INDUSTRIEL
Brush
Crompton
Ducommun
Gramme
Jaspar
Victoria
Gûlcher
Les expériences faites en 1885 à la suite de TExposition d'Anvers ont été idéalisées dans d'excellentes conditions et par des professeurs émérites ; malheureusement ni M. .Gramme ni M. Siemens n'exposaient. La machine Gramme soumise aux essais avait été prêtée par une société belge, sans avoir été vérifiée préalablement et sans que l'inventeur eût indiqué à quel régime normal il fallait la soumettre: de là le faible rendement observé. Nous avons eu l'occasion d'expérimenter deux dynamos du même type, exécutées en même temps, avec les mêmes matériaux et les mêmes ouvriers que celle essayée à Anvers, et nous avons trouvé un rendement industriel de 0,798 après une marche ininterrompue de 15 heures.
Bendement des dynamos en 1888. — La comparaison des trois tableaux précédents semblerait indiquer que peu de progrès ont été réalisés, de 1881 à 1886, dans la fabrication des dynamos ; cependant les principaux constructeurs n'ont jamais cessé d'améliorer leurs modèles, aussi bien en vue d'en réduire le prix qu'en vue d'en augmenter le rendement. Aujourd'hui les maisons Gramme, Edison, Siemens, Schuckert, Mather etPlatt, Grompton, Weston et quelques autres de moindre importance, livrent cou-
rammeot des machines ayant un rendement industriel de 0,85 à 0,90 lorsque les inducteurs ont des noyaux en fer, et un rendement industriel de 0,80 à 0,85 lorsque les inducteurs ont des noyaux en fonte.
Les machines commerciales ordinaires, même parmi les moins bien étudiées, ont maintenant un rendement industriel de 0,65 à 0,70. Quelques dynamos, exceptionnellement soignées, produisent une puissance électrique atteignant 0,95 de la puissance mécanique dépensée.
Gomme on le voit, il est impossible de faire mieux, et le problème de la transformation du travail mécanique en travail électrique a reçu une solution pratique, complète, déflnitive.
Rendement de la ligne. — Le rendement des conducteurs qui relient les dynamos aux brûleurs lumineux dépend essentiellement de la nature des substances employées et de leurs sections. Généralement on se sert pour cet usage de cuivre affiné ayant 0,95 à 0,98 de la conductibilité du cuivre chimiquement pur. Quant aux sections, on les proportionne naturellement aux intensités des courants employés.
Dans les grandes installations industrielles, on étudie la canalisation de manière à ne lui laisser absorber que 0,8 à 0,10 de la puissance électrique totale. Pour les stations centrales, on est souvent obligé de doubler cette perte pour éviter une dépense exagérée de premier établissement.
Au moyen des transformateurs, on peut diminuer considérablement la perte due aux conducteurs, même dans les canalisations de grande étendue ; il y a là un équilibre à chercher entre la dépense supplémentaire de puissance mécanique et l'intérêt du capital à engager pour atteindre ce résultat. Le plus souvent on préfère réduire les frais d'installation, sauf à augmenter un peu la quantité de combustible dépensée par les moteurs. Le rendement de 10 pour 100 peut être considéré comme une bonne moyenne dans la plupart des cas, et servir de base dans un projet quelconque d'éclairage électrique.
Rendement des brûleurs. — Le rendement des brûleurs peut
donner lieu à deux ordres de recherches différents, suivant qu'on désire connaître la quantité de lumière produite pour une dépense donnée de travail électrique, ou le rapport existant entre la puissance utilisée en radiations lumineuses et la puissance totale consommée.
Le dernier rapport est . ce que nous avons appelé rendement optique; il est d'environ 0,05 pour les lampes à incandescence et d'environ 0,10 pour les régulateurs à arc voltaïque. Les expériences, qui ont servi de base à ces évaluations et que nous avons relatées page 153, ne sont ni assez nombreuses ni assez concluantes pour mériter une créance absolue. Nous né les avons signalées que pour indiquer les efforts tentés dans une voie fort intéressante pouvant par la suite amener de grands progrès dans l'industrie de l'éclairage à l'électricité.
Ce que nous pouvons examiner dès maintenant, avec documents précis à l'appui, c'est le rendement lumineux d'un brûleur, lampe ou régulateur, ramené à la consommation d'un watt y unité de puissance électrique.
Expériences diverses sur Tare voltaïque. — Pour déterminer le rendement lumineux d'un régulateur ou d'une bougie, on mesure la chute de potentiel et le courant aux bornes de l'appareil ; puis on mesure l'intensité lumineuse par les procédés photométriques que nous avons indiqués page 18â. On exprime le rendement en watts par bougie ou par bec carcel.
Afin de montrer l'avantage des courants continus sur les courants alternatifs dans l'éclairage à arc et pour comparer entre eux divers crayons électriques, nous avons fait, en 1878, une série d'expériences au moyen de deux machines Gramme, produisant sensiblement des courants de même intensité, les uns continus, les autres alternatifs, et en prenant des mesures photométriques dans douze directions différentes, suivant la méthode par lumière directe exposée sommairement, page 186.
Le tableau ci-après résume les résultats obtenus avec un courant continu d'environ 20 ampères et des crayons de 18 mm. de diamètre.
VUE EN
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