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C’est un devoir de bénir le nom du Seigneur, quand malheur nous frappe, aussi bien que nous le bénissons qua un bonheur nous arrive, et de recevoir avec joie les p dures épreuves. }
: Oe Akha, au nom de R. Lévi, le déduit de ce ver Neg RO ASO A ne
La bonté et le droit, je les chanterai, — a toi, Eternel, mes accents,
c’est-a-dire : je te louerai aussi bien pour un acte de justice sévére que pour un acte de bonté.
R. Samuel le déduit de ce verset : (11
Au Dieu de bonté j’'adresse mes louanges,
Au Dieu de justice j’adresse mes louanges...
R. Tankhoum le déduit du verset suivant (CXVIL, 13) : ‘ La coupe du salut, je la léve ‘
et le nom de I’Eternel, je Vlinvoque.
c'est-a-dire : soit dans la joie, soit dans la souffrance. — D’autres le déduisent de la phrase suivante de Job (I) :
~« Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom du Peiencu « soit béni ».
de R. Méir et de R. Akiba :
Que l'homme s’habitue 4 dire, & chaque événement « Ce que Dieu fait, il le fait pour notre bien ».
- C’est ainsi que R. Akiba, étant en voyage, arriva dans un endroit ot il lui fut impossible de trouver une hdtellerie, et il dut passer la nuit a la belle étoile. I] ne manqua pas, en cette circonstance, de dire: « Ce que Dieu fait, il le « fait pour notre bien ».
Il avait avec lui un coq — qui devait lui annoncer le jour — un 4ne et un flambeau. Un vent se leva et éteignit la lumiére. Un chat survint qui mangea le coq, et un lion qui dévora |’ane. « Ce que Dieu fait, il le fait pour notre « bien ». répéta Akiba.
Pendant la nuit, une bande de sales s abattit sur cet endroit ow il n’avait pas trouvé l’hospitalité et tous les habitants furent emmenés prisonniers. « N’avais-je pas raison de « dire, s’écria Akiba, quand le vent a éteint la lumiére qui « aurait pu trahir-ma présence, et que furent dévorés les, « animaux qui auraient pu attirer sur moi l’attention des « bandits, de proclamer que: « ce que Dieu fait, il le « fait pour notre bien ? »)
(Berakhot, 60°).
LVI, 11 | THs OyNwy) yom SPW OTP
Il est dit ici:
Car elle s’éléve jusqu’aux cieux, ta grace, et jusqu’aux nues, ta fidélité;
et ailleurs (Ps. XXVIII), il est dit :
Jusqu’au-dessus du ciel va ton nom !
Il n’y a pas de contradiction entre ces deux passages. Ici, en effet, il s’agit de ceux qui accomplissent les préceptes divins avec amour, et 14, sans enthousiasme, ni conviction.
De 1a la parole de R. Jehouda :
Que l’on se livre 4 l'étude de la Tora et qu’on s ‘occupe de bonnes ceuvres avec n’importe quel sentiment; car, si au commencement on s’acquitte de son devoir froidement et sans conviction, on finira par le faire avec amour et avec conviction.
(Pesakhim, 50°).