‹ Échec et mat drame en cinq actes, en prose par mm. Octave Feuillet et Paul BocageChapitre 71 sur 83 · ROSS · texte numérisé non relu

ROSS

Plalt-il?

UATHUR1I.

Lolotte?

ROSE

Quoi?

UATIIURIN.

Voux-tu quej’ t'embrasse?...

ROSE

Dame! si ça peut vous faire plaisir.

UATIIURIN.

M'est avis qu’ nui... huml... (Il s'essuie la bouche avec sa manche <*t l'embrasse sur la joue gauche.) Ohé !... mais c'est tout plein doux I

Voua trouvez?

ROSE

UATIIURIN.

Veux-tu m’ permettre quo jo recommencerais?... (Elfe lui tend sa joue droite ; il l'embrasse encore.) Veux-tu ni’ pcruiUUru que je...

ROsE, passant à droite.

Ah I c’est assez !

UàTDURIN.

Mais non. c’est pas assez !... c’est jamais assez!., j’ t’embras serais comme ça pendant sept ans, moi, saus boiro ni manger.

* ROSE

Oui, mais vous comprenez...

mathurin, à part.

Cré nom d’un nom!... j’ai des bêles dans les jambes!... ( Haut. ) Ecoute , Lolotte... l’es bonne, t’es pas fière... t’as une peau comme do la pelure do pèche!... Veux-tu de moi, dis?... je t'épouse.

ROSE

Bien vrai ?

UATIIURIN.

Vrai de vrai!... etv’Ià pour les arrhes! (il r .-mirasse.) et v’Ià pour les bans ! (il l'embrasse.) et v’Ià pour loi ! ( il r embrasse.) et v’ià p)ur moi I (il l'embrasse.)

Air il* U Gard fut! de dimljnf.

Non, pim Je »imci l J - proc.ru ici DVtre Ion m.iri t

rose, à part.

Sounitc i ta vois,

Il me revoit Comme aeifcTois!

ENSEMBLE

AD iliable 1 a donltw 3 L’prfcKrH en: li .in leur

II' an iungi' niY.i.ur

ll'a mimtrf l'nrrrnr !

F.i j' mm d*n< mon cantr l'W« <f un' .limce «rJevr,

R «Tenir en Crur U vrai bunScur !

ROSE

No», plot 4e iwd I Je rtn.uvo IH Mon p'lit ■tri t Son tu 'je k •« Tais,

Il nierovott Comme tuiriTuti !

UAT^LRIX Non, plat Se ton,:; 1 J' promet» ici D'«ïtre ton ■■ri 1 SoumUr ■ ma voit, IcnnaioeU.- tulf fivi?, L di ld quej' ivif.

uatiîi’rin, transporté.

Ah J au diable, mamz’ell* Rose 1...

rose, regardant au fond à gauche, à part.

Ciel I Lolotte. (E Ile se sauve par la porte à droite,) SCÈNE XU1.

UATIIURIN, LOLOTTE.

(Lolotte. toujours avec la robe de Hose , arniv par le fond à gauche ; elle porte une lanterne allumée, qu'elle pose en entrant sur une chaise au fond, contre la cheminée. — L'intérieur du hangar s'éclaire; le fond seul reste obscur.)

lolotte, en entrant.

Hein!... qu’est-ce qui m’appelle?

UATIIURIN, surprit par la clarté, et sans regarder Lolotte.

Tiens! pourquoi donc que t’as allumé la chandello ?... viens donc par ici.

lolotte, s'approchant.

Quoi quo >ÿus voulez ?

UATticniN, la regardant.

Oh I comme lu t’as fait belle I

LOLOTTE

Oui, c'est une robe que j'ons fait venir de Paris.

* UATIIURIN.

T’as ben fait... viens, quo j’ t’embrasse encore I lolotte, étonnée.

Encore I...

UATIIURIN. lui prenant la main, et avec désappointement. llcin? qué qu’ c’est qu] ca?

lolotte.

Ça?... c'est ma main. (AfaiAurin l’embrasse.) Oh i.. t mai iiuiux , apres ravoir embrassée.

Et ça?

LOLOTTE

C’est ma joue.

C’est pas vrai I C est pas vrai ?

UATIIOniN.

lolotte.

MAM’ZELL ROSE

Ça, la joue de Lolotte?... allons doncl j’ les connais ben, peut-être... j’ les ons assez bichécs tout-à-1 heure...

LOLOTTB.

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