‹ Dyspepsie Chronique Avec Acidose Chez Le NourrissonChapitre 22 sur 48 · PES DEC · texte numérisé non relu

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2) Dyspebsie chonique bénione. — Elle mérite d’être placée

à côté de l’entérite folliculaire, — bien que la bénignité

constante de son allure lui donne un aspect clinique tout - différent.

Triade caractéristique : régurgitations, douleurs, selles vertes. L'apparition, où l’aggravation, des symptômes vers le soir, leur bénignité générale, le pronostic heureux de l'évolution ultérieure, distinguent absolument cette dyspepsie de la précédente. |

[V. Dyspepsies d'origines diverses

1. Evolulion dentaire. — Laissons la parole aux vieux auteurs, les modernes dédaignant très résolument cette cause de dyspepsie, jadis fameuse. Bouchut, auquel nous empruntons ces lignes, paraît d’ailleurs avoir observé avec bon sens :

« Nous avons recueilli ces documents dans les salles de l'hôpital Necker. Sur un nombre considérable d'enfants en travail de leur première dentition |[110), nous avons voulu connaître quels étaient les troubles dépendant de l'évolution dentaire. Un petit nombre (26) estresté à l'abri de toute indisposition. 38 ont eu de l'agitation, des coliques et une diarrhée passagère, trop peu intense pour donner de l'inquiétude aux parents, diarrhée dont le rapport avec la circons- - tance qui nous occupe ne m a point paru avoir été sagement apprécié par eux. 46 autres ont offert une diarrhée abondante. Chez 19 d’entre eux, elle parut au même moment que la fluxion des gencives et cessa avec elle pour se reproduire à l’occasion de la sortie de chacune des dents, sans que rien de semblable soit observé dans l'intervalle. Chez les 28 derniers, dont la dentition fut très laborieuse, la diarrhée se

prolongea et prit peu à peu les caractères de ia diarrhée inflammatoire. Elle se termina par une entéro-colite. » (Bouchut, 1845).

À notre point de vue particulier, inutile d’insister: quand poussent les dents (62 mois), la dyspepsie chronique bénigne est proche de sa fin, sinon terminée. |

2. Vers intestinaux. — Ici, nous serons brefs, car toute dissertation est inutile : un coup d'œil au microscope montre s'il existe des œufs de lombric, etc. Il faut toujours penser aux maladies parasitologiques et faire un examen systématique pour les éliminer: ces maladies ayant, par ailleurs, des symptômes fort peu caractéristiques, ou variables, ou analogues aux symptômes d’autres maladies plus usuelles.

3) Aérophagie. — Certains nourrissons sucent leurs doigts et avalent de Flair. Lorsqu'ils tettent, le lait ne peut occuper la totalité de la capacité gastrique, une partie se trouvant emplie d'air, à moins que l'estomac ne se surdistende, Mais, contre la surdistension, il va lutter par une contraction, d’où vomissement. Conséquences : troubles d’hypoalimentation.

Diagnostic difficile : les éructations, le clapotement.… peuvent être mis sur le compte de fermentations gastriques anormales.

4) Inlolérance spécifique, ele. -- Certains enfants ne supportent pas le lait de telle nourrice, qui supportent le lait de telle autre. L'intolérance, alors, est manifestée par des troubles dyspeptiques. Nous avons vu un de ces cas simuler notre Syndrome dyspeptique chronique. À

Quant à l'anaphylaxie, nous attendrons que la question soit plus complètement étudiée pour en parler.

(Mais ilne s’agit plus de tableaux cliniques spéciaux dans

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