MONTAGE DES FOYERS LUMINEUX
Montage des lampes à arc. — Les régulateurs ou lampes à arc peuvent être montés soit en série, soit en dérivation, soit
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groupés en plusieurs séries comprenant chacune un certain nombre de lampes en dérivation.
Le montage en série consiste à placer tous les régulateurs sur un même conducteur en reliant la borne positive de la dynamo à la borne positive du premier régulateur, la borne négative de celui-ci à la borne positive du second régulateur; la borne négative du second régulateur à la borne positive du troisième, et ainsi de suite jusqu'à la borne négative du dernier régulateur qu'on relie à la borne négative de la dynamo (Fig. 256).
Cette disposition présente l'avantage de réaliser une grande économie sur les conducteurs, puisque l'intensité du courant et, par suite,
la section du câble sont les mêmes, quel que soit le nombre d'appareils à alimenter. Mais, d'autre part, elle possède l'inconvénient d'exiger des courants sous haute tension et de rendre les régulateurs solidaires les uns des autres. Ces inconvénients ont été bien atténués depuis quelques années, grâce aux perfectionnements apportés à la construction des dynamos, sur-
Ki|;. 256. — MoDlage des arcs
tout en ce qui concerne l'isolation des fils, et aux organes de mise en court-circuit des bornes des régulateurs, lorsque l'un d'eux vient à se déranger.
Le montage en dérivation (Fig. 257) consiste à établir deux fîls parallèles partant de la dynamo et allant jusqu'à l'extrémité du local ou des locaux à éclairer; puis à placer chaque régulateur sur un fil secondaire relié aux deux fils primaires.
Le montage mixte (Fig. 2à8) est une combinaison des deux
premiers, qui est très usitée dans les ateliers de ôonstruction, où elle permet d'employer des courants assez intenses sous une différence de potentiel ne dépassant pas quelques centaines de volts. Les régulateurs peuvent enfin être placés chacun sur un cir-
Fig. 257. — Montage des arcs en dérivation.
cuit spécial. Cette disposition occasionne une assez grande dépense de câbles; mais elle permet de donner à chaque foyer une intensité lumineuse différente des autres et procure une indépendance absolue à tous les foyers.
Dans le but de simplifier l'installation, on met quelquefois un
Fig. 258. — Montage mixte pour arcs.
fil de retour unique (Fig. 258 hii)^ en ayant soin de calculer la section de ce fil d'après l'intensité totale du courant engendré par la dynamo.
Quand les régulateurs sont placés chacun sur un circuit spécial ou tous en dérivation, la chute de potentiel aux bornes de
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Fig. 258 6»5. — • Montage mixte avec fil unique de retour.
la dynamo doit être d'environ 70 volts. La formation de l'arc et son réglage exigent de A5 à 50 volts, suivant la grosseur et la nature des crayons employés. L'excédent, 20 à 25 volts, est absorbé par le circuit. Si le conducteur ne consomme pas ces 20 à 25 volts par sa propre résistance, on intercale dans le circuit un rhéostat généralement formé au moyen d'un fil très résistant de maille-
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chort roulé en spirale ou simplement de baguettes longues et minces en charbon aggloméré.
Les rhéostats doivent être disposés de manière à ce qu'on puisse faire varier leur résistance, soit à l'aide de chevilles mobiles analogues à celles des boîtes de résistances, soit à l'aide d'un commutateur à manette et à touches multiples (Fig.259).
Lorsqu'on place les régulateurs en tension, chacun d'eux exige moins de force électromotrice que dans la disposition par dérivation. La résistance du câble suffit souvent pour maintenir l'arc et assurer la marche régulière des appareils. Mais tes régulateurs doivent tous fonctionner en service normal, et, si l'un d'eux vient à s'éteindre ou à être mis hors du circuit, il faut le remplacer dans le circuit par un rhéostat de résistance équivalente.
On peut cependant rendre l'éclairage général pjg. 359. Hhéosut «vec coramniateur. du circuit indépendant de
la marche d'un ou de plusieurs régulateurs sans dépenser en pure perte (dans une résistance métallique) l'énergie électrique correspondant aux foyers éteints; pour cela, il faut combiner des dynamos à intensité constante. Ou arrive à réaliser ces dynamos en rendant automatiquement leur force électromotrice proportionnelle au nombre des lampes allumées, soit par diminution du courant d'excitation, soit par réduction delà vitesse.
