ACTE lï, SCEITE VIT. 4i
MONTGBRAJT.
D'où pouTez<-vous connaître ?..
I«A ÇOMXSSSE.
Dans le conseil d'étaT ^K)us i'aUo» voir paraître.
SfONT<4;ÉHAIC.
Bon!.
JUA COMTESSE.
C'^t la vérité; le roi, dans tous les rangs, Se plaît , vous le tovez , à; chercher les talents.
MQIfT&EaAir.
Je sais qu'il les honore. ' * *
tA COMTESS£«
Et qu'il les' récompense.
C'est d'un prince éclairé la première. science.
{«A COHTESSE.
Pour la place vacante on désigne Mer val ; Il détruit votre espoir,, s'il est votre rival.
M01}rX4>£RAN.
Qui vous a dit cela ?
LA COJiIT£SS:B«
. C'est le Xfk inistre même , Qui prend à vo$ succès \m intérêt extrême. Il m'a dit ce matin qu'il est désespérant Que l'on vous ^U donné Mier^ral poUr <pncurrent ; Que , sans cet homnie-^là , graves à la princesse , Qui me montre toujours la plus vive tendresse, Vous arriviez d'emblée k ce poste d'éclat Qui devient de mes soins )fi noble résultat.
4i6 LA MANIE DES GRANDEURS.
Non, je ne reviens pas encor deana surprise : Mervai ambitieux!.... Ah! ce^ une méprise; Lui qui, toujours jaloux de Sa tranquillité, Ne sortit qu'à regret de son obscurité.
liA COMTESSE, souriant.
Il en aort , sur l'avis d'un ami plein de zèle , Qui d'un superbe espoir lui donne la nouvelle.
MONTGÉRAW.
Non , non ; c'est uâ écrit qu'il croit trop dangereux , Qu'il a voulu soustraire aii public curieux.
LA COMTESSE, étonnée.
Quel écrit, Montgéran , et que voulez-vous dire?
é MOITTO^ITAN.
Oui; cet écrit , connu , pouvait beaucoup lui nuire; Des abus il se fait trop grand réformateur, Et l'on eût pu fort bien en rechercher l'auteur.
LA COMTESSE
Bah ! c'est un conte adroit qu'il a voulu vous Ëiire.
MONTOJÉRAir.
Mais d^ cette brochure il reste un exemplaire.
LA COMTESSE, vivement.
Ce secret exemplaire-, il vous l'a confié?
MONTGjS'RAlf.
Il pouvait le livrer à ma tendre amitié.
LA COMTESS«.
Je loue avec plaisir d'abord sa confiance , Qu'un autre appellerait peut-être une imprudence; Car c'est être étourdi que livrer un secret Qui , s'il était public , sans retour le perdrait.
V Qigitized
byGoogk