FEUX-ÉCLAIRS COLORÉS
La seule coloration admise dans les Feux qui doivent avoir une certaine portée est la coloration rouge.
Une première série de combinaisons consiste à colorer entièrement en rouge les Feux-éclairs à éclats équidistants ou à éclats groupés. Leur puissance étant notablement plus élevée que les feux de l’ancien système, malgré la réduction résultant de l'absorption du verre rouge, les portées que l’on obtient sont encore suffisantes pour justifier cette pratique.
On peut toutefois ne pas s’en tenir là et chercher des combinaisons de feux à éclats blancs et rouges, comme on les réalise fréquemment avec l’ancien système.
Ces apparences, assez commodes d'emploi, sont en faveur
dans plusieurs pays, notamment dans les mers tropicales, où le coefficient de transparence ne présente que de faibles variations ; en France, on a renoncé à employer, dans un même phare, des éclats blancs et des éclats rouges.
Le coefficient d’absorption de la lumière rouge par l’atmos-
phère différant de celui de la lumière blanche, il n’est pas possible
d'assurer, pour tous les états très variables de l’atmosphère, l'égalité des portées lumineuses des éclats blancs et colorés. Le caractère des feux multicolores peut donc varier, suivant les temps, vers la limite de la portée ; c’est là un inconvénient, que l'expérience a confirmé, surtout pour les feux de grand atterrage.
Toutefois, les feux multicolores ayant forcément une portée moindre que les feux blancs et ne pouvant être considérés que comme des feux secondaires, il pourra se trouver des cas où leur emploi sera commode et ne présentera plus linconvénient que nous venons de signaler.
Trois combinaisons sont les plus favorables pour les Feux-
éclairs multicolores.
La première, pl. I, fig. 7, comprend des éclats équidistants alternativement blancs et rouges. Les dispositions ont été prises | D pour égaliser, autant que possible, les puissances des deux faisceaux. La lentille rouge symétrique embrasse 180°, la lentille blanche symétrique 70°; les angles morts sont occupés par un réflecteur sphérique, qui vient renforcer l'éclat rouge. L'appareil fait un tour en 10 secondes.
La deuxième combinaison, pl. L, fig. 8, est celle d’un Feu-éclair à éclats groupés; les groupes, formés de 2 éclats blancs, produits par des lentilles de 60°, sont séparés les uns des autres par un éclat rouge ; un réflecteur utilise l'angle mort. La vitesse de
rotation de 1 tour en 10 secondes laisse, entre les éclats blancs, un
CE —— nn
intervalle de 166, et, entre l'éclat rouge et le groupe blanc, 4°16.
Une troisième combinaison, pl. I, fig. 9, correspond à un Feu-éclair, à groupes de 3 éclats blancs, chaque groupe séparé du suivant par un éclat rouge. Ici, les 3 lentilles blanches symétriques de 60°, embrassent la moitié de l'optique. Pour une vitesse de rotation d’une révolution en 10 secondes, l'intervalle qui sépare les éclats blancs, est de 1*66, et celui qui s'étend de
l'éclat rouge aux groupes d’éclats blancs, de 3533.