‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 50 sur 292 · LE TRÉSORIER , LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE TRÉSORIER , LE CHEVALIER

LE CHEVALIER

Ah! si vous VOUS connaissez en femmes aussi bien qu'en châteaux , je réponds d'avance que vous avez felt une bonne affaire.

LE TRESÔiaiER.

it n'en fiiîs jamais de mauvat9e, moi. Ah ! ah !

LE CHEVALÏBR. ' .»

Votre neveu Edouard de- Saint* Val n'est pas aussi heureuaL . i -,

byGoogk

io4 LE FAUX STANISLAS.

LE TASSORIER.

Comment, sire, vous connaissez cet original?

LE CHEVALIER

Parlez-en' avec plu« de respect. Cet original est mon premier écuyer. * -

LE tRJSSOR 1ER, tout surpris.

Ah! pardon! j'ignorais.... Cet honneur insigne, il le doit sans doute....

LE chevalieA.

Au' hasard. J'ai rencontré ce jeune homme sur ma route , sa physionomie m'a plu , il m'a conté ce qu'il appelle ses malheurs, et je l'ai pris à mon service.

LE TRÉSORIER

C'est un digne et bravé garçon , j'en suis enchanté. Il ne se plaint pas de moi , j'espère ?

LE CHEVALIER

Au contraire, il m'a fait votre éloge ; il m'a dit que vous étiez un homme étonnant : que l'état ne vous rend pasjustice;que vous êtes le plus grand économe, le financier le plus intègre

LE TRESORIER

..Ah-'^h! grâce ; au ciel, il n'y a qu'une voix dans to^l^..la Fraijce ; et si le roi me confiait jamais ses finances tout en irait bien, mieux.

LE^ tGHSVALIER.

Vou&ien agiriez pkifi délicatement qu'avec la fille du baron.

LE TRÉSORIER

Ah! je vois que sa majesté sait déjà.... J'entends

Page 1