OBSERVATION VII
(Recueillie par M. le D' Berthelol, méd. à Paris.)
M. P., âgé de trente-six ans, d'un tempérament bilioso-nerveux, grand fumeur, était depuis deux ans fatigué par de pénibles digestions, et vomissait presque tous les jours après son diner.
Une nourriture plus légère, plus de modération dans l'usage du tabac lui furent prescrites, mais n'améliorèrent en rien les digestions.
Je lui prescrivis alors de prendre au déjeuner et au diner une prise nuirimentive dans la première cuillerée de soupe ou de potage. Pendant dix jours que ce traitement fut suivi, M. P. digéra mieux et les vomissements disparurent; puis le traitement fut interrompu. Quinze jours après l'interruption des prises, M. P. vint me remercier; il m'assura qu'il se trouvait tres-bien, ne vomissait plus, et digérait parfaitement.