PIÈCES ET UNE TABLE
Sur la Couverture on lit : Hamlet. Sei^e sujets dessinés et lithographies par Eiig. Delacroix. Paris, Dusac et C', Michel Lévjr frères^ Pagnerre. M.D.CCC.LXIV.
Les Trois sujets ajoutés^ avaient été exécutés en même temps que les Treize premiers; mais Delacroix, en 1843, n'avait pas voulu qu'ils fussent publiés, et s'était contenté d'en faire tirer quelques épreuves d'essai, sans nom d'imprimeur et sans lettre, — Bien que les Treize planches de la Publication Originaire continuent à porter, dans le Second Tirage, les mots Lith. de Villain, ce tirage a été exécuté chei M. Bertauts.
Nous avons adopté pour le classement des pièces l'ordre des Actes et des Scènes du Drame.
L'Ouvrage entier a été vendu :
Vente Langlais, i3 pièces sur chine (i'^ publication), 100 fr. — Vente Delacombe , i3 pièces sur chine (i'"^ publication), i 5i fr. — Vente Delacroix, i3 pièces en un cahier complet (i''^ publication) et plusieurs cahiers incomplets, 80 fr. — Vente Piron, i3 pièces sur blanc (i''' publication), 80 fr. — Vente Soleil, 16 pièces sur blanc, dont les i3 de la i'''^ publication, 70 fr.; i3 pièces dépareillées, 60 fr.
Les 16 Pierres (Vente Delacroix) , avec 4 épreuves de chaque pierre, tirées che^ Lemercier , ont été achetées par M. Paul Meurice, au prix de 2,o5o fr.
76. — Cher Hamlet, écarte cette sombre apparence et jette un regard ami vers le Roi. (Acte I'^' , scène 11.)
Hamlet est debout au milieu d'une salle de réception du
I . Ces trois planches sont : 1" Son linceul blanc comme neige ; 2" Nous sommes tous d^insignes vauriens ; 3° Ne me serre pas ainsi à la gorge.
PIÈCES ORIGINALES
château; sa mère, à ses côtés, lui prend la main. Le roi, vêtu d'un long manteau d'hermine, lui jette un regard inquiet; au fond Polonius, Laerte et des seigneurs de leur suite. En bas, à d., sur le dessin. Eug. Delacroix. 1834.
77. — Mon destin me crie de le suivre.. Lâchei-moî, messieurs, ou, par le ciel, je ferai un fantôme du premier qui m'' arrêtera. (Acte 1"^ \ scène iv.)
Hamlet, sur la plate-forme du château, retenu par Marcelluset Horatio, veut s'élancer vers le fantôme qui retourne la téte en s'éloignant.
En bas, à g., sur le dessin, Eug. Delacroix. i835.
78. — Je suis l'esprit de ton père... Venge-le d'un meurtre infâme et dénaturé. (Acte 1'-"'', scène v.)
Hamlet, l'épée à la main, est debout sur le rempart, son manteau soulevé par le vent; il jette un regard d'effroi sur l'ombre de son père qui s'avance vers lui.
En bas, à d., sur le dessin, Eug. Delacroix . 1843.
79- — Q"^ lise^-vous, Monseigneur?... des mots, des mots, des mots. (Acte II, scène 11.) H. 248'", L. 182. T. C.
Hamlet, les yeux regardant dans le vide, tient à la main un livre ouvert; Polonius, debout à ses côtés, lui parle. Sans signature ni date.
80. — Nous sommes tous d' insignes vauriens ; ne crois aucun de nous ; entre en un monastère! [Acte. III, se. 1.)
Hamlet, debout, fait un geste d'adieu ù Ophélie, assise dans l'attitude du désespoir.
Signé à g. Eug. Delacroix. Non daté.
R. j" État. Sans aucune lettre. (Épr. d'essai.) 2' État. Avec la légende et le nom de l'imprimeur.
8 1 . — Voiidrie\-vous jouer de cette flûte?... — Monseigneur ^ je ne puis... — Je vous en conjure. (Acte III, scène ii )
Hamlet, ayant Rosencrantz à ses côtés, présente à Guildenstern une flûte que celui-ci repousse du geste. Non signé ni daté.
82. — C'est une intrigue scélérate, mais qu'importe? Votre Majesté et nous avons la conscience libre , cela ne nous touche en rien... Vous voj^e\, il V empoisonne dans le jardin pour s'emparer de son royaume..., l'histoire est réelle, écrite en bel italien. (Acte III, scène 11.)
Au premier plan Hamlet, tenant un éventail à la main, est étendu sur des coussins aux pieds d'Ophélie. Le roi et la reine sont assis; derrière eux, debout, Rosencrantz et Polonius regardent la scène qui se joue sur le théâtre. Au fond, à droite, Horatio, appuyé contre une colonne, semble examiner le visage du roi.
Signé à d., sur le dessin, Eug. Delacroix. i835.
