‹ ÉchinodermsChapitre 38 sur 80 · CEE EN PI I EP EE · texte numérisé non relu

CEE EN PI I EP EE

(1) Annales des sciences naturelles, 1885, 8 article, fig. 38 (imprimé, par erreur, Pantagonaster).

Ces cinq espèces étant très voisines, je compléterai la description du P. subtilis que j'ai donnée en 1881, et je décrirai ensuite les deux espèces nouvelles.

Paragonaster subtilis.

(PL. XXIIT, fig. 5, et pl. XXIV, fig. 3, vol. IX, p. 26.)

1881. Goniopecten subtilis, E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology. — Vol. IX, n°14, p. 26.

1884. Goniopecten subtilis, E. PERRIER. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série, t. VI, p. 253, pl. V, fig. 3 et 4.

Blake. — Lat.N.2433'. Long. O. 84°23'. — Prof. 35307.

Talisman, 1883. — Dragage n° 102. — Lat. N. 15°48'. Long. O. 2243". — Iles du Cap-

Vert. — Prof. 3655%, — 1 exemplaire.

1883. — Dragage n° 131. — Lat. N. 3838". Long. O. 27°26. — Acores. — Prof. 2995%, — Vase blanche molle avec ponce,

Disque pentagonal ; bras grèles et allongés.

R — 60 Mm r—12Mm HSE

Les tubes ambulacraires bisériés, sont terminés par une ventouse petite, mais bien développée.

Les plaques dentaires, étroitement unies, présentent ensemble l’aspect d’un losange légèrement saillant. Elles possèdent une armature des plus remarquables qui comporte : 1°, sur un plan inférieur à celui de la surface ventrale de la dent, un piquant interradial assez gros, obtus, commun aux deux dents d’une même paire ; — 2”, à la suite de ce piquant et à peu près sur le même plan, trois ou quatre piquants qui vont en diminuant de longueur ; — 3°, sur le bord ambulacraire, au niveau de la surface ventrale, huit piquants dont les premiers masquent, en grande partie, les piquants de la série inférieure ; — 4°, le long du bord sutural, une rangée régulière de onze piquants, dont Le premier, plus grand que les autres, se couche sur le piquant angulaire ; — 5", le long du bord distal, trois piquants ; — 6°, dans le triangle compris entre les piquants des bords adambulacraires distal et sutural, une rangée longitudinale de cinq piquants, dont le premier très près du piquant angulaire.

La forme des plaques adambulacraires se modifie depuis les dents jusqu’au sommet des bras; les dix ou douze premières ont un bord convexe vers la gouttière ambulacraire, et dont le point le plus saillant

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correspond à peu près au milieu du bord; mais peu à peu la partie distale de la plaque s’allonge, de manière que la plaque présente la forme d’un rectangle dont l’extrémité proximale supporterait une apophyse en forme de coin, s'enfoncant verticalement dans la gouttière ambulacraire et reliée à la partie distale du rectangle par un arc, dans lequel sont encastrés les tubes ambulacraires ; de même, la partie saillante des premières plaques adambulacraires sépare les unes des autres les premières paires de tubes adambulacraires. Dans la partie terminale des bras, Les apophyses correspondantes arrivent à se toucher et séparent les uns des autres des puits circulaires, contenant chacun une paire de tubes ambulacraires. Les dix ou douze premières plaques, vues par leur face actinale, semblent entourées d’un cercle d'environ seize piquants dont sept, qui vont en grandissant des angles de la plaque vers le milieu de son bord libre, peuvent être considérés comme des piquants adambulacraires. De trois à cinq piquants ou même plus, sont placés sur la surface actinale de la plaque, et affectent des dispositions très variées, formant quelquefois deux séries parallèles entre elles ou perpendiculaires ; d’autres fois se disposant en triangle ; souvent un piquant prédomine sur les autres. Ces piquants disparaissent sur les plaques allongées de la moitié extérieure des bras, dont l’armature a d’ailleurs été trop altérée sur les échantillons que j'ai entre les mains pour qu’il soit possible de la décrire.

Les six premières plaques adambulacraires sont séparées des trois premières marginales ventrales par des plaques ventro-latérales. Quatre rangées transversales de plaques s'étendent de la première marginale aux trois premières adambulacraires. La première de ces rangées comprend cinq plaques, la seconde quatre, la troisième trois, la quatrième deux ; la quatrième et la cinquième adambulacraires correspondent à la deuxième marginale, eten sontséparées par trois plaques ventro-latérales, disposées sur une seule rangée longitudinale et qui vont graduellement en diminuant; la sixième adambulacraire correspond à la troisième marginale, mais il y a entre elles une rangée longitudinale de très petites plaques ventro-latérales ; à partir de là, les adambulacraires et les marginales semblent se toucher, et se touchent réellement sur presque toute la lon-

gueur des bras. Elles sont à peu près de même longueur, mais cepen-

dant ne se correspondent pas exactement; quelques plaques adambulacraires sont accidentellement, semble-t-il, plus courtes que les marginales ; ce raccourcissement entraîne un déplacement des adambulacraires suivantes, qui paraissent ainsi alternes avec les marginales.

Les marginales ventrales et dorsales se correspondent exactement; le nombre des marginales ventrales est de trente-cinq pour chaque bras (soixante-dix pour un côté entier du corps), celui des dorsales de trentetrois. Ces plaques d’abord plus larges que longues deviennent peu à peu plus longues que larges.

Les marginales ventrales présentent à leur surface un assez grand nombre de granules allongés, terminés en pointe obtuse, parmi lesquels se trouvent, sur les plaques qui forment l'arc interbrachial, un certain nombre de piquants aplatis, plus longs et plus larges, terminés en pointe aiguë. Ces piquants sont surtout nombreux dans la moitié interne des plaques; leur nombre diminue à mesure qu’on se rapproche des bras proprement dits, et, sur les marginales brachiales, la granulation finit par devenir très uniforme. Toutes les marginales ventrales sont bordées, sur leurs côtés suturaux et interne, par une frange régulière de piquants mousses. Ceux des bords suturaux voisins des deux plaques consécutives s'inclinent les uns vers les autres, constituant ce qu’on nomme une fasciole ou un pédicellaire fasciolaire. Sur leur tiers supérieur, les marginales ventrales présentent la même ornementation que les dorsales qui sont couvertes de granules hémisphériques, bien séparés les uns des autres, et seulement un peu plus pressés sur les bords des plaques.

Les plaques ventro-latérales portent chacune une couronne de einq ou six courts piquants, entourant un piquant central. Tous ces piquants sont semblables entre eux et uniformément revêtus, comme tous ceux des plaques que nous venons de décrire, par une mince couche tégumentaire, dessinant assez souvent entre eux un commencement de palmure.

On peut distinguer, sur la face dorsale, un disque pentagonal, limité de chaque côté par dix plaques, et des bras prolongeant les sommets de ce disque pentagonal. Toute la surface du disque est couverte de paxilles nettement séparées les unes des autres, mais assez serrées ; la surface libre de ces paxilles porte des piquants tronqués ou des granules aplatis.

Les plus grandes présentent deux cercles concentriques de ces granules entourant un granule central; le cercle extérieur est formé de seize granules environ, entremèlés de grands et de petits granules, le cerele intérieur de huit.

Les paxilles peuvent être considérées comme disposées en rangées obliques, de chaque côté des cinq lignes de carinales.

Les deux rangées situées de chaque côté des cinq lignes interradiales ne présentent pas entre elles de papilles respiratoires; elles sont formées chacune de sept plaques et aboutissent l’une et l’autre à une plaque interradiale qui est probablement une basale; les rangées suivantes aboutissent toutes respectivement à une carinale. Elles deviennent de moins en moins longues à mesure qu’on s'éloigne des carinales, de sorte que les plaques marginales semblent suivies de plusieurs rangées concentriques de plaques toutes allongées dans le sens tangentiel. La carinale à laquelle, pour chaque bras, aboutissent les deux rangées symétriques de plaques que suivent les deux rangées interradiales, doit être probablement considérée comme la calicinale radiale. À l’intérieur de la circonférence passant par le cercle des calicinales, les paxilles dorsales sont, en général, plus petites et contiguës.

Aux deux premières plaques marginales dorsales correspondent trois rangées transversales de paxilles; deux rangées seulement correspondent aux trois autres plaques qui limitent la partie pentagonale du disque. Le nombre des plaques composant ces rangées transversales descend graduellement de neuf ou dix à un. A partir de la cinquième comptée du sommet de chaque arc interbrachial, les marginales dorsales ne sont plus séparées que par une seule rangée de plaques dorsales granuleuses, allongées dans le sens du bras. Deux de ces plaques correspondent en général à la longueur d’une marginale.

La plaque madréporique est très petite, triangulaire, marquée de deux ou trois larges sillons sinueux; elle est presque cachée par les paxilles et située à mi-distance du centre du disque et du bord des marginales.

