INTRODUCTION
La question des ecchymoses sous-pleurales était déjà connue avant Tardieu, mais c’est lui qui la mit à l’ordre du jour, en voulant faire de ces lésions un signe pathognomonique de la mort par suffocation. Malgré sa science, sa perspicacité et son immense expérience, ce maître éminent commettait une erreur philosophique, car, pas plus en médecine légale qu'en clinique, il n'y a pas de signe de certitude absolue.
On a prouvé depuis que non seulement ces lésions peuvent se trouver ailleurs que dans la suffocation, mais encore qu’elles peuvent manquer dans ce dernier genre d’asphyxie. La valeur des ecchymoses sous-pleurales est donc aujourd'hui à peu près connue.
Mais la question soulève d’autres problèmes, moins importants peut-être au point de vue médico-légal, mais non moins intéressants. Notre prétention n’est pas de les résoudre, nous essayerons simplement, en nous basant sur les résultats de nos expériences, d'étudier de plus près les caractères des ecchymoses sous-pleurales, dans la submersion en particulier, et de mettre en lumière certains points de pathogénie.
Nous divisons notre travail en quatre chapitres :
Dans le premier, nous faisons l'historique rapide de la question ; dans le second, nous étudions les caractères des ecchymoses sous-pleurales ; le troisième est consacré à la
pathogénie ; nous exposons, dans le quatrième, les cas dans lesquels on rencontre ces lésions. A cette étude, font suite nos expériences avec les résultats et les conclusions qui en découlent.
Nous ne saurions aborder notre sujet, sans adresser à tous les Maîtres de cette glorieuse Ecole de Montpellier un hommage public de reconnaissance ; nous ne les oublierons pas aux heures difficiles ; dans cette vie nouvelle qui s'ouvre devant nous, le souvenir nous restera de leurs savantes leçons et de leurs précieux conseils.
Parmi ces Maîtres, nous devons citer, en particulier, M. le professeur Sarda, qui nous a donné l’idée première de ce travail et qui, pour le mener à bien, a mis à notre disposition son laboratoire. |
Nous le prions d'accepter nos sincères sentiments de gratitude et pour ces preuves de bienveillance et pour l'honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Il est encore un Maître à qui nous devons une mention toute spéciale, c’est M. le professeur-agrégé Delezenne, qui, dans certaine circonstance, nous a fait un si bienveillant accueil. |
Nous remercions aussi notre cher ami Fabre, aide-préparateur de physiologie, qui, avec une parfaite bonne grâce, a bien voulu nous seconder dans nos recherches expérimentales.
Merci aussi à tous ceux, qui, de près ou de loin, se sont intéressés à nous ; ils peuvent être certains que nous ne les oublierons pas. |
En terminant, il nous reste un dernier devoir à remplir, bien doux et bien agréable, celui de remercier nos chers parents de l'affection sans bornes dont ils nous ont entouré dans le cours de nos longues études :
À notre père et à notre mère, nous dédions ce modeste
VIT travail, et nous les prions de recevoir ici, publiquement, l'assurance de notre éternelle gratitude ;
À notre frère, qui a été pour nous d'un dévouement à toute épreuve, nous adressons nos plus sincères remerciements. Ce travail, dernier acte de notre vie scolaire, sera pour lui, nous le savons la meilleure des récompenses ; nous sommes
très heureux de lui offrir ce faible témoignage de reconnaissance.
de.