ACTE III, SCÈNE IV. iSy
se fait, je vous emmène en Pologne; et tout le monde est conteiit.
LE TRIÊSORIER.
Certainement, sii*e, ce plan- là a^quelque chose de très-séduisant; mais j'aperçois une grande difficulté dans son exécution; je connais mon neveu, il est fier, extrêmement- fier, il ne vdudra pas accepter ma terre.;.. Ainsi je ne l'offrirai pas, et il ne l'aura pas.
liB CHEVALIER.
A 'la bonne heure! je crois même que vous avez raison; une générosité aussi subite de votre part pourrait ressembler à de la peur; i) vaut bien mieux satisfaire le baron , en acceptant son combat à mort.
LE TRIÉSORIEB. ^
Son combat à mort!... sans doute.... mais je croyais, sire , que les lois de France défendaient les duels.
LE CHEVALIER
Ceci n'est point un duel ordinaire; vous avez outragé un brave gentilhomme, et vous lui devez une réparation publique ; et pour que tout se passe selon les lois sacrées de l'honneur, je veux, à l'exemple de plusieurs rois de France, être le témoin de ce combat; il rappellera les beaux temps de la chevalerie. Je cours de ce pas ordonner que l'on prépare tottt ; je fixerai l'heure, le lieu, les armes.... Soyez ferme surTétrier; le baron est un ancien militaire.... Montez-vous bien à cheval ?
LE TRISSORIER.
Sire, pour ma commodité, j'aime mieux la voiture.
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i58 IJS FAUX STAJSISLAS.
LE CHJSVAtlSR.
Vous romprez d'abord une lance, puis Tépée, le poignard....
X£ TJEtfiSORIÊR., à p^t.
Un poignard!.*. Quelle .sMriAe! Je ne m'en servirai pas.
liE ÇjgLEYALtEA.
Vous çn frappez v^U^eeQjRenïi avec adresse , ou c est votre ennemi qui vous ^appe; l'un de vous tombe mort, peut être tous les deux^'^t le combat est fini.
£t le combat est fini par la -mort de tqus deux; cela se conçoit : «'est très^bien.
LECHEVALIEK.
Si vous avez quelques dispositions à faire » soit de famille, ^ ^e religioq.v il est bon de you$ mettre en règle.
LE TRÉSOBIER.
£n règle! Âh! il faut que jouisse mon testament?
LIS CHEVAIifER.
C'est toujours le mieux.; cela rend l'esprit plus tranquille. Allons, mon cher ami, so^;xge? à vous préparer au cpmbat; et rapp^leznvpus bien i|ue vptre roi vous honorera 4^ sa présence. .
LE TR£SrOai£|l.
Certainement, sire, vouis ipCvfsiit^s.l^fsmcQup^'honneur; cependant , il me serait plus doux de mourir en défendant votre auguste personne , que de tomber sous les coAips du plus entêté des Bas-iBretons<; ces gensJà
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