SÉRIE. PIÈCES NON RETROUVÉES PAR NOUS
G PIÈCES LITHOGR APHÎÉES.
Toutes les pièces Originales que nous venons de décrire nous étaient personnellement connues, soit que nous les possédassions nous-inéme, soit que leurs possesseurs eussent bien voulu nous les communiquer; nous avons donc pu en parler savamment. Il n'en était pas de même d'un petit nombre d'œuvres du maître, d'un caractère d'authenticité cependant incontestable, puisque ces œuvres nous avaient été tout particulièrement signalées par des amis de Delacroix, qui les lui avaient vu exécuter à une époque déjà bien éloignée de nous, mais qui malheureusement n'en avaient pas conservé d'épreuves.
Fallait-il passer sous silence ces planches Originales, parce que nous ne les avions pas eues nous-même sous les yeux, et parce que nos renseignements, pour la plupart d'entre elles^ se réduisaient à l'indication pure et simple du sujet traité par l'auteur, et à la date approximative de son exécution? N'étaitil pas préférable, au contraire, d'en faire mention ici etde dire, à leur égard, le peu que nous en avions pu apprendre ?
C'est à ce dernier parti que nous nous sommes arrêté, n'ayant qu'un but, celui desauver d'un oubli complet certaines productions intéressantes du maître.
Puisse quelqu'un de nos lecteurs, grâce à des indications qu'il n'a pas dépendu de nous de rendre plus exactes^ trouver un jour toutou partie de ces pièces, et, plus heureux que nous, pouvoir en donner à son tour une description de visu!
LITHOGRAPHIES
1817 102. — « La Vésuvienne. »
Affiche.
• 817 io3 et 104. — « Les Voltigeurs de Louis XIV. » 2 Pièces.
M. Piron, dans son livre [Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres ; Paris, imprimerie de Jules Claye, i865), parle en ces termes, page 5o, de Deux Caricatures en lithographie dont nous n'avons pu, malgré toutes nos recherches, retrouver la trace : « Je me rappelle, écrit-il, qu'il avait fait ^ étant trèsjeune , DEUX Caricatures pour le journal « le Nain Jaune » , qui traitaient de ceqiûon appelait, en 18 14, les Voltigeurs de Louis XIV. »
Ces deux Pièces ne figurent pas dans le Recueil indiqué par M. Piron, ce qui permet de croire, suivant le témoignage de M. Villot, que Delacroix, peu satisfait de la réussite de ces planches, avait renoncé à les publier et fait effacer la pierre, après un tirage de deux ou trois épreuves. Cette résolution du maître n'aurait rien, du reste, qui pût nous étonner, et ne serait qu'une preuve de plus du soin qu'il eut, à toutes les époques, de ne laisser paraître aucune œuvre dont il ne fût pas content lui-même.
1821 io5. — '( Un Gueux. «
Cette Pièce est citée par M. Ernest Chesneau, dans son livre (les Chefs d'école, 2^ édition. Paris, Didier et Comp^, 1862), page 337, en ces termes :
« M. Delacroix a fait quelques Caricatures contemporaines : une Consultation de médecins, d'un grotesque terrible, d'un comique cruel et froid, tout anglais; un Gueux ; le Théâtre Italien et le Grand Opéra. »
Aucun des amis de Delacroix que nous avons interrogés ne connaît cette pièce, et nous n'avons pu nous-même la rencontrer nulle part.
PIÈCES ORIGINALES
1829 106. — « Esclave Turque. »
Vêtue d'un riche costume oriental. Elle est assise sur un sopha très-bas.
Reproduction d'une aquarelle de Bonington.
Delacroix, peu satisfait de cette lithographie, qui ne rendait pas assez bien, selon lui, la vigueur de l'original, la fit effacer sur la pierre après un tirage de Deux épreuves.
1829 107. — Un Pendu qui ressuscite.
Il court après un homme qui fuit devant lui.
Cette planche, destinée à illustrer une Nouvelle de M. V.Schœlcher, qui porte le titre indiqué plus haut, ne fut jamais terminée; il n'en a été tiré qu'Une ou Deux épreuves et la pierre grattée ensuite