FAITES EN AVRIL ET MAI
[NTENSITÉ EN BOUGIES
RÉSISTAHCE
(moyenne sphérique)
WATTS
par bougie
au
début.
OBSERVATIOIS.
À froid
BN OHMS.
NOMBRI
d'heures
au début.
2/il
^ Ayant surrécu.
Brisée après 300 h. do Darche.
Ayant surTéea.
Itjeues. . . .
Types de la fabrication française des lampes Edison. — Voici quelques données générales sur les lampes des types ^courants exécutés par la Société Edison française dans ses ateliers d'Ivry en 1887. La même Société fabrique également un très grand nombre de lampes de modèles moins répandus dans Tindustrie.
POUVOIR
NOMBRE
INTENSITÉ
RÉSISTANCE
NOMBRE
TYPES
^.AlKANT
en
de
APPROXIMATlfE
A CHACD
DB LAMPES
par cbeTsl
bougies.
VOLTS
ampères.
en ohms.
électrique.
1,5 environ
ii5 à 53
AC
Douille recevant la lampe. — Les figures 224 et 225 représentent le montage de la lampe Edison sur la douille qui sert à la fixer aux appareils d'éclairage.
La lampe est lutée avec du plâtre dans un manchon E en suivre, fileté extérieurement et mis en contact avec un des fils de platine. Une petite rondelle saillante D, également en cuivre, est scellée au milieu du plâtre, à la base de la lampe. Cette rondelle -est en contact avec l'autre fil de platine.
La douille M est en bois. Elle est recouver te de cuivre extérieurement et. possède dans sa cavité : 1** une garniture en cuivre F, filetée le long des parois ; 2** une rondelle plate en cuivre C dans le fond. La garniture filetée est reliée à un des fils conducteurs du courant et la rondelle plate à l'autre fil conducteur.
Il suffit de visser la lampe sur la douille et de relier celle-ci aux conducteurs pour mettre le filament en communication directe avec le circuit.
Les mêmes figures 22A et 226 montrent la disposition adoptée par M. Edison pour allumer et éteindre chaque lampe, au moyen d'une simple clef de robinet. Le fil qui part de l'armature F ne se
LAMPES A INCANDESCENCE
rend pas directement à la plaque I. Il est interrompu au milieu. L'une des moitiés va de F à G, l'autre de H à I.
Les deux plaques G et*H sont creusées sur leur bord intérieur de manière à former une sorte d'entonnoir P coupé en deux. Une tige fendue terminée par une partie conique se meut suivant l'axe de l'entonnoir.
Cette tige renferme un ressort plat qui en écarte les deux branches et les fait toucher contre les parois. Elle porte également une vis dont la tête coulisse dans une rainure hélicoïdale, de telle sorte qu'en tournant la clef d'un côté ou de l'autre on imprime à la tige un mouvement longitudinal de va-et-vient. En tournant de droite à gauche, par exemple, on serre l'extrémité conique de la tige contre les deux plaques G.et H; en même temps on bande le ressort à boudin et la tête de vis s'introduit dans le cran d'arrêt de sa rainure. Pour interrompre le courant il sulïit de tourner ensuite de gauche à droite de manière à faire sortir la vis du cran d'arrêt. En se détendant le ressort chasse la tête conique de son logement. ^*K« ^H et 225. — Douille à clef Edison.
Le courant est amené par l'un des conducteurs à la plaque A
puis par le fil B C à Tarmature C de la douille ; il traverse successivement le ûl de platine qui part de la plaque D, le filament, le second fil de platine et il arrive à Tarmature E. De là il rentre dans la douille, longe le fil qui va de Técrou F à l'une des moitiés de la cuvette G, et arrive à travers le commutateur à l'autre moitié de la cuvette. Il se trouve ensuite conduit par le fil H Z à la plaque K en contact avec le fil de retour.
Appareillage Edison — M. Edison ne s'est pas borné à inventer une lampe à incandescence et à combiner une dynamo permettant d'entreprendre de grandes installations; il a étudié toute une série d'appareils accessoires et s'est présenté au public avec un système complet d'éclairage électrique. C'est surtout cet ensemble compact qui a fait le succès du procédé et qui a mis rapidement la lumière par incandescence en sérieuse concurrence avec le gaz et avec toutes les autres sources de lumière artificielle connues.