83. — A présent je puis le tuer facilement... mais quoi! le surprendrai-je au milieu de ses prières, au moment oii il purifie son âme! Non, non. — O conscience plus noire que la mort! âme engluée dans le
PIÈCES ORIGINALES
crime! Je ne puis prier! .. mes paroles s'adressent làhaut, mes pensées demeurent ici-bas, (Acte III, se. m.) H. aôim, L. lygm. T. C.
Le roi est à genoux, les mains jointes, au pied d'une colonne, dans un appartement du château. Debout derrière lui, Hamiet, qui vient d'entrer, tire son épée du fourreau.
Signé à g., sur le dessin, Eug. Delacroix. 1843.
84. — Qu'est-ce donc? Un rat! (Acte III, se. iv.) H. 241"', L. 192"'.
Hamiet, l'épée à la main, se précipite vers le rideau derrière lequel est caché Polonius. Sa mère le retient par le bras. Sans signature ni date.
RR. État. Avant toute lettre. S. T. C.
2" État. Avec la légende, mais sans nom d'imprimeur. T. C.
S'' État. Avec la légende et le nom de l'imprimeur.
Fen^e Dubois, 1866 (i'"' état), 18 fr.
85. — N'ajoute rien de plus : ces mots pénètrent jusqu'à mon oreille comme autant de poignards j rien de plus, cher Hamiet. (Acte III, scène iv.)
H. 2.60'", L. iSo"". T. C.
Hamiet vient de quitter son siège; il fixe des yeux hagards sur le portrait qu'il tient dans sa main. Sa mère, assise à ses côtés, fait un geste d'effroi et veut le retenir.
Signé en haut, à d., Eug. Delacroix. 1834.
RR. I'"' État. Croquis de femme, le sein nu, sur la marge de gauche.
2^ État. Sans le Croquis et sans aucune lettre.
3'' État. Avec la légende et le nom de l'imprimeur.
Vente Delacroix et 2^ état), 23 fr. — Vente Soleil (!<"■ état), 2g fr.
Vraiment ce conseiller est maintenant bien silen-
LITHOGRAPHIES
çieux, bien discret, bien grave, lui qui , dans sa vie, était le drôle le plus bavard du monde. (Acte III, scène iv.)
Hamlet soulève la draperie derrière laquelle s'était caché Polonius, et considère son corps inanimé, étendu à terre. Signé à d., en bas, sur le dessin, Eug. Delacroix. i835.
Sy. — Son linceul, blanc comme neige, était parsemé de Jleurs. (Chanson d'Ophélie, acte IV, scène v.) H, 258, L. 206'n.
Ophélie, devenue folle, chante devant la Reine, dans une salle du palais d'Elseneur. Elle est presque à genoux, tenant une écharpe dans ses mains; au fond debout, derrière elle, la Reine et Horatio.
Signé à g. Eug. Delacroix . 1834.
R. I" État. Sans aucune lettre. (Epr. d'essai.)
2'" État. Avec la légende et le nom de l'imprimeur.
88. — ... Ses vêtements appesantis et trempés d'eau ont entraîné la pauvre malheureuse. (Acte IV, se. vu.)
Ophélie vient de glisser dans les eaux du ruisseau. D'une main elle se soutient encore à la branche d'un saule, tandis que de l'autre elle presse sur sa poitrine les fleurs qu'elle avait cueillies.
Signé à g., en bas, Eug. Delacroix. 1843.
89. — Ne me serre pas ainsi à la gorge, l'ami. — Ily a quelque danger à courir avec moi. (Acte V, scène i.)
Hamlet et Laerte luttent corps à corps au fond de la fosse ouverte pour recevoir Ophélie.
Signé ù g. Eug. Delacroix. 1834.
PIÈCES ORIGINALES
R. i" État. Sans aucune lettre. (Épr. d'essai.) 2" État. Avec la lettre et le nom de l'imprimeur.
90. — Ce crâne, monsieur, était celui d'Yorick, le Bouffon du Roi. — Hélas! pauvre Yorick. (Acte V, scène i.)
Hamlet, qu'accompagne Horatio, regarde le crâne que lui présente l'un des deux fossoyeurs.
Signé à g., en bas, sur le dessin, Eug. Delacroix. 1843.
91 • — Ah! je meurs, Horatio! Justifie-moi et ma cause auprès de ceux qui m'accuseraient;... quelle vaste curée a faite la mort! que de princes frappés à la fois par le trépas! (Acte V, scène 11.)
H. 289"», L. aoS"". T. C.
Hamlet, tenant encore son épée à la main, vient de tomber mortellement frappé. Horatio essaye de le soutenir. Derrière eux, Osrick. et deux autres seigneurs emportent Laerte. Au fond, la reine qui se meurt après avoir bu la coupe empoisonnée.
Signé à d., en bas, sur le dessin, Eug. Delacroix. 1843.
LITHOGRAPHIES