‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 76 sur 292 · ACTE II, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIL

LA MARQUISE

Tous les jours un rapport de traits peut tromper; mais jamais le hasard n'a^ par de semblables indices....

LB GHEYALIEE, froidement.

J'ignore , madame , ce que vous voulez dire. L'orgueil entre rarement dans mon cœur. J'apprécie les grandeurs humaines ; mais , puisque le hasard m'a fait roi , je suis forcé , malgré moi , d'en faire respecter l'auguste caractère.

LA MARQUISE, à part.

Grands dieux! me tromperais-je? Non, c'est impossible.

LE CHEVALIER, à part.

Sa vivacité se ralentit. ( Haut.) Je pénètre le motif qui vous engage à vouloir absolument que je sois votre amant. Vous avez vu l'impression que vous avez faite sur moi : alors , quel est le moyen de triompher de ma raison? C^est de détruire tout à coup les obstacles , de rapprocher en un instapt la distance qui nous sépare.,...

LA .MARQUISE

Ah! grands dieux!.... Quoi, sire, vous pourriez penser.... ^

LE CHEVALIER

Mais enfin, madame, que puis-je penser de vous, par l'opinion même que vous avez de votre amant ? Ce chevalier de Morange, dont on me rompt la tête depuis ce matin , est donc un vfai fou , un échappé des Petites-Maisons? Comment! vous le croyez capable de se jouer de l'autorité la plus respectable , de

byGoogk

i38 LE FAUX STANISLAS.

se parer des premiers ordres de Fétat!... Et pourquoi ?... Pour quel motif risquerait-il sa tête?,...

LA MARQUISE

Ah! c'est là cette énigme que je ne puis deviner ; ce mystère impénétrable....

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