A l'Exposition de 1881, à Paris, ce fut une véritable surprise qui se transforma vite en admiration quand on vit les représentants de M. Edison installer des machines à vapeur, des dynamos, des lampes, des commutateurs spéciaux, des lustres, des appliques, une canalisation spéciale, des bottes de jonction, des coupecircuits, des régulateurs de courant, des compteurs d'électricité, etc., etc.; tout cela ayant l'aspect d'appareils pratiques, bien coordonnés, définitifs ; tout cela fonctionnant régulièrement, sûrement, économiquement.
Depuis cette époque, les Sociétés Gramme, SautterLémonnier et C'®,Breguet,« l'Éclairage électrique», Lyonnaise, A. Gérard, etc., pour ne citer que les principales maisons françaises, se sont mises à exécuter des installations complètes d'éclairage à incandescence qui ne laissent absolument rien à désirer. Mais en 1881 les Sociétés Edison étaient seules armées de toutes pièces pour établir b lumière électrique divisée dans tous les établissements publics et privés. C'est là un fait incontestable qu'il est juste de mettre en relief dans tous les ouvrages consacrés à l'éclairage électrique.
Lampes Swan. — M. Swanest considéré en Angleterre comme le véritable inventeur de la lampe à incandescence. Le fait est que, bien avant qu'il fût question de la lampe Edison, il
LAMPES A liNCANDESCENCE. 405
travaillait à la construction d'un appareil pratique» et qu*il avait même présenté dans une conférence publique des lampes fermées au chalumeau et contenant un petit charbon incandescent. Mais il est certain que ces lampes n'étaient pas encore assez perfectionnées pour être utilisées industriellement quand parut la lampe Edison à filament fibreux. C'est à la suite du succès éclatant de celle-ci que M. Swan reprit ses travaux et les mena à bonne fin en suivant la voie tracée par l'inventeur américain.
Cela dit, nous constaterons volontiers que les lampes Swan sont actuellement bien fabriquées; qu'elles sont économiques, en ce sens qu'elles exigent peu de watts pbur une intensité lumineuse donnée ; et qu'enfin elles ont une longue durée moyenne.
Les filaments sont constitués par des fils de coton tressés dont les extrémités sont renflées par un enroulement final. Les fils sont parcheminés par une immersion d'assez longue durée dans de l'acide sulfurique étendu d'eau. On leur donne ensuite la forine en boucle qui les caractérise, et on les place dans un creuset en terre réfractaire qu'on remplit entièrement avec du poussier de charbon très fin. Le creuset, hermétiquement fermé, est porté dans un four où il est chauffé à blanc pendant tout le temps nécessaire à une complète carbonisation des fils.
Les fils de platine qui servent de soutien aux filaments sont isolés et renfermés dans une colonnette en verre fondu, laquelle est soudée au col de l'ampoule. La jonction des filaments avec les fils de platine est faite par l'assemblage des extrémités des deux substances dont on contourne les joints par des enroulements de fil de coton, avant la carbonisation.
Le vide des ampoules est obtenu au moyen de la pompe à mercure de Sprengel. Les filaments sont traversés par le courant pendant cette opération ; ils laissent ainsi évacuer tous les gaz qui se trouvent dans leurs pores.
La douille d'attache des lampes est composée d'un cylindre en bois ou en caoutchouc durci, portant à l'extrémité inférieure une partie filetée pouvant se monter facilement sur les appareils à gaz ordinaires. A la partie supérieure du cylindre saillissent deux petits crochets en connexion avec deux vis extérieures recevant les fils conducteurs du courant.
Les fils de platine traTersantla lampe se terminent également par deux petits œillets qu'on agrafe avec ceux de la douille. Un ressort à boudin compris entre la douille et l'ampoule assure le contact entre les attaches.
Ce support est simple et coûte extrêmement bon marché. 11 a l'inconvénient de donner quelquefois des contacts imparfaits et d'exercer une certaine pression sur les fils de platine, ce qui en compromet la solidité, surtout si on a besoin de déplacer fréquemment les lampes. C'est pourquoi les fabricants de lampes Swân ont imaginé plusieurs autres systèmes de douilles permettant d'installer leurs lampes sur n'importe quel genre de supports, tout en assurant de bons contacts extérieurs, sans fatiguer les fils de platine.
Voici le tableau des principales lampes Swan vendues en France (1887) :
POUVOIR
NOMBRE
INTENSITÉ
RÉSISTANCE
NOMBRE
TYPES
écLAiRAirr on
de