‹ Echos de Québec [microforme]Chapitre 20 sur 25 · SR NN PS RS ER A STE ECS · texte numérisé non relu

SR NN PS RS ER A STE ECS

somrnhpenennes

eurensement pas entendu le piano. Mais, hélas ! ans les morceaux moins bruyants, il m'a bien

lu le subir. Jamais je n'aurais cru qu'on put

156 L'art et le métier

pousser l'audace du bras jusqu’à cette limite : je re parle pas des doigts, ils n’y paraissaient que comme hors d'œuvre. Jamais clavier n'a émis des sons plus étranges et à la fois plus prétentieux. | Je ne suis pas fort en harmonie, c’est ce qui m'a sauvé: un compositeur y eût laissé sa raison, et les mânes de Bellini ont dù ressentir, du haut de leur glorieux séjour, de frénétiques tressaillements, Joignez à cet accompagnement barbare la psal modie creuse du comte dans de grand air Vi ra viso, et vous concluerez avec moi qu'il est impo sible de mieux s'entendre pour abîimer un chef

d'œuvre.

Il faut pourtant le dire, dans tout ce chaos, dan Br ce froissement indigne de choses si belles, il y a e&f'y a un petit oasis qui m’a un peu reposé, c’est le chœudni n A fosco cielo. Je vous assure que ce n'était palBumi trop mal rendu ; mais, par exemple, il n’y a eRfénie

que cela... et le ténor qui, malgré sa voix usétlme,

L'art et Je Métier 157 EC —

montrait de lemps à autre araissaient que MN rle

ae ete limite : je qu'il comprenait son

* Sa phrase avait même assez d'école.

lavier n’a émis lus prétentieux,

Pendant l’entr’acte, les cuivres Ont joué, dans MU slyle qui Chassait les gens Vers Ja buvette. "est ce qui m'a

sé sa raison, et ir, du haut de

ressaillements,

Que vous dirais-je? Les deux autres actes lé donnés avec le même su Son éreintement.

vbare la psalthanté nd air Pa ravMicte.

u’il est imposlutôt Une pantalonnade Pplaudis de n'avoir

s dévergondages.

imer un chef

PS Compris dans tous se

ce chaos, dans Bref, je suis resté jusqu’à Ja fin,

l'y avait pas assez de siéges.

Ï m'a poussé à Subir jusqu'à Umiliant pour mes oreilles.

e, il n’y aeKhnie? Est $ sa voix uséelme,

debout, car il Je me demande ce la fin ce Châtiment

Est-ce mon mauvais -Ce ce senliment, nature

qui fait toujours espérer, en

belles, ilyae c’est le chœu ce n’était pe

l à une bonne dépit même du

3 ï | ï WI

198 L'art et le métier

————— mn,

bon sens, que les choses finiront par s'améliorer ? Je l'ignore et ne veux pas chercher à le savoir. | C'est assez d’avoir reçu la blessure sans se com-: plaire à retourner le fer dans la plaie.

— Bien sûr, disais-je en sortant à un ami, demain, la salle sera vide, ou, du moins, les gens trouveront où s'asseoir.

Je m'étais trompé. Ils sont restés une semaine, et tous les soirs ils ont eu salle comble. Ils ont même joué Fra Diavolo, et je ne suis pas sûr qu'ils

n’aient pas répété la Somnambule. Ça été un succès sur toute la ligne. Savez-vous pourquoi? Vos journaux les avaient loués ; les nôtres ont emboité J le pas, à une seule exception près. Cette exceptio rita est le Mercury ; il mérite qu’on le nomme, car ses qui comptes-rendus, sont toujours faits avec impartialité dois el une grande connaissance du sujet. Les articles bon: des autres étaient ronflants, flatteurs au superlalif

L'art et le Métier

r s'améliorer ? M &lorificateurs !

dans r à le savoir. M leurs barbes! Il Ont cru que nous les prenions sans se com- MN au sérieux et Ont mesuré ] ‘étendue de notre Savoir

; Musical par Ja critique de nos

it à un ami,

oins, les gens jours-ci

une semaine, ble. Ils ont pas sûr qu’ils

été un succès

arquoi? Vo sontemboité Je conçois que, lorsqu'il s'agit de COnGer': chatte exception tables, organisés Par la bonne v

olonté d’amaieurs mme, car ses

cimpartialit@{ doive pratiquer l'indulgence, Les article@ bons conseils, s'abstenir au superlatit® vérité rendrait déplacée.

et tout en donnant de d’une critique que sa

160 L'art et le métier

Mais lorsqu'on a affaire à des gens qui font une profession, ou plutôt un métier de l’art, et qui viennent, sans aucune vergogne, tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes— pardon pour cette locution—ne serait-il pas à propos de nous affirmer un peu et de faire voir à ces brocanteurs de doubles croches, que nous savons distinguer entre le comte Rodolphe et le général Boum Boum ?

Notre impresarsio, j'oubliais de le dire, a donné Ja Grande Duchesse. On me dit que ce n’était pas mal. Je veux bien le croire: je n’y ai pas assisté, la première soirée m'avait découragé. Qu'on s'en tienne à Offenbach, mais qu’on ne touche pas aux chefs-d'œuvre.

Aurons-nous une fois cette volonté d'encourager là bonne musique et de décontenancer la musique détestable : je l'espère sans vouloir trop y compter.

ATARI qui font une l'art, et qui ter de nous lanternes— pas à propos ir à ces brolous Savons

t le général

ire, a donné > n'était pas pas assislé,

Qu'on s'en he pas aux

‘encourager la musique ‘ycompter,

L'art et le Métier 161 Il faut que Ja Presse nous aide.

pouvons beaucoup : Sans elle, nous rien, ou à Presque rien.

N'arriverons à

Nous Sommes e

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