Les papilles respiratoires sont isolées et uniformément distribuées sur la surface du disque, sauf peut-être au centre du disque et sur les lignes interradiales.

(TaLiSMAN. — Échinodermes.) A6

L’anus existe, mais il est peu visible.

Remarque. — Je ne puis découvrir aucune différence entre l’exemplaire unique de la mer des Antilles recueilli par le Blake et l’exemplaire également unique, recueilli parle Talisman entre Dakar et les îles du Cap- Vert; cet exemplaire est lui-même de tous points identique à un autre dragué aux Acores; je les inscris tous deux sous le nom de l’espèce amé-

ricaine.

Paragonaster elongatus.

(PI XXT, fis.3, et pl. XXIV, Mis.) 1885. Astrogonium elongatum, E. PERRIER. — Annales des sciences naturelles, art. n° 8, FN 1883. — Drag. n° 131. — Lat. N. 3838’. Long. O. 27°26". — Acores. — Profon-

deur 2995%. — Vase blanche molle avec ponce. — 1 exemplaire. — 1883. — Drag. n° 134. — Lat. N. 4219’. Long. O. 23°26’. — Au N. des Acores. — Profondeur 4060%, — Pierre ponce.

Des trois exemplaires que je rapporte à cette espèce l’un est celui que J'ai décrit en 1885 sous le nom d’Astrogonium elongatum; les deux autres avaient d’abord été considérés comme se rapportant à l’espèce précédente. La description de cette espèce pourrait, en effet, leur convenir presque exactement et, dans ces conditions, je me bornerai à indiquer ici quelles différences les séparent. Un seul individu est entier,

il présente les dimensions suivantes:

R = 87 Mm r = 18 Mm R— 4,8 tre

La largeur des bras au niveau de la quinzième marginale est de 15°”.

Sur presque toutes les plaques un ou deux piquants surambulacraires prédominent sur les autres. Les plaques ventro-latérales portent, en général, un piquant central, conique, plus grand que les autres. Les marginales sont au nombre de cinquante ou cinquante-deux à chaque bras ; sur les granules ordinaires des marginales ventrales prédominent des piquants couchés sur la plaque et qui ont une tendance à se disposer en série régulière le long de leur ligne médiane. Les carinales qui forment sur les bras une seule série entre les marginales sont plus larges que longues ou carrées.

Ces différences pourraient bien n'être qu’individuelles, d'autant mieux

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qu'un P. subhihs tvpique s’est rencontré aux Acores avec les individus que nous venons de décrire. Le P. subhilis se rencontrant de même au Cap-Vert avec le P. cylindratus, 1 se pourrait encore que ce dernier ne fût qu’une variété de l'espèce trouvée pour la première fois par le lake.

Paragonaster strictus, E. P.

(PL XXV, fig. 5).

T'alisman, 1883. — Dragage 102. — Lat. N. 15°48'. Long. O. 22°43". — Entre Dakar et La Praya. — Profondeur 3655", — Vase grise. — 3 exemplaires. Cinq bras modérément allongés, mais assez étroits pour que l'animal ait l'aspect d’une Dorigona.

R = 17 Mm = a) han F9 "47.

Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse petite, mais bien développée.

Dents triangulaires, à suture linéaire, assez grandes, mais peu saillantes. Chaque paire portant, sur son angle dentaire, un très gros piquant interradial, commun aux deux dents. Ce piquant est un peu translucide et taillé en bec de plume obtus. Cinq à six piquants divergents sur le bord adambulacraire de la dent; quatre sur son bord distal; huit sur son bord sutural, dont les deux premiers, plus gros que les autres, étroitement appliqués sur le piquant adambulacraire ; entre ces trois lignes de piquants, sur la surface qu'ils circonscrivent, trois piquants disposés sur une même ligne longitudinale.

Plaques adambulacraires convexes et saillantes dans la gouttière ambulacraire, sans présenter, d’une manière régulière, un bord rectiligne et une apophyse saillante proximale; entourées d’un cercle d’une dizaine de piquants dont quatre ou cinq, plus grands et divergents, représentent les piquants adambulacraires. Au centre de ce cercle, sur la surface ventrale de la plaque, un piquant surambulacraire unique.

Ventro-latérales ne formant qu'une seule rangée comprise entre les dents, les quatre premières adambulacraires et les deux premières marginales ; au nombre de quatre, de chaque côté de la ligne interradiale ; la première assez grande, presque carrée, entourée d’un cercle de douze

piquants et munie d’un piquant central; les suivantes de plus en plus petites; la deuxième avec einq piquants marginaux et un central; les deux autres avec quelques piquants épars.

Marginales ventrales au nombre de vingt, d’abord plus larges que longues, mais devenant peu à peu, à mesure qu’elles se réduisent, plus longues que larges; les deux premières correspondant chacune à deux adambulacraires ; les suivantes se rapprochant de la longueur de ces dernières qu’elles dépassent à peine, sans leur être superposées d’une facon régulière. Ces plaques sont recouvertes de spinules allongées, égales, subconiques, assez serrés, formant le long des bords de la plaque une frange régulière dont les piquants s’inclinent vers les piquants correspondant des plaques voisines, de manière à constituer avec eux une sorte de fasciole au-dessus de chaque suture latérale.

Plaques marginales dorsales granuleuses, au nombre de quinze pour chaque bras ; celles qui bordent un même bras séparées par une étroite bande granuleuse qui est exclusivement formée par les carinales, à partir de la quatrième plaque marginale. Plaque terminale pourvue de deux pointes, granuleuse, non échancrée en arrière.

Sur le disque, les dix calicinales se reconnaissent immédiatement à leurs dimensions plus grandes que celles des autres plaques, à leur position exactement interradiale ou radiale et à leurs rapports avec les paxilles voisines. À l’intérieur du cercle qu'elles circonscrivent, les paxilles sont serrées au point de se toucher et de former une aire granuleuse continue. Chaque paxille présente un piquant central, entouré d'un cercle de six à huit piquants. Les calicinales les plus grandes sont entourées d’un cerele de dix-huit granules, à l’intérieur duquel est un cercle moins régulier de huit ou neuf granules, dans lequel trois ou quatre granules sont encore contenus. Une double rangée de six petites plaques portant trois, quatre, cinq ou six granules unit chaque basale aux marginales. Les autres paxilles se disposent en rangées symétriques, de chaque côté des carinales, et vont des sept premières carinales aux trois premières marginales ; les autres marginales ne sont séparées que par la rangée des carinales qui, sur toute l'étendue des bras, sont plus

longues que larges.

PENTAGONASTERIDÆ. 369

Cinq carinales et, par conséquent, sur le disque, cinq rangées transversales de dorso-latérales correspondent, en général, à trois marginales.

Les dorso-latérales vont en diminuant, surtout dans le sens radial, des carinales aux marginales; elles paraissent ainsi s’allonger tangentiellement, et quelques-unes ne portent plus qu’une seule rangée de granules.

Le madréporite extrêmement petit est situé plus près du bord que du centre du disque; il est marqué de deux ou trois larges sillons sinueux qui le traversent dans le sens radial.

On ne peut voir entre les paxilles ni les papilles respiratoires ni l’anus.

Observation. — En raison de leur petite taille, ces individus sont peutètre des jeunes du P. subtilis, mais le fait ne pourrait être démontré

que si nous possédions des formes de passage qui nous manquent.

Genre DORIGONA, Gray, 1866.

1875. Pentagonaster (S. g. Dorigona), Perrier. — Revision des Stellérides du Muséum, p.228.

1882. Pentagonaster (Dorigona), Perrier. — Archives des missions scientifiques et littéraires, 3° série, t. IX. — Rapport de M. Alph. Milne-Edwards et les travaux de la Commission des Explorations sous-marines, p. 51.

1884. Pentagonaster (pars), PerriEr. — Nouvelles Archives du Muséum, 2° série, t. VI, p. 233 et suivantes.

1885. Dorigona, E. PERRIER. — Annales des sciences naturelles, art. n° 8, p. 39.

1885. Nymphaster, SLADEX. — Narrative of the Voyage of 4. M. S. Challenger.

1889. Nymphaster, SLADEN. — Voyage of the Challenger. — Report on the Asteroida.

Corps aplati, étoilé, à cinq bras pointus, unis par un are interradial à courbure bien développée.

Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse normale, de même diamètre à peu près que le leur. Dents petites, non saillantes sur la face ventrale du corps, rétrécies, et chargées de piquants adambulacraires, plus nombreux au voisinage de la bouche.

Plaques adambulacraires à bord rectiligne dans la première moitié des bras, convexe dans la seconde, à piquants adambulacraires plus nombreux sur celte seconde moitié que sur la première, et souvent répartis en deux groupes, l’un distal, l’autre proximal, les piquants du groupe distal étant plus nombreux et plus grèles que les autres.

