‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 64 sur 292 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

JULIETTE

A cinq cents lieues ! Oui, pendant <:e temps-là votre oncle m'épousera ; et puis nous verrons ce que vous ferez de votre gloire, quand vous ne pourrez plus être mon mari.

EDOUARD

Ah! plutôt mourir, que de renoncer jamais volontairement à ma Juliette! — Vous savez quelle est notre situation?

JULIETTE

Elle est embarrassante; mais ee n'est pas une raison pour Vou$ éloigna;. Je compte beaucoup sur ma cousine. J'ignore ce qui lui passe par la tête, elle s'occupe pas plus de nous que si nous n'existions pas. Avezvous remarqué, pédant tout le dîner, comme elle se parlait seule? Elle disait : cest lui y ce rC est pas hii^ Enfin, elle avait vraiment Tair d'une extravagante.

EDOUARD

Cela n'est pas étonnant; on dit qu'elle est éprise d'une certain ofSdcr aux gardes....

JULIETTE

Eh. bien! parce qu'on aime, faut-il déraisonner ? Il me semble que je ne suis pas folle ^ moi.?

ÉD.OUARD, riant.

C'est que vous ne m'aimez que' faiblement.

JULIETTE

Beaucoup plus que vous ne le méritez; surtout aujourd'hui, car vous A^ez un certsiin ton de pèrsi-. flage....

byGoogk

EDOUARD

Ah! pouvez-vous croire,... •

JULIETTE. ' '

Je crois que si vous me* parlez encore de votre départ , je finirai par vous liaïr.

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