LENTILLE MÈCHES BECS CARCEL ÉCLATS DES BRULEURS
mèches 2 becs
mèches .255 becs
mèches n becs
mèches 4 becs
mèches ÿ becs 229 30 mèches .466 becs
ÿ mèches : becs
mèches ; becs
mèches .255 becs
mèches é becs
mèches
mèches
Les rapports précédents restent donc constants au 1/ 1000 près, quelle que soit la surface de la lentille et quelle que soit la distance focale. La loi fondamentale se trouve donc vérifiée par l'expérience avec une rigueur complète et peut être appliquée
au calcul de la puissance d’une optique quelconque.
COMPARAISON DE L'ÉCLAT INTRINSÈQUE MOYEN DE L'INTENSITÉ ET DE LA CONSOMMATION D'UN BRULEUR
Le calcul de la puissance d’un appareil optique, basé sur l'éclat de la source lumineuse, diffère complètement de la méthode suivie jusqu’à ces dernières années. L’optique était envisagée comme possédant un pouvoir amplificateur représenté par un certain coefficient ; le produit de l’intensité du brûleur et de ce coefficient constituait la puissance ou l'intensité du faisceau. On cherchait donc à déterminer séparément l'intensité du feu nu et la valeur du coefficient de l'optique.
Cette manière de procéder a le grave inconvénient de négliger l'élément fondamental de la puissance, l’éclat intrinsèque de la source. On est conduit, par ce raisonnement, à rechercher les sources lumineuses fournissant l'intensité la plus considérable au lieu de se préoccuper surtout de leur éclat intrinsèque.
Il est facile de se rendre compte, par un simple graphique, que l'éclat intrinsèque est loin de croître proportionnellement à l'intensité dans un brûleur à huile minérale et, par conséquent, à la consommation d'huile.
La figure suivante représente les données expérimentales se rapportant aux brûleurs de 1 à 6 mèches employés dans les Feux-éclairs ().
Une première courbe donne les intensités lumineuses de
(1) Ces courbes sont extraites du Mémoire déjà cité de M. l’Inspecteur général Bourpezces, avec les données se rapportant aux becs employés dans les Feux-éclairs.
chaque brüleur, une deuxième les éclats intrinsèques, déterminés
par la méthode précédente et rapportés à l’éclat de la lampe
Carcel, pris comme unité. Une troisième courbe représente les P
consommations d'huile minérale par heure, une 48 BECS
quatrième la consommation rapportée à l'unité d'éclat et une cinquième la consommation rapportée
à l’unité d'intensité, c’est-à-dire au bec Carcel.
: 1350 /igramm es
Pi
0 Consommation par heuré reppbrtee à /jjtensité
NOMBRE DE BRÛLEURS en/ny NOMBRE DE MÈCHES ©
NB
Le graphique indique que l’éclat intrinsèque ne croît plus que faiblement avec les brûleurs à cinq et à six mèches, tandis que la consommation devient considérable.
La consommation rapportée à l’unité d'intensité, c’est-à-dire au bec Carcel reste à peu près constante, elle croît au contraire très rapidement si on la compare à l'unité d'éclat produite. Le bec à 4 mèches consomme 10 fois plus par unité d'éclat que le bec à 1 mèche et le bec à 6 mèches 21 fois plus ; le rendement des gros brûleurs au point de vue de la puissance du faisceau est donc rapidement décroissant. Cette observation, sans parler des complications du service, suffit à faire rejeter l’emploi des brûleurs à 8 et 10 mèches, appliqué dans certains pays, ainsi que celui des gros brüleurs à gaz, dont l’intensité du feu nu, sensiblement proportionnelle à leur
consommation, est beaucoup plus forte.
MÉTHODE SUIVIE POUR LE CALCUL DE LA PUISSANCE DES FEUX-ÉCLAIRS. — En prenant comme base les puissances données par M. AccarD pour les appareils de l’ancien système, il est facile, en mesurant ou en calculant la section droite du faisceau, de déterminer pour chaque combinaison de lentille et de brüleur l'éclat’ pratique correspondant. Le quotient de la puissance mesurée et de la section donne la valeur de l’éclat par centimètre carré.
