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Squelette dorsal formé de pièces grandes, ne lais

sant entre elles que depetits espaces, souvent même

contiguës ou imbriquées, couvertes de granules ou

épineuses.

a. — Plaques adambulacraires dimorphes, alternes, polyacanthides. Squelette tégumentaire épineux. Tubes ambulacraires souvent bisériés à DéRIrÉMILÉ CES DAS RE. Less ne.

b. — Plaques adambulacraires semblables entre elles, diplacanthides. Squelette tégumentaire granuleux. Tubes ambulacraires quadrisériés sur toute la longueur des bras.............

FamiLze I. — BRISINGIDÆ, Sars, 1875.

Etendue de la famille. Nombre des genres et des espèces.

BRISINGIDÆ.

PEDICELLASTERIDEÆ,

HELIASTERIDE.

ASTERIIDE.

ZLOROASTERIDE.

STICHASTERIDÆ.

— Le premier

représentant de la famille, la Prisinga endecacnemos, fut draguée pour

la première fois, en 1853, dans le Hardangerfjord à une profondeur de

100 à 200 brasses, par le poète scandinave Asbjôrnssen. Cette magnifique

Étoile de mer ne fut décrite qu'en 1856 (1); Asbjürnssen la considérait

(1) Fauna littoralis Norwegiæ, liv. IT, p. 95, 101, et Annals and magaz. of natural history, 2° série,

t. XX, 1857, p. 320.

comme intermédiaire, à certains égards, entre les Stellérides, et les Ophiurides, tout en la rapprochant davantage des Stellérides parmi lesquelles, en raison de sa gouttière ambulacraire, de sa plaque madréporique dorsale et de ses pédicellaires, une place lui avait été assignée, dès 1856, par Michaël Sars (1).

Depuis quelques années, un assez grand nombre de formes sont venues s'ajouter à celle qu'avaient fait connaitre Asbjôrnssen et Michaël Sars. Dès 1871, Michaël Sars pèchait, dans les parages des îles Lofoden, par 200 ou 300 brasses de profondeur, une nouvelle espèce de Brisinga qu'ilnommait Prisinqa coronata, et qui a été étudiée en détail par Ossian Sars (2). En outre, il était établi que les Labidiaster de la pointe Sud de l'Amérique sont des formes littorales apparentées de très près aux Brisinga et appartenant certainement à la mème famille (3). En 1880, Verrill décrivait une Prisinga americana, des côtes sud de la Nouvelle- Écosse, draguée à 176 brasses anglaises de profondeur et qui doit être rapportée au genre Freyella que j'ai caractérisé depuis (1885); la même année, je trouvais dans les collections du £/ake une forme brisingoïde très simplifiée que j'ai appelée Aymenodiscus Aqassizu. En 1883, une nouvelle Étoile de mer, apparentée aux Brisinga, fut recueillie par M. de Robillard dans les parages de lile Maurice et décrite par M. de Loriol sous le nom de Prisingaster Rohillardi; enfin, en 1884, M. Studer à indiqué une Gymnnobrisinga Sarsi dont un seul bras a pu être recueilli durant le voyage de la Gazelle à 115 brasses de profondeur, par 47°,8" de latitude sud et 64°,51°,7 de longitude ouest (méridien de l’île de Fer).

Ces premières données montrent déjà qu'il existe sous les coordonnées séographiques les plus diverses, à une profondeur variable, mais ordinairement assez grande, des représentants de la famille des BrisNéenæ et que cette famille est beaucoup plus nombreuse el beaucoup plus variée qu'on n'aurait pu d’abord le supposer. Les récoltes du 7ravailleur

(1) Forhandlinger ved de Skandinaviske Naturforskeres syvende môde; Christiania, 1856, p. 209.

(2) O. Sars. — Researches on the structure and affinilies of the gressis Brisinga — University programus. Christiania, 1875.

(3, Perrier. — Étude sur la répartition géographique des Astérides. — Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle, 2° série, t. I, p. 37, 1878.

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et du Z'alisman ont largement confirmé ces premières prévisions. Dès 1880, le Zravarlleur découvrait des Prisinga dans les eaux du golfe de Gascogne. En 1881, sa drague ramenait de superbes exemplaires apparentés les uns à la Brisinga endecacnemos, les autres à la B. coronata, quoique non absolument identiques aux échantillons typiques du nord de l'Atlantique; la mème année, il constatait la présence d’une petite forme de Brisinga (PB. mediterranea, E. Perrier) dans les grands fonds de la Méditerranée. Les récoltes du T'alisman faites entre la latitude de Rochefort et celle des îles du Cap-Vert ont été plus fructueuses ; de nombreuses BrisNGibÆ ont été recueillies et il a fallu créer deux genres pour les recevoir, les genres Odinia et Freyella. Le premier est caractérisé par la présence sur le disque de papilles respiratoires qui manquent aux Prisinga et aux Freyella. Les Freyella se distinguent par le développement, dans leur tégument dorsal, de plaquettes calcaires formant un revêtement presque continu au lieu de se disposer en anneaux saillants transversaux, largement espacés comme chez les Prisinga et les Odima. Trois espèces d'Odima et trois espèces de Freyella ont été recueillies par les expéditions francaises. L'expédition du Challenger a ajouté à ces nombres cinq espèces de Brisinga, onze espèces de Freyella, une espèce d'Odinia (0. pandina), une espèce appartenant à un genre nouveau, le Colpaster scutigerula, enfin une espèce nouvelle de Labidiaster (L. annulatus). H suit de là qu'on peut dresser le tableau sui-

vant des espèces connues de BRISINGIDE :

FAMILLE DES BRISINGIDÆ, Sars, 1875.

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