ACTE I, SCENE IV. cj
un prochain mariage, quand un vieux financier, sot et bavard, oncle de notre amoureux, extrêmement riche , possédant une très-grande charge , s'est avisé de rendre visite à sa future nièoe. La petite personne lui a plu , et ce vieil avare a si bien fait , qu'après avoir séduit le père par ses immenses richesses, il a fait congédier son neveu.
LE CHEVALIER, se levant , trèft-étourdiroent.
Morbleu ! si j'étais à la place du jeune homme, jaurais fait sauter mon oncle par les fenêtres....
DUMONT
Quoi ! sire....
LE CHEVALIER
C'est une plaisanterie. {^A part. ) J'oublie toujours ma dignité. ( Haut. ) Quel est le nom du jeune homme ?
DUMONT
Edouard de Saint- Val.
• LE CHEVALIER
De Saint- Val ! le fils d'un maréchal de camp , mort en Allemagne ?
DUMOWT.
C'est lui-même.
LE CHEVALIER , à part.
Le fils de mon ami aussi indignement traité! (HmU.)' Et quel est cet oncle rival de son neveu ?
DUMONT
Monsieur de Mont-Roc.
LE GHEVALI ^ R.
Je connais , je crois, un usurier de ce nom.
ragitized
DUMOWT, à part.
Voilà un prince qui connaît tout le monde.
i.'e chevalier.
Il ne peut être l'oncle de Saint- Val que par les femmes.... Quel rang a-t-il ?
DUMONT
, Je ne sais pas ce qu il fut autrefois ; mais il est m^tn" tenant trésorier des Etats de Bretagne.
LE CHEVALIER
Cela s'achète. Dumont, votre histoire d'amour m'a plus intéressé que vous ne croyez. Allez dire à ce jeune homme que je consens à le recevoir.
DUMONT
C'est l'unique faveur qu'il attendait de ma protection; je cours lui porter cette bonne nouvelle.
(n sort par le fond«)