Plaques ventro-latérales granuleuses, disposées d'ordinaire en séries

ambulacro-marginales dont les initiales sont plus grandes que les adambulacraires et que les autres plaques de leur propre série; premieres séries incomplètes. Plaques uniformément serrées, de sorte qu'à première vue elles semblent disposées non pas en séries ambulacromarginales, mais en chevrons emboîtés les uns dans les autres, et dont le sommet est occupé par une interradiale.

Marginales ventrales bien développées, granuleuses, pouvant, en outre, porter de un à trois petits piquants obtus, correspondant à une et demie ou deux adambulacraires; plus larges que longues, dans chaque arc interbrachial, carrées, un peu plus loin, finalement plus longues que

Marginales dorsales ne correspondant pas rigoureusement aux ventrales, ne se correspondant pas non plus rigoureusement d’un côté à l’autre des bras, contiguës à partir de la quatrième ou de la cinquième, et formant à elles seules toute la largeur des bras. Terminale pentagonale, à sommet proximal.

Dorso-latérales pentagonales, en forme de courtes et larges paxilles, disposées en séries qui partent chacune d’une carinale et aboutissent aux marginales ; trois séries de plaques correspondant, en général, à une même marginale. La première série de chaque moitié de bras est contiguë pendant un cerlain temps à la série correspondante du bras voisin, le long de la ligne interradiale. Arrivées à une plaque exactement interradiale (basale), les deux séries s’écartent et vont rejoindre chacune la carinale qui lui correspond. Cette carinale ou celle qui précède est probablement la calicinale radiale. Le cercle compris entre les calicinales ainsi définies, est occupé par des plaques polygonales, disposées sans ordre autour de la dorso-centrale qui ne se distingue par aucun caractère particulier. Cette disposition fondamentale est masquée par la répartition très apparente des plaques dorsales en cinq aires triangulaires, interradiales, ayant, en général, pour sommet, les basales, et en cinq aires pétaloïdes, radiales, intercalées entre elles. Plaques des aires interradiales plus petites, plus serrées que celles des aires radiales. Papilles respiratoires isolées, paraissant limitées aux aires pétaloïdes radiales et au disque.

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Madréporite immédiatement en dedans de l’une des basales, grand, découvert, marqué de côtes sinueuses, ramifiées, rayonnant à partir de son centre, séparées par des sillons de même largeur.

Anus entouré de papilles calcaires coniques.

Souvent des pédicellaires sur les adambulacraires, les initiales des séries ventro-latérales, les marginales, les dorso-latérales, dans les aires pétaloïdes sur les calicinales, les carinales et les discoïdales. Pédicellaires des adambulacraires formés de piquants modifiés, souvent multifides. Les autres formés de deux valves saillantes, en forme de castagnettes allongées ou de cuilleron, implantées dans une alvéole et pouvant se rabattre chacune dans une fossette ménagée sur la plaque entre les granules.

Toute la surface du corps est voilée, en quelque sorte, par le tégu-

ment.

Observation. — Le genre Dorigona, el que nous venons de le circonscrire, correspond au genre Vymphaster de M. P. Sladen, qui a imposé sans nécessité absolue un nom nouveau à une coupe générique indiquée depuis longtemps, et dont les limites demandaient tout au plus à être

précisées par rapport aux genres nouvellement découverts.

Note relative à de jeunes Dorigona indélerminées. — Il est impossible de rapporter avec certitude à l’une des espèces qui vont être décrites, un jeune individu dragué par le T'alisman dans les parages des Açores (1), mais qui fait certainement partie du genre Dorigona, et qui fournit quelques indications précises sur les traits fondamentaux du squelette dans ce genre.

Les dents (pl. XXII, fig. 3) sont bien caractérisées et sont déjà un peu rétrécies près de la bouche; elles portent sept ou huit piquants allongés sur leur bord adambulacraire, et, de mème, deux ou trois piquants allongés, mobiles le long de leur bord sutural. Les quatre premières plaques adambulacraires ont un bord presque rectiligne, les autres un

(41) Talisman, 1883. — Dragage n°122. — Lat. N. 37935". Long. O0. 31046’, — Profondeur 1440, — Vase blanche avec pierre ponce.

bord convexe qui sépare les unes des autres les paires de tubes adambulacraires. Elles portent cinq piquants.

Les ventro-latérales sont réduites à une interradiale appliquée contre les dents, et à une série de quatre plaques assez grandes, placées en arrière de l’interradiale et de chaque côté; quelques petites plaques se montrent encore entre cette série et les marginales.

Il n’y a que dix marginales ventrales, toutes bien plus longues que larges, et neuf marginales dorsales qui paraissent inermes ; la terminale est grande, en pentagone, à sommet arrondi, dirigé en arrière, et à côtés apicaux légèrement concaves.

Parmi les pièces squelettiques du disque, on distingue de suite, à leur grandeur et à leur forme régulièrement arrondie : l° une dorso-centrale ;

2° cinq basales ; 3° cinq calicinales radiales, extérieures aux basales et

contiguës avec elles.

Un cercle peu régulier de petites pièces, sépare les basales de la dorso-centrale ; en outre, deux petites pièces disposées dans le sens radial l’une derrière l’autre, séparent les basales les unes des autres et sont immédiatement suivies par les cinq calicinales radiales plus petites que les basales. Entre ces plaques qui sont aplaties, iln”y a pas de papilles respiratoires; douze plaques disposées en trois lignes, la première de deux, la seconde de quatre plaques, la troisième de six plaques, complètent avec les basales une aire interradiale, triangulaire, sans papilles respiratoires.

Les calicinales radiales sont suivies de (rois carinales séparées par une série longitudinale de deux dorso-latérales, des plaques formant les aires interradiales. Les carinales et les dorso-latérales qui les suivent immédiatement sont entourées de pores tentaculaires, régulièrement disposés autour d'elles sur des rayons inclinés de 60°.

Le madréporite est compris entre trois plaques qui semblent représenter la basale et les deux plaques qui la suivent dans les autres aires

interradiales.

Il existe parmi les Etoiles de mer draguées par le Zlake trois individus

analogues aux précédents (pl. XXII, fig. 4), deux un peu plus âgés, l’autre

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plus jeune et qui peuvent appartenir à l’une des espèces de cette région.

Le plus jeune individu et l’un des plus âgés de la première série proviennent de Frederikstadt (Drag. n° 130) par 825 mètres de profondeur ; le troisième individu de la première série a été dragué à la Barbade (Drag. n° 281) par 527 mètres.

Le plus jeune des individus des Antilles (R=—7m;7=—3Mm R > 27) présente des dents sensiblement triangulaires, à base parallèle au bord du disque, à bords sutural et distal un peu échancrés, à bord adambulacraire armé de cinq piquants divergents, dont un piquant angulaire beaucoup plus large que les autres. Il n'existe que deux ou trois piquants surdentaires dont la position ne paraît avoir rien de fixe. Les plaques adambulacraires sont presque semi-circulaires ; elles portent chacune quatre piquants adambulacraires divergents et un ou deux piquants suradambulacraires. Entre les dents et les marginales ventrales 11 n’y a qu'une paire de ventro-latérales, en forme de trapèze, et portant chacune deux granules. Les marginales dorsales sont plus longues que larges et au nombre de cinq pour chaque bras: leur surface ventrale est lisse, et elles portent simplement, sur leur bord, quatre ou cinq granules espacés et saillants. Les marginales dorsales sont également au nombre de cinq pour chaque bras, dont la dernière très petite; la première forme, à elle seule, les bords du disque; la terminale est grande, en pentagone à base arrondie, avec sommet tourné vers la base des bras ; elle porte deux longs piquants divergents, entre lesquels sont deux piquants plus petits. Sur le disque on remarque de suite : 1°la dorso-centrale; 2° cinq interradiales circulaires de grande taille, les basales; 3° cinq radiales cireulaires, plus petites, touchant les cinq basales et alternant avec elles. Cinq petites plaques radiales, peu régulières, les sous-basales, séparent la dorso-centrale des basales et s’insinuent entre elles ; elles sont suivies de cinq autres petites plaques radiales qui séparent les basales les unes des autres, et arrivent ainsi au contact des radiales. Deux plaques assez grandes, exactement contiguës, séparent les basales des marginales et représentent les aires interradiales, dépourvues de papilles respiratoires. Une plaque, la première carinale, est seule entourée de six papilles res-

piratoires ; elle est suivie d’une seconde carinale, placée dans l'angle du

(TALISMAN. — Échinodermes.) 47

pentagone circonscrit par les marginales dorsales. Deux dorso-latérales forment série entre la radiale et la première marginale ; une entre la première carinale et cette même marginale ; mais ces diverses pièces sont imégalement développées, suivant le bras que l’on considère.

Le madréporite est à peine reconnaissable entre l’une des basales et les deux plaques qui la séparent des marginales.

La rareté des granules sur tout le corps est remarquable, mais peut

tenir à quelque accident de pêche.

