‹ Dyspepsie Chronique Avec Acidose Chez Le NourrissonChapitre 24 sur 48 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous serons aussi brefs sur le traitement que sur le pronostic ; le traitement, en eflet,se dégage de toutes nos études

antérieures. Bien entendu, on règlera d’abord les « heures”

des tétées..

1° Voir si l’enfant n'est pas hypoalimenté. Peser l'enfant,

peser aussi la quantité de lait qu’il prend par jour : la ques-

tion de l’hypoalimentation se trouvera résolue. Encore fautil des points de repére, des «règles » permettant d’apprécier l'insufffsance d’un allaitement. Ne pas trop se fier aux règles classiques, souvent trop faibles ; mais se rappeler que le nourrisson doit prendre entre le 1/5 et le 1/7 de son poids de lait : 1/5 dans les deux premiers mois ; 1/7 aux environs du sevrage, et même moins d’1/7. La grande règle à observer sera de suivre l’état du nourrisson, et de l’abandonner à ses seuls instincts, si ces instincts le maintiennent dans les limites plus‘haut indiquées.

2° Eliminer les diverses dyspepsies chroniques possibles.

3° Instituer un traitement. L'observation empirique nous indique deux traitements suffisamment efficaces : le lait de vache, le sucre.

A. Lait de vache. — Si l'enfant est légèrement hypoalimenté, on donnera le lait de vache en supplément : une

cuillerée à soupe après chacune des tétées permettra d’administrer 120%? supplémentaires ; s’il faut réduire cette

quantité, on donnera une cuillerée à soupe après quelques

unes seulement des tétées, etc. Si l'enfant n’est pas hypoalimenté, la mère donnera moins de son propre lait, et remplacéra la quantité soustraite par du lait de vache : 20 er.,

par exemple, une tétée entre autres.

B. Sucre. — Il est facile de préparer un sirop contenant de 30 gr. à s0 gr. de sucre, et 7 ou 8 cuillerées à café d’eau bouillie ; on obtient ainsi une quinzaine de cuillerées à café d’un sirop suffisamment concentré; en donner une ou deux après chaque tétée. Si la famille désirait une vrai formule, on prescrirait diverses combinaisons savantes, dont le julep ou le sirop simple formeraient le véritable principe actif. Il. serait

bon d'essayer le glucose, lactose, galactose, au lieu de sucre

de canne. Le sucre rendra des services appréciés au moment de crises aiguës.

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