Si l'installation est importante, on réduira beaucoup les pertes de force électromotrice dans les résistances métalliques accessoires en se servant de plusieurs dynamos et en excitant leurs inducteurs en dérivation par une machine spéciale et indé-
pendante des autres. Cette machine spéciale devra être compound, et ses dérivations devront être réglées chacune par un rhéostat indépendant. Un surveillant sera chargé de régler Texcitation des dynamos lorsqu'on éteindra une partie des régulateurs qu'elles alimentaient, et les régulateurs devront posséder des organes spéciaux les mettant en court-circuit au moment où les charbons sont usés ou brisés. Cette disposition, réalisée à l'arsenal de Tulle par le capitaine Milliez, est très avantageuse; elle économise une puissance considérable sans dynamo compliquée et tension exagérée.
Montage des lampes à incandescence. — Les dispositions adoptées pour le montage des lampes à incandescence sont très variées'; nous en représentons, page Ai5, huit, choisies parmi les plus usitées.
La figure 260 représente le montage en dérivation avec des lampes de même résistance et de même intensité lumineuse. C'est le plus fréquemment employé et celui qui donne les résultats les plus satisfaisants au point de vue de la régularité du service et de la durée moyenne des lampes. Son seul inconvé- .nient consiste à nécessiter une dépense première considérable pour l'établissement des conducteurs, quand la canalisation a un grand développement.
La figure 261 indique le montage de deux modèles de lampes sur un même circuit. (Les premières lampes sont, par exemple, calculées pour fonctionner avec 100 volts de chute de potentiel; les deux suivantes avec 50 volts seulement, etc.). Si une lampe de 50 volts s'éteint, elle entraîne naturellement l'extinction de celle qui est placée sur le même fil transversal. C'est là un inconvénient qui est supprimé dans la disposition (Fig. 262) où l'on a placé un fil longitudinal intermédiaire reliant les lampes de 50 volts en tension.
La figure 263 représente un montage en dérivation combiné pour que chaque lampe soit reliée a la dynamo par deux conducteurs d'une longueur totale fixe, ce qui égalise les résistances métalliques sur chaque foyer, mais occasionne une dépense supplémentaire.
Fig. 2tiO.
Fig. 261.
Fig. 262.
Fig. 263.
Fig. 264.
Fig. 205.
Fig. 266.
Fig. 267
Fig. 268.
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Montages des lampes à incandescence.
La figure 264 montre un couplage en série où toutes les lampes se trouvent sur un circuit unique. C'est la disposition préconisée par M. Bernstein pour d.es lampes exigeant un faible voltage et un fort courant. Elle est très économique ; mais elle ne peut être utilisée que lorsque chaque lampe est munie d'un organe la mettant instantanément en court-circuit quand son filament est détruit.
Il est d'ailleurs impossible d'employer ce système pour de grandes installations, car il faudrait pour cela donner aux dynamos des tensions de plusieurs milliers de volts, ce qui n'est guère possible à réaliser pratiquement.
Il est préférable, dans certains cas, de combiner les deux systèmes de montage comme il est indiqué (Fig. 265). Avec une dynamo produisant un courant sous une différence de potentiel de 600 volts, il est ainsi possible d'alimenter un grand nombre de séries de six lampes fonctionnant à 100 volts et de diminuer considérablement la grosseur et, par suite, le prix des conducteurs.
Les figures 266 et 267 sont des variantes du montage mixte, qui peut donner lieu à une foule de combinaisons ayant chacune des avantages particuliers.
La figure 268 représente le montage Edison à 3 fils, dont nous expliquerons plus loin le but et le résultat économique.
Montage combiné de régulateurs et de lampes à incandescence. — Ce montage peut également être réalisé de plusieurs manières, suivant la disposition des locaux à éclairer et les exigences d'un service plus ou moins compliqué.
Dans les installations de lampes à incandescence en dérivation, fonctionnant à 100 volts, on est parvenu à mettre deux régulateurs en tension ; mais la faible différence de potentiel attribuée à chacun des régulateurs crée souvent des irrégularités d'intensité fort désagréables à l'œil. Le mieux, quand on veut réunir les deux sortes de foyers, est d'établir un circuit unique pour 70 volts et d'y placer des lampes à incandescence de résistance correspondante et des régulateurs à arc avec leurs rhéostats. La puissance absorbée est un peu grande, la dépense
première un peu élevée ; mais les appareils fonctionnent tous bien et Téclairage est satisfaisant.
On peut encore établir un circuit distinct pour l'incandescence et monter les régulateurs en dérivation sur un autre circuit (Fig. 269); par ce moyen, la lumière des lampes à incandescence n'est pas influencée par les variations des arcs voltaïques.
Il existe une foule d'autres combinaisons pour le montage nûxte des brûleurs. Voici celles adoptées par la Compagnie Thomson-Houston aux États-Unis :
La, figure 270 représente une disposition en série obtenue à l'aide d'une dynamo à intensité constante et à différence de potentiel variable. Le courant est de 8 ampères; la résistance des