Sur l'individu plus âgé (R— 19 Mm; 7 —6Mm; R>3r), la forme générale des dents et des plaques adambulacraires reste la même, mais les dents portent sept piquants adambulacraires et trois piquants bien développés le long de leur bord sutural ; les plaques adambulacraires ont sept piquants adambulacraires, dont un distal, plus développé que les autres ; puis deux séries longitudinales de granules surambulacraires. Les plaques ventro-latérales sont : 1” une petite interradiale contiguë aux dents, occupant le sommet d’un chevron formé de quatre plaques plus grandes, dont la dernière est triangulaire ; 2° une interradiale remplit tout l'intervalle compris entre les branches du chevron, ets’appuie en mème temps sur les marginales; cette interradiale semble parfois partagée par un sillon oblique en deux ou même en trois plaques.

Le nombre des marginales ventrales est de douze, toutes plus longues que larges et peu granuleuses. Il y.a treize marginales dorsales dont les deux dernières très petites. La terminale est en pentagone très allongé, à sommet aigu tourné vers la base des bras; elle porte deux piquants terminaux.

Sur le disque on distingue nettement, en plaçant le madréporite en arrière : {° la dorso-centrale et, près d’elle, l'anus correspondant à l’inter- ‘adius antérieur gauche; 2° cinq sous-basales polygonales, radiales, égales à la dorso-centrale et dont deux comprennent entre elles l'anus ; 3° cinq basales arrondies, plus grandes que les sous-basales et séparées par de petites radiales intercalaires, égales aux sous-basales ; 4° cinq radiales vraies, faisant suite aux radiales intercalaires ; 5° cinq carinales, faisant suite aux radiales et dont les deux premières sont entourées de papilles respiratoires ; 6° cinq rangées obliques de dorso-latérales, partant de la

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radiale et des quatre premières carinales. La première rangée est courbe et comprend quatre plaques; la deuxième en comprend trois, la troisième deux, la quatrième une.

La première rangée de chaque bras est contiguë à celle du bras voisin. Ces deux rangées, symétriques par rapport à la ligne interradiale, sont formées de plaques plus grandes que leurs voisines, ne comprennent pas entre elles de papilles respiratoires, et s’écartent pour aller rejoindre les radiales, en comprenantentre elles les basales. Elles forment la partie médiane des aires triangulaires interradiales, sans papilles, qui comprennent ici quatre rangées de une, deux, deux et quatre plaques, entre lesquelles il n’y a pas de papilles respiratoires. Ces papilles sont toutes comprises entre les carinales et les deux premières plaques, chaque rangée carino-marginale de dorso-latérales ; elles forment ainsi, à la base des bras, des aires contenant environ quatorze papilles.

Toutes les plaques sont planes et faiblement granuleuses.

Le madréporite est entre l’une des basales et les deux dorso-latérales qui la suivent immédiatement.

Le jeune individu de la Barbade est semblable à ce dernier. Une autre jeune Étoile de mer, draguée dans la même région, présente quelques traits de ressemblance avec les précédentes, mais avec des différences assez grandes pour qu’on doive la rapporter à un autre genre, peut-être le genre Anthenoides qu’elle rappelle par sa forme générale.

Dorigona ternalis.

1881. Pentagonaster ternalis, E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. IX, p. 20.

1884. Pentagonaster ternalis, E. PERRIER. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2°sére, ENT, fie: 292; pl. Life. d.

Dragages du Blake. — N° 173. — La Guadeloupe. — Profondeur 1342. — — N° 264. — Grenade. — Profondeur 761%.

Disque plat, pentagonal, à angles prolongés en bras longs et pointus. R = 100 Mm r = 30 Mm RS or.

Gouttières ambulacraires fermées, à l’état de repos, sur la partie proximale des bras, laissant apparaître sur leur partie distale les tubes ambulacraires dans des fossettes circulaires, ménagées pour eux.

Dents relativement petites, ne faisant aucune saillie sur la face ventrale et ne se distinguant pas, à première vue, des autres plaques ventrales, portant neuf piquants adambulacraires, très pressés les uns contre les autres, et dont les trois plus voisins de l'angle dentaire forment un groupe à part, un peu en retrait sur les autres. Ces piquants sont comprimés ou légèrement prismatiques et tronqués au sommet. La surface ventrale de chaque dent porte deux et quelquefois trois rangées longitudinales de granules gros, isolés, courts, les deux ou trois premiers pyramidaux, les suivants prismatiques, au nombre de six ou sept dans chaque rangée.

Les plaques adambulacraires ont, dès la première, leur forme normale ; jusqu’à la vingt-quatrième environ, elles sont rectangulaires, et portent, sur leur bord libre, de huit à dix piquants serrés, prismatiques ou comprimés, tronqués au sommet. À partir de la vingt-quatrième, les plaques commencent à présenter une saillie verticale qui s’accuse de plus en plus, sépare chaque tube ambulacraire du suivant, et s’avance presque au contact de la saillie correspondante de la plaque symétrique, de sorte que chaque paire de tubes ambulacraires arrive à être logée dans une sorte de petit puits cylindrique, nettement apparent jusqu’à l’extrémité des bras. Six ou sept piquants s’implantent sur le bord de cette saillie, deux ou trois sur la partie de la plaque demeurée rectiligne. Ces derniers sont plus grands que les premiers et coniques, au lieu d’être comprimés. Sur leur surface ventrale, les vingt-quatre premières plaques portent, en général, de gros granules disposés en trois rangées, parallèles entre elles, parallèles à la gouttière ambulacraire, mais peu régulières. Chacune de ces rangées contient d'ordinaire quatre granules dont les extrêmes sont un peu plus petits que les autres. Le premier ou le second granule proximal de la première rangée est fréquemment remplacé par un pédicellaire saillant, à trois ou quatre valves, dont les valves ressemblent à des granules un peu plus grèles, un peu plus saillants que les autres et légèrement incurvés vers l’axe commun autour duquel ils se disposent. Ces pédicellaires sont rares ou manquent tout à fait vers le dernier tiers des bras. Il se développe d'ordinaire un groupe spécial de granules, sur la face ventrale de la partie saillante des plaques adambu-

lacraires qui suivent la vingt-quatrième.

PENTAGONASTERIDZÆ. 373

Les ventro-latérales comprennent d’abord, le long de la bande formée par les adambulacraires, et immédiatement en dehors d’elle, une bande de grandes initiales que l’on peut suivre jusqu'à la vingt-deuxième ambulacraire, qui diminue déjà de largeur avant d'y arriver et disparaît au delà. Ces initiales sont rectangulaires, d’abord plus larges que longues et correspondent à peu près aux adambulacraires; elles se raccoureissent ensuite peu à peu, au point que trois d’entre elles ne correspondent plus qu’à deux adambulacraires. Chacune de ces plaques est couverte de gros granules arrondis, non contigus, semblables à ceux des plaques adambulacraires et formant cinq ou quatre rangées parallèles aux grands côtés de la plaque. Le nombre des granules de chaque rangée est de neuf ou dix sur les premières plaques; il est de trois sur les dernières où d’ailleurs la disposition en rangées s’efface; au centre de presque toutes ces plaques, il y a un petit pédicellaire bivalve.

On peut décrire les autres plaques comme formant une série de trois chevrons emboîtés les uns dans les autres, et dont le dernier comprend entre ses branches une plaque isolée. Chaque chevron est terminé par une plaque impaire, et les branches des chevrons successifs, abstraction faite de cette plaque, contiennent respectivement neuf, quatre et deux plaques. D'un chevron à l’autre les plaques se correspondent à peu près. Cette disposition pourrait à la rigueur dériver de la disposition par bandes ambulacro-marginales des types précédents, en supposant que les trois premières bandes n'’atteignent pas les marginales et que les suivantes s’incurvent pour arriver jusqu’à elles. Les plaques du premier chevron sont encore rectangulaires, les autres presque carrées; toutes sont couvertes de granules semblables à ceux des adambulacraires et des initiales, mais aucune d'elles ne porte de pédicellaires.

Les marginales ventrales sont au nombre de cinquante environ pour chaque bras, d’abord plus larges que longues, puis carrées, puis plus longues que larges à partir de la onzième ; elles sont couvertes de granules semblables à ceux des granules des autres plaques ventrales ; ces granules sont un peu plus serrés et plus réguliers sur le bord des plaques où ils ébauchent au-dessus de chaque suture une sorte de fasciole. Toute l’ornementation de la face ventrale est couverte d’un Jéger voile tégumentaire.

