ACTE I, SCENE XV
EDOUARD
Depuis quinze jours il habitait les châteaux des environs.
JULIETTE
Ah ! comme mon père eût été fâché , s'il eût passé devant le sien sans s'y arrêter.
ÉDOU*ARD, riant.
C'est mon oncle qui l'a harangué.
JULIETTE
Dites donc ennuyé. Mon père est si content de posséder un tel hôte, qu'il en parle, à toute heure.Il me disait à l'instant qiiè ma postérité en serait toute glorieuse*
LA MARQUISE 9 se parlant. '
C'est le roi , il n'y a p^s k en douter.
JULIETTE
Comment, si c'est lui! Est-ce qu'on nous l'aurait changé en . route? Et d'ailleurs, à la figure cela se voit tout de suite : on à un certain àir qui fait bien voir qu'on est le maître.
LA MARQUISE
Allons, . lé temps me* fera connaître Mais en
attendant, ma chère enfant, je songerai à tes intérêts; et j'espère que ce mkriage dispi-oportionné..'...
JULIETTE
Ne se feraf pas. TÎori, monsieur', quoi qu'en dise tout le monde , je ne deviendrai pas votre tante , puisque nous avons pour riouà l'amour, la raison , une bonne cousine et le roi Ste Pologne.