Pour déterminer la puissance du Feu-éclair de même distance focale éclairé par le même brûleur il suffira de multiplier la section droite du faisceau de la lentille considérée par l'éclat pratique ainsi déterminé.
Les rendements optiques de la partie dioptrique aimsi que
de la coupole et de la couronne inférieure catadioptriques
RE
n'étant pas les mêmes, il est possible d’en tenir compte en mesurant séparément la surface des trois parties de l'optique et en appliquant les éclats pratiques correspondants déduits des mesures effectuées sur les appareils de l’ancien système.
Les nombres qui résultent de ces calculs pour chacune des catégories d’appareils indiqués aux tableaux n% 4 et 5, pages H1 et 42, sont inscrits aux tableaux des puissances lumineuses des Feux-éclairs n° 9, 10 et 11, pages 62, 63 et 64.
Influence des réflecteurs. — Les Feux-éclairs sont parfois munis de réflecteurs sphériques en verre taillé et argenté, placés dans les angles morts, dont l'effet est de renvoyer sur l'optique les rayons qui seraient sans cela totalement perdus. Les difficultés de construction de ces réflecteurs dont la courbure est très accentuée n’ont été vaincues que tout récemment et on peut maintenant les tailler avec une grande exactitude en leur donnant un poli parfait. Malgré ces progrès, qui ont accru d’une manière notable leur rendement, ces réflecteurs n’augmentent la puissance de l'appareil que dans une faible proportion. Par suite de l’occultation même du bec, tous les rayons réfléchis étant forcés de passer au foyer principal, la plus grande partie de la lumière est interceptée et ne retourne pas à l'optique ; de plus le réflecteur en concentrant les rayons qu'il reçoit sur la flamme joue le rôle de miroir ardent, échauffe les méches et oblige à les maintenir un peu plus basses ce qui diminue la puissance totale en réduisant l'éclat intrinsèque.
Ces diverses causes ne permettent pas de compter sur un coefficient d'utilisation de plus de 15 °/, pour la lumière réfléchie par le réflecteur. On ajoutera donc à la section utile de la lentille 15 °/, de la section recouverte par les rayons
venant du réflecteur ; c’est le produit de la section ainsi
Lee ses
déterminée par l'éclat pratique qui représentera la puissance du F prauq
Feu-éclair.
TABLEAUX RÉSUMANT LES CALCULS DE PUISSANCE. — Les tableaux n% 9, 10, 11 que nous donnons ci-après renferment les valeurs de la puissance de chaque combinaison optique des Feux-éclairs pour chaque ordre.
Dans le tableau n° 9 nous avons rassemblé les nombres concernant les Feux-éclairs à éclats équidistants et les groupes simples. Chaque combinaison optique est celle indiquée sur les tableaux n% 4 et 5, pages 41 et 42. Ainsi, pour les éclats
® ordre sont à
équidistants, les appareils du 1* et du 2 2 lentilles et les ordres suivants à 1 lentille. Les groupes simples à 2, 3 ou 4 éclats répondent aux combinaisons précédemment décrites.
Pour chaque combinaison, nous avons indiqué deux valeurs de la puissance. La première, imprimée en chiffres noirs, correspond au bec fort, servant par temps brumeux, la seconde, en chiffres rouges, correspond au bec faible employé par temps clair.
Une deuxième colonne donne les valeurs correspondantes du Feu-éclair coloré en rouge, la présence du verre rouge réduisant l’intensité au 1/4 de celle de la lumière blanche.
Le tableau 10 donne les puissances des Feux-éclairs à groupes complexes pour chacune des combinaisons de ces appareils indiqués sur le tableau n° 5 de la page 42.
Enfin le tableau n° 11 renferme les puissances des Feux-
éclairs à éclats blancs et rouges.
EN
PUISSANCE DES FEUX-ÉCLAIRS À HUILE MINÉRALE