Les marginales dorsales ne correspondent pas très rigoureusement aux ventrales ; elles en sont séparées par un sillon bien marqué, et, comme leur surface et leur bord libre sont légèrement convexes, elles sont aussi séparées les unes des autres par un sillon très net. De même un sillon sépare, sur chaque bras, les plaques de droite, de celles de gauche qui ne se correspondent pas non plus très exactement, et sont même, par places, tout à fait alternes. Ces plaques sont uniformément couvertes de granules hémisphériques, espacés, un peu moins volumineux que ceux des plaques ventrales. Quelques-unes portent un petit pédicellaire bivalve, diversement placé. Elles sont contiguës, à partir de la septième comptée du sommet de chaque arc interbrachial. Chaque côté du pentagone discoïdal est done formé de quatorze plaques.

Les plaques dorso-latérales, carinales, et calicinales peu distinctes les unes des autres, au premier abord, vont en diminuant de dimensions depuis le centre du disque où elles sont arrondies jusqu'aux marginales près desquelles elles sont polygonales. On reconnaît de suite cinq aires triangulaires, ayant pour base les côtés du disque, où les plaques sont plus serrées et plus petites que partout ailleurs. Une plaque interradiale occupe le sommet de chacune de ces aires et paraît être une basale (4). On en voit, en effet, partir deux séries de huit petites plaques séparées par une ligne exactement interradiale et qui aboutissent aux premières marginales. Sur cette ligne interradiale et probablement sur toute l'étendue de l'aire qu’elle divise en deux moitiés symétriques, il n°y a pas de papilles respiratoires ; mais il ÿ en a sur toute la surface du disque et sur les cinq aires radiales, correspondant à sept rangées longitudinales de plaques, que séparent les aires interradiales. Ces papilles sont situées isolément autour des plaques et de préférence à leurs angles.

Les plaques quisuivent les deux rangées interradiales et qui paraissent, au premier coup d'œil, irrégulièrement disposées en mosaïque se laissent facilement grouper en rangées légèrement courbes ourectilignes quiaboutissent chacune à une carinale distincte. Dans chaque rangée, les dimen-

(1) Il existe néanmoins, en dedans du cercle deces cinq plaques, cinq autres interradiales, de plus grandes dimensions, qu’un seul cercle de huit à dix plaques sépare dela dorso-centrale et qui pourraientleur disputer la qualité de basales, sans avoir cependant leur importance morphologique.

PENTAGONASTERIDÆ. 370

sions des plaques diminuent de la carinale à la marginale ; en général, trois rangées correspondent à une même marginale ; le nombre total de ces rangées est de douze, les dernières ne contiennent qu'une seule plaque. On doit considérer comme la calicinale radiale, la carinale à laquelle aboutit la première rangée. Toutes ces plaques, bien nettement séparées les unes des autres, ont l'aspect de paxilles ; elles sont uniformément couvertes de sranules semblables à ceux des marginales dorsales, et portent, en outre, presque toutes, au voisinage d’un de leurs bords, un petit pédicellaire à longues branches en cuilleron, implantées dans une alvéole et pouvant se rabattre dans une logette particulière.

Le madréporite situé au premier tiers du rayon, à partir du centre du disque, est arrondi, légèrement plus grand que les plaques voisines et marqué de fins et nombreux sillons sinueux, rayonnant d’un point légèrement excentrique de sa surface ; il paraît situé en dedans de la basale.

La dorso-centrale est arrondie ; c’est la plus grande plaque du disque, quoique de fort peu. Auprès d'elle se trouve l’anus, bien distinct et entouré d’une quinzaine de piquants coniques rabattus sur lu.

Dorigona subspinosa.

1881. Pentagonaster subspinosus, E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. IX, n° 1, p. 21.

1884. Pentagonaster subspinosus, E. Perrier. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, t. VI, p. 234, pl. VI, fig. 1.

Dragages du Blake. — La Havane. — Profondeur 320%. — — Cariacou. — Profondeur 298".

= — La Barbade. — Profondeur 382.

Corps aplati; bras longs et pointus, réunis entre eux par un arc inter- O ?

brachial, à courbure continue, plutôt que par les côtés rectilignes d’un

pentagone.

R = 85 Mm r = 95 Mm R=3,4r d — 162 Mm.

Tubes ambulacraires bisériés, terminés par une ventouse normalement développée, quoique d'un diamètre un peu plus faible que celui du tube.

Dents triangulaires, mais se rétrécissant un peu au voisinage du sommet de leur angle buccal, de manière à se prolonger en une pointe

sur le bord adambulacraire de laquelle sont situés six piquants très serrés et très comprimés, formant un premier groupe, à la suite duquel viennent de quatre à six piquants plus développés; le long du bord sutural de chaque dent, six piquants, le premier comprimé, les autres coniques; deux piquants le long du bord distal, et dans l’aire circonserite par les trois lignes de piquants, un ou deux autres piquants.

Plaques adambulacraires petites, carrées, portant sur leur bord adambulacraire neuf ou dix piquants comprimés, et, en arrière de ceux-ci, sur leur surface ventrale, trois rangées parallèles à la gouttière ambulacraire, de piquants coniques, au nombre de quatre ou cinq dans chaque rangée. En raison de la position des piquants extrèmes de chaque rangée et des piquants de la dernière rangée sur le bord même des plaques, on peut aussi décrire la plaque comme bordée de piquants sur tout son pourtour, et présentant encore trois ou quatre piquants au centre du cerele formé par cette bordure. Les piquants du bord externe de la plaque se terminent brusquement en pointe aiguë. Sur quelques-unes des premières plaques trois, quatre où même cinq piquants, c’est-à-dire la presque totalité des piquants surambulacraires centraux, se groupent en un pédicellaire multuvalve.

A partir de la dixième plaque, le bord libre de chaque adambulacraire s'avance en coin entre les tubes ambulacraires consécutifs, de manière à en isoler chaque paire, et, sur les plaques de la seconde moitié des bras, la carène se localise sur la moitié proximale de chaque plaque dont le bord est ainsi d’abord convexe, puis rectiligne. Chaque paire de tubes ambulacraires est, de la sorte, contenue dans une sorte de petit puits spécial.

Les plaques ventro-latérales, étroitement serrées les unes contre les autres, se disposent en chevrons successifs, emboîtés les uns dans les autres. Les initiales, au nombre de quatorze pour chaque branche, forment le premier chevron dont le sommet est occupé par une interradiale contiguë avec les dents ; les autres chevrons, au nombre de trois, comprennent respectivement neuf, quatre et deux plaques, abstraction faite des interradiales qui occupent leur sommet ; une interradiale remplit l’espace laissé libre entre les branches du dernier chevron.

Les initiales, à ‘peu près rectangulaires, n'ont pas des dimensions

supérieures à celles des plaques qui les suivent; la forme des ventrolatérales n’est d’ailleurs pas très régulière, chaque plaque s’adaptant à l'espace laissé libre par ses voisines. Toutes les plaques sont entourées par une ligne continue de granules légèrement voilés par les téguments qui forment entre eux une indication de palmure. La surface de la plaque est occupée par cinq à huit granules inégaux, un ou deux d’entre eux étant plus grands que les autres. Ni les initiales, ni les autres plaques ventrales ne portent de pédicellaires.

Les plaques marginales ventrales sont au nombre de vingt-neuf à trente et une, pour chaque bras (cinquante-huit à soixante-deux pour chaque côté du corps). D'abord plus larges que longues, elles deviennent ensuite carrées, puis plus longues que larges. Toute leur surface est uniformément granuleuse, et les granules, abstraction faite de ceux qui bordent la plaque, forment dix à onze rangées assez régulières, disposées normalement au bord libre de la plaque; les granules alternent d’une rangée à l’autre. Ceux qui forment la bordure de la plaque sont un peu plus petits que les autres, très régulièrement disposés et sont recouverts par une couche tégumentaire qui forme entre eux une indication de palmure. Au centre de quelques-unes de ces plaques on trouve un ou deux pédicellaires à deux valves petites, mais allongées en forme de cuilleron, et implantées dans une alvéole de la plaque. Une vingtaine de plaques faisant partie de l'arc interbrachial portent de un à trois piquants obtus, robustes, ayant environ deux millimètres de long et un millimètre de diamètre. Ces piquants deviennent plus pets et plus nombreux, à mesure qu'on s'éloigne du sommet de l’are interbrachial.

Les plaques marginales dorsales ne correspondent pas rigoureusement aux ventrales; elles en sont séparées par un sillon latéral bien net. Elles sont d’abord rectangulaires et plus larges que longues, puis carrées, enfin plus longues que larges; elles s'élèvent légèrement de l'extérieur vers l’intérieur, de manière à faire un peu saillie au-dessus du disque et à former, en se rencontrant, plutôt une légère carène qu’un sillon. Sur leur bord externe, leur granulation est assez semblable à celle des

plaques ventrales; mais elle devient rapidement plus fine et moins

(TALISNAN. — Échinoderimes.) 18

régulière; les granules forment environ quatorze rangées radiales vers le sommet de l'arc interbrachial. Les plaques se touchent à partir de la sixième inclusivement; mais elles ne se correspondent pas exactement à droite et à gauche de chaque bras. Trois ou quatre de celles qui occupent le sommet des arcs interbrachiaux portent quelquefois un piquant.

