‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 27 sur 292 · X.E MAÎTRE · texte numérisé non relu

X.E MAÎTRE

Avant noti^ ouverture , il est prudent de voir Si la salle est sonore. Ah ! vraiment je me pique De prouver que je sais conduire la musique : Personne n'y pensait Ces messieurs les Français Sont aimables, charmants, spirituels; maisé... Quant à notre bel art, ce n est qu'^n Italie....

DERBAIN.

On sait le cultiver aussi dans ma patrie ;

Nous avons d«s chanteurs qui, par leur goût exquis^

Seraient jugés fiiméux même en votre pays.

EUGÈNE

Vous n'avez donc pas vu notre opéra-comique ? L'amoureux i le valet ?..•

LE MAÎTRE

Pardon , et la musique ?

C'est l'essentiel ; mais.«.

JDERBAIir.

£t pourquoi la blâmer?

LE MAÎTRE

Je ne là blâme pas; mais...

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6îi LE VIEIL AMATEUR.

EUGÈITE.

Elle doit charmer; Et nos maîtres sont tous très-estimés.

LE MAÎTRE

En France.

Gela se peut bien; mais...

DERBAIir.

Mais je perds patience.

En France , en tout pays , nos grands compositeurs Des premiers souverains appellent les faveurs. A leurs travaux, monsieur, si vous rendez justice, Vous irez applaudir Richard et Stratonice *. Tant pis pour le Français dont le goût passager N'aperçoit le talent que dans un étranger! Je sais que votre école est un très-bon modèle, Que la nôtre aujourd'hui doit se former sur elle. Que nos musiciens doivent dans l'Opéra Voir un guide en Pasielle ou dans Cimarosa. Laissons venir le temps, messieurs de l'Italie; Nous atteindrons un jour à votre mélodie. Vous possédiez aussi la peinture autrefois; Vos peintres, à l'Europe, ont donné seuls des lois : Nous les prenions de vous; mais nos jeunes artistes , Après avoir été quelque tenips vos copistes, Après avoir enfin , dignes étudiants.

Médité i^^Aoa/ et les peintres flamands, Se sont mis à la place où brillaient vos ancêtres. Et donnent maintenant des leçons à leurs maîtres. De même la musique aura son beau moment :

* De Frétry et de Méhul.

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