L'amitié sur le mien a toujours même empire; Mais de ton arrivée on^eut être surprise; Je ne m'attendais pas à te voir à Paris. Tu ne m'as point marqi|ié dans ta dernière lettre Ce voyage si prompt.

f • MEîlVAt, fioemefit.

Je n'ai pu le iHemettre.

Une affaire très-grave a causé mon départ ; Et je risquais beaucoup en arrivant trop tard.

MOITTGÉaAis' ,: k part.

Il connaît mes projets.

M C^V Ali , toujotir^ fiiienient*

f*eut-être ma présencfe Saura*t-eile influer.... j'en conçois l'espérance*

HfONTGlÊRAN, feftcor* plus embarrassé.

J'en suis content pour toi. . -

MERVAL, à part.

Je vois soft embarras- De l'hymen d'Amélie, oh! ne lui parlons pas; Il rougirait....

MdrTGiRAN', dWtoil timide.

Quel est l'ôhjet de ton voyage ?

Merval.

(A part.) (ftaut.)

Feignons , puisqu'il le faut. Je viens pour un ouvrage Que je croyais utile ^ et dont je suis l'auteur.

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4o4 LA RÇANIE DES GRANDEURS.

MONT GERAIT, respirant.

Il aura, j'en suis sûr, un succès, très-flatteur. Ce n'est pas un essai; déjà la voix pubjique Prône dans tes écrits un cœur patriotique : On y voit l'écrivain animé du désir D'honorer son pays.

MERVAL

* : Surtout de le servir; Mais cette fois, peut-être emporté par mon zèle, A de prudentes lois je me montre Infidèle ; J'accuse avec raison même l'autorité ; Aux regards i.d'un bon roi j'offre la vérité ; Je prouve qu'on surprit sa royale justice. Et qu'on Ta su tromper en usant d'artifice.... Mais tel écrit souvent, utile et courageux. Par sa publicité devient très-dangereux ; Le mien est de ce nombre. Un ami véritable M'a fait voir à quel point je me rendais coupable; Éclairé sur mes torts , j'accours vite à Paris, Aux mains de l'imprimeur j'arrache mes écrits; Quelques moments plus tard il les faisait connaître. Grâce à mon dévoûment, ils ne pourront paraître; Car ce matin, sans bruit, mais non pas sans regret ^ La flamme à consumé cet Ouvrage indiscret. Il ne reste plus rien que ce seul exemplaire Que j'ai sauvé du feu , par pitié pour son père.

MONTGERAir.

A lire un* tel ouvrage on aurait du plaisir; Puifr-je l'avoir?

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