Les plaques dorsales sont assez régulièrement hexagonales et assez régulièrement disposées. À première vue on distingue cinq aires interradiales dont la base correspond aux quatre premières marginales de chaque côté du sommet de l’are interradial, dont le sommet est occupé par une plaque exactement interradiale (basale) et, pour l’une d'elles, par le madréporite. Dans ces aires, les plaques sont plus petites, plus serrées que sur le reste du disque, et ne laissent pas apercevoir entre elles de papilles respiratoires. Les aires qu’elles séparent forment une figure pétaloïde, dont les bras sont radiaux et formés de neuf rangées radiales de plaques polygonales, plus granuleuses, plus espacées, que les autres, unies entre elles par des trabécules entre lesquelles sont des papilles respiratoires isolées, correspondant, à peu près aux sommets des plaques.

Une analyse plus exacte de la disposition des plaques montre qu'en réalité, elles se disposent suivant deux rangées interradiales, aboutissant à la basale, suivies, pour chaque côté des bras, d'autant de rangées qu'il ya de carinales. Dans chacune de ces rangées, les plaques diminuent de dimension de la carinale à la marginale. La première de ces rangées compte neuf plaques. Chaque plaque porte, en général, deux ou trois granules centraux, entourés de deux cercles de granules, le premier formé d'une douzaine de granules, le deuxième d’une vingtaine de granules rayonnants, plus petits et unis par une légère indication de palmure. Beaucoup de plaques portent un pédicellaire formé de deux valves allongées, implantées dans une alvéole, pouvant se rabattre chacun dans une fossette peu profonde, creusée entre deux piquants.

Le madréporite est grand, arrondi, marqué de fins sillons rayonnants à partir de son centre.

Les paxilles ne permettent pas d'apercevoir l'anus.

Remarque. — Chez les jeunes individus les piquants des marginales

peuvent manquer; l’espèce peut alors être facilement reconnue par les

caractères des pédicellaires de sa face ventrale.

Dorigona arenata E. Perrier.

PI. XXIV, fig. 5.

1881. Pentagonaster arenatus, E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative

Zoology, vol. IX, n° 1, p. 21.

1884. Pentagonaster arenatus, E. Perrier. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire

naturelle, 2 série, 1. VI, p. 236, pl. VII fig. 3 et 4.

Dragages du Blake. — Lat. N. 23°42. Long. O. 83°13". — Profondeur 157.

Travailleur, 1882. — Dragage 11. — Lat. N. 44°1/40”. Long. O. 92430". — Prof. 407%.

— À grands exemplaires.

— 1882. — Dragage 39. — Lat. N. 4°1130”. Long. O. 959. — Prof. 530".

3 moyens exemplaires.

— 1882. — Dragage 38. — Lat. N. 34°31/30”. Long. O. 1093’. — Prof. 636.

> exemplaires.

— 1882. — Dragage 1. — Lat. N. 44°4'. Long.

T'alisman, 1886. — Dragage 11. — Lat. N. 3521. Long. 9 exemplaires. — Vase, coraux.

— Dragage 18. — Lat. N. 33°33'. Long.

8 exemplaires. — Vase, coraux.

— Dragage 19. — Lat. N. 33°42’. Long.

4 exemplaires. — Vase, éponges.

— Dragage 20. — Lat. N. 33°43'. Long.

4 exemplaires. — Vases éponges.

— Dragage 22. — Lat. N. 33°47'. Long.

1 exemplaire. — Vases éponges.

— Dragage 30. — Lat. N. 32°38. Long.

| 2 exemplaires. — Vase et sable.

— Dragage 32. — Lat. N. 32°34', Long.

2 exemplaires. — Vase grasse.

— Dragage 34. — Lat. N. 32°27'. Long.

3 exemplaires. — Vase rouge.

Dragage 36a.— Lat. N. 31°34'". Long.

L exemplaire. — Vase rouge.

— Dragage 37. — Lat. N. 31°31'. Long.

— 6 exemplaires. — Vase rouge.

— Dragage 48. — Lat. N. 291’ . Long.

2 exemplaires. — Vase jaune.

12512" Prof. (0142 9095. — Prof. 1084".

. 10921. — Prof. 920,

. 14922. — Prof. 1105n.

. 41993. — Prof. 16359.

. 1229. — Prof. 14350,

. 4299". — Prof. 15907.

12915". — Prof. 1193».

. 12943". — Prof. 1050".

12°47. — Prof. 1050836".

1451". — Prof. 1180.

Exemplaires sur une verticale de 1803 mètres.

Cinq bras allongés, pointus, unis par des arcs interbrachiaux bien

développés.

Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse petite, normale.

Dents à pointe enfoncée vers la bouche, peu développées, non saillantes sur la face ventrale, présentant, dans leur partie rétrécie et plongeant vers la bouche, six piquants verticaux, prismatiques, très serrés les uns contre les autres et trois piquants plus grands, sur le reste de leur bord adambulacraire.

Piquants surdentaires irrégulièrement disposés ; en général, deux ou trois piquants assez gros le long des bords suturaux, deux le long du bord distal et quatre doublant les piquants admbulacraires.

Plaques adambulacraires à peu près carrées, à bord libre convexe, gardant cette forme jusqu'à l'extrémité des bras, et séparant les uns des autresles tubes ambulacraires. Piquants adambulacraires divergents, au nombre de six sur les premières plaques (quelquefois sept et rarement cinq), au nombre de sept sur la plupart des plaques de la seconde moitié des bras ; le premier et les deux derniers piquants plus courts et plus robustes que les autres qui sont grêles, obtus et présentent à leur base une indication de palmure. Deux ou trois rangées de gros granules surambulacraires, contenant chacune quatre granules; les granules de la première rangée souvent transformés en piquants coniques, obtus, plus courts, mais plus gros que les piquants adambulacraires; point de pédicellaires.

Plaques ventro-latérales disposées en trois ou quatre chevrons; le premier composé de treize plaques pour chaque branche, plus une interradiale appliquée contre les dents; le deuxième composé de huit plaques, plus l’interradiale; le troisième de cinq plaques plus l’interradiale; le quatrième comprend deux plaques, outre l’interradiale; une interradiale isolée remplit l’espace compris entre les branches. Cette dernière est quelquefois refoulée entre les marginales et prend aimsi l'apparence d’une marginale interradiale, triangulaire, à sommet dirigé vers l'extérieur, présentant d’ailleurs l’ornementation des autres marginales. Les premières plaques de chaque chevron, presque carrées on irrégulièrement polygonales, ont des dimensions longitudinales et transversales équivalentes; les dernières sont plus allongées dans le sens de la gouttière ambulacraire que dans le sens perpendiculaire,

et la dernière est en triangle allongé. Les plaques du premier chevron, qu'on peut considérer comme les initiales de rangées ambulacromarginales dont les trois premières seraient incomplètes, sont plus grandes que les autres ventro-latérales; elles sont aussi légèrement plus grandes que les adambulacraires auxquelles elles ne correspondent pas exactement. Toutes les plaques ventrales sont couvertes de gros granules arrondis, légèrement voilés par les téguments et dont on compte cinq rangées de cinq sur les initiales carrées, ou parfois, cinq rangées de six lorsque ces plaques s’allongent parallèlement à la gouttière ambulacraire. Sur aucune de ces plaques 1l n’y a trace de pédicellaire.

Les marginales ventrales sont au nombre de vingt-six pour chaque bras (cinquante-deux pour chaque côté du corps), d’abord plus larges que longues, puis devenant graduellement plus longues que larges: elles sont couvertes de granules semblables à ceux des ventro-latérales et dépourvues de pédicellaires; à partir de la quatrième elles sont en contact avec les adambulacraires. Trois d’entre elles environ correspondent à quatre adambulacraires.

Les marginales dorsales ne correspondent qu'imparfaitement aux ventrales et, d’un côté à l’autre d’un même bras, ne se correspondent aussi que d’une manière imparfaite; elles sont au nombre de vingt-cinq pour chaque bras (cinquante pour chaque côté du corps); elles suivent cependant les mêmes modifications de forme que les marginales ventrales et sont, comme elles, uniformément granuleuses et sans pédicellaires; leurs granules sont seulement plus fins. À partir de la sixième inclusivement, elles se rencontrent sur la ligne médiane des bras sans laisser entre elles de sillon. La terminale est petite, granuleuse, en pentagone allongé, à sommet tourné en arrière.

