‹ Eaux minérales des PyrénéesChapitre 3 sur 88 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

prêter en même temps le secours de son talent et les conseils d'une amitié qui m'est bien précieuse.

J'ai emprunté des documents nombreux aux ouvrages de Bordeu , d'Anglada , de MM. Pâtissier, Bonjean, Bouis, O. Henri, et à plusieurs autres que j'aurai le soin de citer quand l'occasion s'en présentera.

Je me suis souvent écarté , dans ce travail , de la ligne qu'avaient suivie mes devanciers ; ai-je bien ou mal fait ? .le n'ai pas le droit d'en juger par moi-même , mais les rapports favorables qui ont été faits sur mes recherches , à l'Institut , à l'Académie de Médecine de Paris , au Conseil d'Hygiène ; les encouragements flatteurs qui m'ont été prodigués par les savants les plus spéciaux et les plus distingués , m'autorisent à penser que je me suis engagé dans une bonne voie. On en jugera d'ailleurs en lisant les rapports dont je viens de parler.

J'ai cru devoir compléter mon œuvre, en rapportant les travaux qui ont été faits par d'autres chimistes sur les eaux minérales des Pyrénées que je n'ai pas pu analyser moi-même. Il m'a été possible, en agissant ainsi, d'établir des rapprochements qui ne seront peut-être pas sans importance au point de vue de la thérapeutique des eaux thermales.

Les eaux minérales qui sourdent dans la région pyrénéenne peuvent être distinguées en : 4° eaux qui naissent dans la partie élevée de la chaîne ; ces eaux jaillissent ordinairement , soit du granit, soit des schistes de transition , plus rarement des calcaires métamorphisés ; elles sont toutes ou sulfureuses thermales ou ferrugineuses.

2° Eaux qui naissent dans la partie la moins élevée des montagnes; ces dernières jaillissent ordinairement, soit des ophites,soit du calcaire, soit des terrains gypseux qui avoisinent les ophites ; elles sont de quatre sortes :

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