ACTE III, SCENE VI
On vient , et l'on m'invite à me trouver à table Avec des gens titrés , chez un seigneur aimable ; Je me montre jaloux d'un aussi grand honneur ; ' A me rendre chez lui je contrains la douleur , Je vous suis ; mais chez vous , vous me forcez d'attendre : Après quelques instants vous d^vez m'y reprendre ; J'attends ; mais , fatîfiié d'un retard éternel , Je me lève en fureu^ , et je rentre à l'hôtel.
liA CO.M%'ESSE.
Quoi! vous n'avez pas su qu'une importante affaire?...
MOÏÏTGÉRAK.
Comment l'aurais-je su ?
LA COMTESSr.
Mais par mon émissaire.
Il ne vous a pas dit que si je vous quittais.*.. Le ministre a vonlu.... v
MOirTGBRAN.
Quoi! le ministre.... après?
LA COMTESSE
Il me pi^^d.i^ désir, c'est cehii de vous taire Ce qu'en votre feveur l'amitié vient de faire.
MONTUKRAIf.
Quoi donc?
LA COMTESSE
Je vous dirai qu'en vous quittant , d'abord Je suis allé trouver le ministre Melfort.
MONTG^RAW.
Pourquoi prendre ce temps ?
LA COMTESSE
Il était convenable.
4a8 LA MANIE DES GRANDEURS, Je, voulais Jui parler*.. • il se mettaU à table. Moi, je veux m' éloigner ^ mais lui, sans caomplinieiit, Me retient à dîner pour eauser un moment,
Pourc^sor!
Oui, de vous... Après avoir pris place. On parie de la cour, de faveur ^ de disgraee; Suivant l'ordre établi de^GOQL%ei:sations , On fait et l'on défait les réputations : Chacun porte à son dbioii tel hovime au ministère , Et tel autre est, dit^on, exiié dans sa terre ; Mais on quitte bientôt tous ces grands intérêts Pour parler du théâtre et d^un nouveau succès. Sur nos pauvfes auteurs épuUaot b satire , Us sont jugés.,., avant. qu'on ait daigné Wlire. Je dis mon sentinieaC sur tout nos beaux esprits. Moi y qu'on sait au cQurant des modernes écrits, En parlant de pamphlets , de ce$ malins ouvrages Dont chacun en sapret veut parcoiirir las psiçcs , Je ne sais quel ha^trd bfosM6 ou &tal , Fait trouver dans mes mains le livre de Merval.
HOUTGiRANp
Ob ciel! qu'avez-vous fait?
JuA COMTBSSB,
h$t miftiM'e s'^toene Du titre de l'écrit gnr kquol em raisonne ; Il le prend malgré moi , le paroouri aussilot , Il fronce le sourcil, SQixrtt à certain mot; Puis, pressé par le temps de quitter sa demeure,
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