Sur la surface dorsale on distingue immédiatement cinq aires triangulaires, interradiales, et cinq aires pétaloïdes, radiales. La base des aires interradiales correspond aux marginales interbrachiales, et leur sommet à une interradiale (basale). Immédiatement en arrière de l’une de ces cinq interradiales, se trouve le madréporite. Les plaques composant les cinq aires interradiales sont plus petites et plus serrées que celles des aires radiales pétaloïdes; on n'apercoit pas entre elles de papilles respi-

ratoires, elles sont polygonales, couvertes de granules semblables à ceux des marginales dorsales et, à l’exception de quelques-unes de celles qui forment les côtés du triangle, ne portent pas de pédicellaires. Les plaques des aires pétaloïdes radiales sont également polygonales, plus grandes, plus espacées; elles laissent apercevoir entre elles, à leurs angles, des papilles respiratoires isolées; elles sont uniformément granuleuses; presque toutes portent, près de leur bord, un pédicellaire à branches allongées, implantées dans une alvéole et pouvant se rabattre chacune latéralement dans une fossette creusée entre deux granules. Comme d'habitude, toutes ces plaques se distribuent en deux rangées interradiales, aboutissant à la basale, et une série de onze rangées aboutissantchacune à une carinale; trois de ces rangées correspondent, en général, à une même marginale.

La plaque madréporique est plus grande que les plaques voisines et marquée de fines côtes ramifiées, rayonnant à partir de son centre, et séparées par autant de fins sillons.

Les paxilles ne laissent pas toujours apercevoir l'anus; il existe cependant et est entouré de sept papilles calcaires coniques.

Observation. — Cette espèce est du petit nombre de celles qui sont communes à la région occidentale de l'Atlantique explorée par le 7ravailleur et le Talisman et à la région orientale, si bien étudiée dans les mêmes latitudes (mer des Antilles et golfe du Mexique), par M. Alexandre Agassiz.

Chez les individus de cette dernière provenance, le rapport de R à r varie de 3, 5 à #, le nombre des plaques marginales de vingt-huit à cinquante-deux, pour chaque côté du corps, chez les exemplaires des régions orientales.

Chez les individus de l'Atlantique oriental, les plaques marginales ne sont pas toujours inermes; quelques-unes portent des indications de piquants marginaux et semblent s'acheminer ainsi vers la Dorigona subspinosa, E. P. Mais le nombre des piquants adambulacraires reste de six, au lieu de s'élever à huit comme chez cette dernière espèce.

PENTAGONASTERIDÆ. 383

Dorigona Jacqueti.

Planche XXI, figure 4,et planche XXII, figure 5.

Travailleur, 1881. — Dragage 394. — Lat. N. 445". Long. O. 9932’. — Profondeur 1037. — À exemplaire. — Sable noir, corail.

— 1882. — Dragage 2. — Lat. N. 445". Long. O. 7°56. — Profondeur 608". — } exemplaires.

— 1882. — Dragage 68. — Lat. N. 44°2’. Long. O. 9°7. — Profondeur 609". — 2 exemplaires.

— 1882. — Dragage 71. — Lat. N. 43%58'. Long. O. 750". — Profondeur 900". — 2 exemplaires.

Talisman, 1883. — Dragage 8. — Lat. N. 35°55’. Long. O. 9°. — Cap Spartel. — Profon-

deur 540%, — 2 exemplaires. — Vase, coquilles.

— 1883. — Dragage 17. — Lat. N. 53°33’. Long. O. 11°19°. — Profondeur 550". — 6 exemplaires. — Vase, coraux.

— 1883. — Dragage 51. — Lat. N. 28°35". Long. O. 15°36". — Canaries. — Profondeur 1238". — 1 exemplaire. — Vase jaune.

18 exemplaires répartis sur une verticale de 698 mètres.

Cinq bras réunis par un arc interbrachial bien développé. R— 86 Mm r —21Mm Rare

Tubes ambulacraires bisériés, terminés par une ventouse normalement construite, à peu près de même diamètre que le tube.

Dents petites, triangulaires, à extrémité buccale légèrement rétrécie et armée de six piquants très serrés, relativement petits, prismatiques, tronqués, suivis de cinq ou six piquants plus gros, divergents, qui complètent l’armature de leur bord adambulacraire; six piquants coniques le long du bord sutural des dents; trois le long de leur bord distal et entre ces trois lignes de piquants, une ligne longitudinale irrégulière, de quatre piquants auxquels peuvent venir s'ajouter des piquants accessoires.

Plaques adambulacraires carrées, présentant d’abord un bord libre rectiligne, puis, à mesure qu’on s'éloigne de la bouche, un bord de plus en plus convexe qui s’insinue entre les paires de tubes ambulacraires sans arriver cependant à former une logette pour chacune d’elles. Le nombre des piquants adambulacraires croît à mesure que les bords de la plaque deviennent plus convexes; au nombre de cinq sur les premières plaques, il arrive à être de dix ou même onze sur le dernier tiers des

bras; les piquants de la moitié proximale du bord sont alors plus grèles et plus nombreux que ceux de la moitié distale; tous ces piquants forment ensemble un peigne divergent. Sur leur surface libre, les plaques de la première moitié des bras environ portent deux rangées de granules courts et coniques, parallèles à la gouttière ambulacraire et comprenant chacune cinq gros granules allongés, coniques; plus loin, quelques granules de la première rangée se déplacent vers le bord libre de la plaque et un ou deux granules peuvent se développer entre cette rangée et le bordambulacraire de la plaque. De la sorte la disposition des granules surambulacraires peut arriver à paraître tout à fait irrégulière ; aucun d’eux ne se développe d’ailleurs en véritable piquant. Les plaques adambulacraires sont dépourvues de toute trace de pédicellaire.

Lesplaques ventro-latérales présententladisposition enchevron, comme chez les autres espèces du groupe. Les plaques constituant les branches du premier chevron etqu’on peut aussi considérer comme lesinitiales de rangées ambulacro-marginales d’abord incomplètes, puis complètes, sont au nombre de dix-huit non compris l’interradiale, celles du second chevron de neuf ou dix; celles du troisième chevron de six; celles du quatrième chevron de quatre; enfin, cinq plaques disposées en triangle peuvent être considérées comme constituant un cinquième chevron à branches contiguës. Toutes ces plaques sont couvertes de gros granules coniques, voilés, et même, sur les bords des plaques, où les granules sont plus petits, légèrement palmés par les téguments. Chaque plaque porte, à son centre, de six à huit granules un peu inégaux, et est entourée de quinze à vingt granules coniques un peu plus petits. Les initiales constituant le premier chevron portent presque toutes à leur centre un petit pédicellaire à deux valves saillantes, en cuilleron, implantées dans un alvéole et pouvant se rabattre chacune dans une petite fossette latérale perpendiculaire à la direction de l’alvéole. La plupart des plaques ventro-latérales sont carrées; les dernières de chaque chevron tendent cependant à s’entamer perpendiculairement au chevron et la dernière est triangulaire. :

Les marginales ventrales, légèrement convexes, bien séparées les unes desautres,sontaunombrede vingt-cinqenviron pour chaque bras(cinquante pour chaque côté du corps); une ventro-latérale interradiale peut acci-

dentellement pénétrer entre elles. Ces plaques d’abord plus larges que longues deviennent ensuite carrées, puis plus longues que larges; elles sont uniformément couvertes de granules arrondis, un peu plus petits que ceux de la face ventrale; leurs granules marginaux sont un peu plus petits, plus pointus et plus régulièrement disposés que les autres, de manière à former une indication de fasciole. À partir de la quatrième inclusivement, elles sont contiguës avec les adambulacraires, et correspondent à une et demie ou même à deux de ces dernières.

Les plaques marginales dorsales sont à peu près en même nombre que les ventrales, sans cependant leur correspondre rigoureusement ; elles ne se correspondent pas davantage, d’une manière absolue, d’un côté à l’autre d'un même bras. Leur forme se modifie graduellement de la même facon que celle des plaques marginales ventrales. Elles sont couvertes de granules plus petits, plus serrés que ceux des plaques ventrales, et portent, en outre, un ou deux pédicellaires bivalves, à branches allon- . gées en cuilleron, fixées dans un alvéole et pouvant se rabattre chacune dans une fossette ménagée entre les piquants. Elles se touchent à partir de la cinquième inclusivement, et s'unissent de manière que les bras soient très légèrement carénés.

Les dorso-latérales se répartissent en cinq aires interradiales triangulaires et en einq aires pétaloïdes, radiales. Les aires interradiales, formées de petites plaques, sont relativement petites, peu apparentes; les aires radiales sont, au contraire, larges, de sorte que les papilles respiratoires sont visibles sur une beaucoup plus grande étendue du disque. On reconnait d’ailleurs encore l’arrangement des plaques en rangées obliques dont les carinales forment le point de départ; les deux premières rangées de deux bras consécutifs arrivent à se toucher immédiatement au-dessous d’une interradiale qui est probablement la basale, et demeurent contiguës jusqu'aux premières marginales. Les plaques diminuent graduellement de hauteur dans chaque rangée. Presque toutes, aussi bien dans les aires radiales qu’interradiales, portent un petit pédicellaire à deux valves en cuilleron, semblable à ceux des autres espèces.

