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toute l'épaisseur des alluvions sablonneuses qui forment le lit de l'Ariège, (on les retrouve en tous les points; à des profondeurs variant de 3 à # mètres). Il est facile de comprendre qu'à travers ces couches spongieuses, il devait s'établir un équilibre inconstant entre les eaux
de la rivière et celles des naissants et que :
l'époque des hautes eaux, pendant les grandes crues de l’Ariège, les baignoires, à peine distantes de 30 mètres de la rivière, ne contenaient que de l’eau froide et de faible minéralisation, l’infiltration des eaux de l’Ariège refoulant devant elle, vers la montagne, les eaux chaudes.
2 Au contraire, pendant la saison des basses-eaux, l’eau thermale s’écoulant trop rapidement versla rivière, ne remplissait les baignoires qu’en partie.
3° Les baignoires n'étaient suffisamment alimentées que lorsque l’Ariège se maintenait à un niveau constant entre celui des grandes eaux et celui de l’étiage.
C’est pour obtenir cet équilibre que l’ingénieur François fit les travaux mentionnés plus haut, que nous
. allons essayer d’expliquer.
Il creusa, perpendiculairement au flanc abrupte du rocher, derrière l'établissement thermal qui fut rapproché de la montagne (et qui se trouva ainsi éloigné de l’Ariège de 44 mètres, alors que précédemment il ne s’en trouvait qu'à une distance de 30 mètres), des galeries d'amenée qui allèrent atteindre les griffons, et conduisirent l’eau chaude à une galerie, parallèle, cette fois-ci,
à la montagne, et où vinrent s’alimenter les quarante-
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quatre baignoires de l'établissement. Celui-ci, éloigné du fleuve, fut creusé en contre-bas.
Feançois n’utilisa que les griffons supérieurs, ayant une température de 36°5 et les griffons inférieurs qui ne marquaient au thermomètre que 33°.
Pour empêcher que l’eau la plus chaude ne vint augmenter la Lempérature de l’eau des griffons inférieurs, en s’y mêlant, il établit une vanne, à peu près vers le milieu de l'établissement ; alors, l’eau se refroidissant
au fur et à mesure que dans les deux portions du
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