‹ Éclairage à l'électricitéChapitre 57 sur 98 · ftS · texte numérisé non relu

ftS

LAMPES

par

cbeyal.

— n* 6, Terre dépoli

r Edison A, n* 1

Maxim L, n» 1

J Petite Swan L, n» 1 . .

I Grosse SwanL, n* 5..

I Siemens, n* 1

I Petite Moller, n» 5 . . .

Moller moyenne, n* 1.

Grosse Moller. n« 1...

Cruto

Dans le chapitre XIII consacré aux lampes à iocandesceoce, nous avons relaté une série d*expériences faites sur les meilleurs systèmes et que vient suffisamment compléter le tableau précédent. 11 est donc inutile de multiplier les exemples. On fait aujourd'hui des lampes ne dépensant que 2 watts par bougie ; mais

leur longue durée n*est pas encore suffisamment assurée pour qu elles puissent être recommandées aux industriels. Lorsqu'on cherche des durées de 1 000 heures, il faut se contenter de lampes consommant 4 watts environ par bougie. Tous les fabricants étudient en ce moment la question des longues durées et des grands rendements ; nous ne serions pas étonnés de voir fonctionner à l'Exposition de 1889 des lampes réunissant ces deux précieux avantages à un degré inconnu jusqu'à ce jour.

Rendement des brûleurs. — Résumé. — Les régulateurs à courant continu produisent en moyenne 100 becs carcels, et les régulateurs à courants alternatifs, 50 becs carcels par cheval électrique. Les lampes à incandescence absorbent en moyenne â, 8 watts par bougie, ce qui correspond à une intensité de 20 becs carcels par cheval.

Effet utile de la houille convertie en lumière électrique. — Pour calculer l'effet utile de la houille servant à produire de l'éclairage électrique, il suffît de multiplier l'un par l'autre: l**le rendement de la machine à vapeur; 2° le rendement de la dynamo; 3*» le rendement de la ligne ; et 4** le rendement optique des brûleurs.

Le rendement de la machine à vapeur varie entre 0,05 et 0,1.

Le rendement de la dynamo varie entre 0,70 et 0,95.

Le rendement de la ligne varie entre 0,90 et 0,95.

Le rendement optique de l'arc voltaïque varie entre 0,08 et 0,12.

Le rendement optique de l'incandescence varie entre 0,04 et 0,06.

En effectuant les calculs, on arrive à un rendement final compris entre 0,0034 et 0,0080 pour les lampes à incandescence et entre 0,0068 et 0,0160 pour l'arc voltaïque.

L'emploi d'accumulateurs réduit encore ce rendement final de 20, 30 et souvent même de 50 pour 100.

Ainsi, dans l'état actuel de la science, on ne peut utiliser en radiations lumineuses que 16 pour 1 000 au maximum de l'énergie

conlenue dans la houille, et, le plus souvent, on n'utilise guère que 4 à 5 pour 1000 de cette énergie. C'est peu, très peu ; mais il est juste d'observer que, de toutes les lumières artificielles connues, c'est encore la lumière électrique qui possède le plus grand rendement optique et, presque toujours, le plus grand rendement final, par suite de la haute température à laquelle elle se produit. Ce que nous venons de signaler relativement à l'énergie dépensée en pure perte ne saurait servir d'argument aux partisans de l'éclairage au gaz, car il est aujourd'hui démontré que, si, au lieu d'employer le gaz directement à l'éclairage, on s'en sert pour alimenter un moteur à gaz actionnant une dynamo,, la lumière des brûleurs électriques est plus intense que celle qu'on eût obtenue dans les brûleurs à gaz avec la même dépense.

Il n'est d'ailleurs pas toujours nécessaire d'employer du combustible pour créer des courants électriques, les chutes d'eau conviennent tout particulièrement pour cet usage et les récepteurs hydrauliques ont un rendement très élevé. C'est même là en faveur de l'éclairage électrique un avantage de premier ordre, qu'aucun autre système ne peut lui disputer : produire de la lumière avec de l'eau en mouvement est un moyen merveilleux qui frappe au plus haut degré l'imagination et qui sera peut-être, dans quelques siècles, le seul mode pratique d'en obtenir.

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