Le madréporite est pentagonal, un peu plus grand que les plaques voi- 5 ) 8 |

(TALISMAN. — Échinodermes .) 49

sines, marqué de côtes ramifiées, rayonnant à partir du centre, séparé par autant de sillons de même largeur.

L’anus est peu apparent.

Genre ROSASTER, nov. gen.

1881. Pentagonaster (pars), E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. IX, n° 1, page 22.

1884. Pentagonaster (pars), E. PERRIER. — Nouvelles archives du Muséum, 2° série, t. VI. p. 238.

Cinq bras assez courts, réunis par un are interbrachial à courbure bien prononcée. Tubes ambulacraires de dimension moyenne, non saillants sur la face ventrale, avec de nombreux piquants adambulacraires grêles et une rangée de larges piquants surdentaires le long du bord sutural.

Plaques adambulacraires à bord sensiblement rectiligne, à peine légèrement convexesur le dernier tiers des bras, avec une rangée parallèle à la gouttière de piquants surambulacraires dont un ou deux sont plus longs et plus gros que les piquants ambulacraires, coniques et mobiles.

Ventro-latérales plus grandes que les adambulacraires, disposées en deux chevrons, le dernier formé de trois plaques contiguës. Toutes ces plaques uniformément couvertes de longs granules caducs.

Marginales ventrales assez nombreuses, diminuant de dimension de la base au sommet des bras, d’abord plus larges que longues, mais devenant peu à peu plus longues que larges ; à granules saillants.

Marginales dorsales bien développées, correspondant aux marginales ventrales, se correspondant entre elles sur les deux côtés d’un même bras, contiguës sur la plus grande partie de la longueur des bras, couvertes de granules isolés, allongés, très saillants.

Basales se distinguant par leur taille plus grande; radiales et carinales de mème dimension et de même forme que les discoïdales et les dorsolatérales. Toutes ces plaques, en forme de paxilles, sont très saillantes, très distinctes les unes des autres, entourées de longs granules rayonnants.

Madréporite nu, bien distinct, à fines côtes ramifiées, rayonnant à

partir du centre, séparées par des sillons de même largeur.

PENTAGONASTERIDÆ. 387

Papilles respiratoires uniformément distribuées surla surface dorsale, sauf le long des lignes interradiales.

Anus distinct.

Point de pédicellaires d'aucune sorte.

Rosaster Alexandri.

1881. Pentagonaster Alexandri, E. Perrier. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. IX, n°4, p. 22.

1884. Pentagonaster Alexandri. Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2 série, tome VI, page 238, planche VI, figures 3, 4, 5, 6, 7 et8.

J'ai donné sur cette espèce et ses variations d'assez nombreux détails dans mon Mémoire sur les Stellérides draguées dans le golfe du Mexique et la mer des Antilles, pour qu'il soit inutile de revenir sur sa description que complète d’ailleurs la caractéristique du genre, en mettant en relief les particularités qui ne permettent de la ranger dans aucun des genres récemment créés.

Genre PHANERASTER, nov. gen.

Corps pentagonal, plat ; mais à côtés profondément échancrés.

Dents petites, triangulaires à piquants adambulacraires dressés, prismatiques, suivis de deux rangées de piquants surdentaires, celle qui avoisine le bord sutural étant formée de piquants plus petits.

Plaques adambulacraires rectangulaires, portant deux ou trois piquants adambulacraires cylindriques, dressés ; deux rangées serrées de piquants surdentaires el une rangée de granules parallèles à la gouttière ambulacraire.

Plaques ventro-latérales grandes, polygonales, couvertes de gros granules, avec un ou deux granules plus proéminents au centre, ne se disposant nettement ni en bandes ambulacro-marginales, ni en chevrons.

Plaques marginales ventrales nombreuses, se rapetissant un peu de la base au sommet des bras, convexes, nues, entourées d’une rangée de sranules.

Plaques marginales dorsales correspondant aux ventrales, semblables

à ces plaques.

Toutes les plaques dorsales circulaires, couvertes de granules aplatis, avec de très petites plaques, à trois ou quatre granules, intercalées entre elles.

Dorso-centrales, sous-basales, basales, radiales et carinales nettement reconnaissables à leur position, mais sensiblement de même grandeur que les autres plaques dorsales. Une bande interradiale étroite, sans papilles respiratoires, allant des basales aux marginales ; bande interradiale composée de plaques qui sont alternativement disposées par paires et isolées ; apiciale petite, inerme.

Toutes les plaques dorsales, mais particulièrement les calicinales et les dorso-latérales contiguës aux carinales, susceptibles de s'élever en un volumineux piquant conique.

Madréporite grand, situé à l'extérieur de l’une des basales, compris entre elle et deux dorso-latérales réniformes:; couvert de fines côtes rayonnantes el ramifiées, séparées par des sillons de même largeur et reliées par de minces trabécules.

Papilles respiratoires disposées par petits groupes dans les espaces que laissent entre eux les cercles tangents des plaques dorsales ; uniformément réparties sur tout le disque, sauf les cinq étroites aires interradiales.

Point de pédicellaires d'aucune sorte.

Une espèce de toutes les mers chaudes: le P. semilunatus ; une espèce d'origine inconnue : le P. Lamarcku.

Phaneraster semilunatus, Linck.

1733. Pentagonaster semilunatus, Livck. — De Stellis marinis liber singularis, p. 21, pl. XXIII, n° 37, pl. XXIV, n° 39, pl. XX VII, n° 45.

1816. Astersas tessellata, LaAmaArcK; var C. et D. — Animaux sans vertèbres. T. II, p. 238 (Édition Deshayes et Milne-Edwards, 1840).

1840. Gomaster cuspidatus, GRAY. — Annals and magazine ofnatural history. T. VI, p.280.

1842. Astrogonium cuspidatum, MüLcer et Troscue. — System der Asteriden, p. 56.

1876. Pentagonaster semilunalus, E. PERRIER. — Archives de Zoologie expérimentale. Le série No p 2%

Dragage 104. — Iles du Cap-Vert. — Faible profondeur. — 6 exemplaires.

Cette espèce à l’état vivant est d'un rouge un peu terne, avec les piquants d’un rouge vermillon splendide.

PENTAGONASTERIDÆ. 389

Genre PENTAGONASTER, Linck.

Corps aplati, de forme pentagonale, à côtés assez souvent plus ou moins concaves.

Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse bien développée.

Dents petites, triangulaires, à surface ventrale plane, à bord sutural presque rectiligne, à piquants adambulacraires droits, serrés, prismatiques, tronqués; des granules le long du bord distal et du bord sutural; quelques autres entre ces lignes, sur la surface ventrale de la dent.

Plaques adambulacraires à piquants serrés, prismatiques, avec deux ou trois rangées de granules surambulacraires, parallèles à la gouttière ambulacraire.

Ventro-latérales nombreuses, polygonales, souvent granuleuses, un peu plus grandes que les adambulacraires, disposées en mosaïque, ne laissant pas apparaître de disposition en séries ambulacro-marginales.

Plaques marginales ventrales peu nombreuses, grandes, les deux dernières brusquement plus petites que les autres.

Marginales dorsales correspondant aux ventrales par leur forme et leur position.

Calicinales et carinales assez souvent un peu plus grandes que leurs voisines; toutesles plaquesdorsales arrondies,planes ou légèrementconvexes.

De petits pédicellaires valvulaires, tantôt sur les adambulacraires, tantôt sur les initiales des séries ventro-latérales, les plaques marginales ou les plaques du disque.

Papilles respiratoires absentes sur cinq aires triangulaires interradiales, ayant pour base le bord du disque et pour sommet l’une des basales.

Madréporite situé à l'extérieur de l’une des basales, marqué de côtes rayonnantes ramifiées, parfois anastomosées, séparées par des sillons de moindre largeur.

Anus distinct, entouré de papilles calcaires.

Toutes les plaques paraissent être granuleuses dans le jeune àge; mais les granules sont souvent cadues, et, à l’âge adulte, ne forment alors qu’une bordure tout autour de chaque plaque.

Les premières espèces de Pentagonaster ont été décrites par Linck

(P. semilunatus, P. reqularis). La première de ces deux espèces est devenue, dans ce mémoire le type du genre Phaneraster; la seconde, très régulière, presque géométrique méritait tout particulièrement le nom de Pentagonaster et, bien qu'il soit difficile de la reconnaître avec une certitude absolue, parmi les nombreuses formes tout à fait voisines, qui ont été décrites depuis, il convient de laisser le nom si bien choisi par Linck au groupe générique dont elle a été le premier spécimen figuré et qui ne peut laisser aucun doute; elle est, par sa forme pentagonale et ses plaques marginales, manifestement voisine des Pentagonaster les plus typiques, tels que ?. grandis, P. Perrieri, ete. Les espèces

actuellement acceptées sont les suivantes :

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