‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 97 sur 292 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Le CHÉVA.LIER, La MARQUISE.

LE CHEVALIlBR, àpart, dans le fond.

Seule avec le gouverneur ! Ils ne m'ont point vu ; écoutons.

( Il va se cacher près de la porte de son appartement. )

byGoogk

LA MARQUISE, à part- Il se cache! bon.... (^Ail gou{ferneur\) Et vous dites donc que vous brûlez pour moi du plus beau feu ?

XE GQII VERWEUR.

Malgré votre absonee, vous n'êtes pas un instant sortie de ma pensée.

LA MARQUISE

Depuis votre départ de Paris , je n'ai eu que des chagrins.

LE GOUVERNEUR

Ils n'ont pas nui à vôtre beauté.

LA MAAQUISE.

Vous me rassurez, mon ciier gouverneur; je ne me croyais plus faite pour plaire. J'ai éprouvé tant de malheuss! d'abord la perte d'un époux....*

LE GOUVERNEUR

C'est sans doute un malheur, mais dont le plus souvent une jolie femme se console. .

LA MARQUISE

Pardo»nez-moi, monsieur, je suis inconsolable. Mais le plus grand de tous, c'est la rencontre que j'ai faite du chevalier de Morange....

LE CHEVALIER, àpart.

Ah! je suis au nombre des malheurs !

LA MARQUISE

J'allais l'épouser par raison*, quand tous mes parents m'ont représenté la faute énorme que j'allais faire.

LE GOUVERNEUR

Ainsi, c'est une chose décidée, vous n'y songez plus?....

byGoogk

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