ACTE IV, SCÈNE VIII
Et cet ingrat oublie, en son aveuglement, Tous les charmes passés d'un long attachement ! De mortels méprisés il se fait le complice! Tout en me souriant^ il m'offre en sacrifice A la haine, au pouvoir, moi! qui, trop généreux. Lui proposais le bien qu'il me dérobe!... Ah! dieux!
( Après un silence. )
Non, il est impossible, et mon cœur me l'assure, Qu'à ce point', envers moi , Montgéran s|ît parjure; Que sans aucun motif et contre tous les droits. Il ait de l'aùiitié trahi les saintes lois. S'il faut de ses amis craindre la perfidie. Dans un exil profond je veux cacher ma vie , Apprendre à redouter des ingrats que j'aimais, Les plaindre, les servir, et les fuir à jamais.