‹ Éclairage à l'électricitéChapitre 27 sur 98 · POIDS TOTAL · texte numérisé non relu

POIDS TOTAL

delà

MACHIKB.

PRIX

kilog.

fr.

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Machine Thomson-Houston pour incandescence. — L'aspect extérieur des dynamos Thomson-Houston pour incandescence est le même que celui des dynamos pour arc voltaïque; mais les induits tout entiers et la garniture des inducteurs diffèrent beaucoup dans les deux systèmes. La machine pour incandescence a, en effet, un induit avec enroulement Siemens et collecteur multiple Gramme, et un inducteur à double enroulement; les appareils de régulation, le souffleur et les doubles Trotteurs sont supprimés.

Fig. 130. — Machine Schuckert.

Sur les noyaux de l'inducteur est enroulé un fil relativement fin monté en dérivation sur les bornes de la machine. Puis le courant total, produit par l'induit, traverse un second fil enroulé sur le premier, mais suivant une inclinaison contraire par rapport à l'axe. Cette disposition permet de faire varier à volonté la différence de potentiel aux bornes en réglant la machine, et elle maintient cette différence constante pendant la marche, quelle que soit d'ailleurs la résistance totale du circuit extérieur.

Nous n'insisterons pas sur les avantages que présente cette machine, qui est moins originale et moins intéressante que l'autre En l'étudiant, MM. Thomson-Houston ont simplement voulu résoudre un problème déjà maintes fois résolu par d'autres

DYNAMOS A COURANT CONTINU

inventeurs, tout en conservant le dispositif principal de leur dynamo pour Tare voltaïque; et, somme toute, ils ont fait un appareil aussi satisfaisant que la plupart des appareils congénères.

Machine Schuckert. — Les machines Schuckert (Fig. 130) diffèrent du type normal Gramme par les trois points de détail suivants :

1** La bobine allongée est remplacée, comme dans les machi-

Fig. 131. — Machine Elphinstone et Vincent.

nés Gulcher, par un disque méplat, analogue à celui indiqué dans le brevet Gramme de 1869 (Fig. 100-101) ;

2*» Les flasques sont ouvertes sur un des côtés, pour permettre de sortir Tinduit facilement en cas de réparation ;

3° Les pièces polaires sont disposées verticalement, ce qui est la conséquence de l'emploi dun disque.

M. Schuckert s'est fait de bonne heure le propagateur, en Allemagne, des machines à induit annulaire plat, et il est parvenu à construire d'excellentes dynamos sans sortir des formes primitives. Tous les organes de ses appareils sont soignés; les

paliers ont un graissage automatique ; les balais peuvent tourner pour recevoir le meilleur calage, et être facilement renversés, si la machine est appelée à tourner en sens opposé ; les collecteurssont en dehors du bâti et peuvent être remplacés sans aucune difficulté, etc. Somme toute, si M. Schuckert n'a pas le mérite de rinvention, il a tout au moins celui de la bonne exécution; ses dynamos sont très répandues dans l'Europe centrale et dans quelques parties de la France.

Machine Elphinstone et Vincent. — Cette dynamo que nous représentons (Fig.131) est très originale, mais un peu compliquée.

L'inducteur est formé de 6 pôles extérieurs et de 6 pôles intérieurs. Entre ces pôles tourne un cylindre en papier mâché qui porte les fils induits. Ceux-ci sont constitués par des cadres plats placés obliquement sur le cylindre. Les cadres sont reliés à un collecteur Gramme. Deux balais suffisent pour recueillir l'ensemble des courants produits par les 6 pôles de l'inducteur.

Nous avons vu fonctionner cette machine à l'Exposition de Vienne, en 1883, et nous avons surtout remarqué ses petites dimensions eu égard à son débit. Elle nous paraissait alors réaliser assez pratiquement l'idée de M. Hefner-Alteneek qui consistait à faire tourner les fils de l'induit entre l'inducteur et un anneau de fer central. Les pôles de l'inducteur déterminaient dans l'anneau de fer des pôles de noms contraires, et le fil tournait entre deux pôles.. Pour donner plus de puissance à leur machine, MM. Elphinstone et Vincent avaient simplement remplacé l'anneau par un second inducteur.

Machine Bûrgin. — En 1877, M. Burgin a combiné une dynamo qui est caractérisée par son induit (Fig. 132).

Au heu d!un simple anneau, il y a dans cet induit plusieurs anneaux séparés, montés sur le même axe de manière à former une sorte de tambour. Les bobines partielles de ces anneaux sont toutes reliées aux segments d'un collecteur Gramme, de sorte que le courant est recueilli par deux frotteurs, de la manière ordinaire. Les anneaux ne sont pas ronds, mais hexagonaux ; chaque côté des hexagones reçoit une bobine partielle; il y a donc 6 fois

DYNAMOS A COURANT CONTINU. Î43

autant de segments au collecteur qu'il y a d'anneaux sur Tarbre. L'inducteur est composé de deux pièces de fonte légèrement arquées et réunies entre elles par 4 forts boulons. Deux tourteaux en bronze servent de supports à l'arbre.

Machine Crompton. — Dès que le brevet principal accordé à M. Gramme en Angleterre eut expiré, M. Crompton, en électricien compétent, abandonna les induits fiCirgin pour les induits Gramme, et étudia des dynamos au point de vue industriel et commercial, comme l'inventeur le faisait lui-même en France ; mais, tandis que ce dernier cherchait de nouvelles formes et de

Fig. 132. — loduit de la machine BQrgio.

nouveaux organes, M. Crompton étudiait surtout les détails de construction et perfectionnait les anciens types.

La dynamo qu'il construit actuellement est verticale. Elle se compose d'une plaque de fondation en fonte supportant les deux paliers de l'arbre et les noyaux de l'inducteur. Ceux-ci sont en fer doux et se composent de deux, de quatre ou de six pièces, suivant la puissance de la machine. Les barres sont doubles, c'est-à-dire qu'elles sont garnies de fil au-dessous et au-dessus de la bobine (disposition analogue à celle de la machine BUrgin redressée verticalement, en ce qui concerne les électro-aimants).

L'étude de ces nouvelles dynamos est bien comprise et la fabrication en est très soignée dans toutes les parties. Les modèles, mis en vente, sont nombreux et répondent aux divers besoins de l'industrie.

Le tableau suivant donne des renseignements généraux sur les machines manufacturées en 1887 par M. Crompton dans son usine de Chelmsford.

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