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DIFFUSION DE LA LUMIÈRE. — RÉDUCTION DE L'ÉBLOUISSEMENT

Lorsqu'un objet est éclairé par une source lu-

mineuse de petites dimensions, l’ombre est dure et

opaque. On dit souvent qu’un éclairage produisant de telles ombres est cru.

Au contraire, si la source a un certain volume, l'ombre est environnée de pénombre. Chaque joint de la source agissant comme s’il était seul, on peut passer d’une façon continue de la région éclairée à la région sombre en rencontrant toutes les valeurs intermédiaires. L’ombre est douce et dégradée : la lumière est dite diffusée.

o CA AND ES à

Ombre et pénombre engendrées par une source lumineuse de dimensions non négligeables (lampe opaline).

FE mp a DNS | ul NII | Il,

LT

= s 4 | > 7 LU = \ 7 4 5 | | 4 =Z M4 en) Per Pénombre douce engendrée par une soure lumineuse

de dimensions suffisantes (globe diffusant).

En poussant les choses à l’extrème, on arrive à supprimer complètement lombre proprement dite, et à ne plus conserver qu'une pénombre. L'ombre apparente est, en quelque sorte, transparente et floue au lieu d’être opaque et nettement délimitée comme dans le premier cas.

Certains dispositifs dont il sera question plus loin permettent même de rendre cette pénombre pratiquement négligeable : la diffusion est alors complète.

Enfin, si l’on utilise plusieurs sources lumineuses de petites dimensions, on obtient autant d’ombres que de sources, à moins que celles-ci ne soient suffisamment rapprochées pour que les ombres se mélangent.

Les spécialistes de l'éclairage ont donc à leur disposition les moyens nécessaires pour doser à leur gré le rapport des ombres et des pénombres.

Jusqu'à ces dernières années, on considérait un éclairage intense comme peu discret; on trouvait l'électricité commode, mais peu artistique. C'était un mal nécessaire que l’on supportait non sans doléances, en critiquant la lumière crue et l’intensité intolérable des lampes électriques. Certaines personnes s’efforçaient de tamiser cette lumière par différents moyens : elles n’arrivaient généralement qu’à en absorber une bonne partie et à réaliser des effets douteux de demi-obscurité. Ce fâcheux état de choses provenait de ce qu’on ne savait pas éclairer sans éblouir.

Les lampes électriques puissantes sont extrême-

ment éblouissantes à cause de la brillance très élevée

que présente leur filament en raison de la grande intensité lumineuse localisée sur une toute petite surface. Il est donc nécessaire de masquer ce filament par des dispositifs appropriés, formés d’écrans ou de surfaces opaques ou translucides. Un procédé simple consiste à utiliser comme source lumineuse secondaire la surface extérieure de l’ampoule; c’est là le but des lampes opales, émaillées ou dépolies. Mais cette surface n’est généralement pas assez volumineuse pour que la brillance soit suffisamment réduite. On fait alors usage d’enveloppes translucides en matières diffusantes, généralement désignées sous le nom de diffuseurs, dont il sera question plus loin. L’artifice le plus efficace pour éviter les effets d’éblouissement et obtenir une lumière parfaitement diffusée, consiste à utiliser le plafond comme source lumineuse secondaire. C’est le principe de l’éclairage indirect.

Certaines personnes s’imaginent que l’éblouissement provient d’un excès de lumière. Ce n’est jamais le cas dans nos installations. L’éblouissement provient toujours d’un défaut dans le système d’éclairage. Dans la campagne, à lombre d’un arbre, l’éclairement est cinquante fois plus fort que dans une salle bien éclairée; dans une rue, à l’ombre, il est trente fois plus fort; dans un appartement, près d’une fenêtre en plein jour, dix fois plus fort; et l’œil n’en souffre pas. Un éclairage peut être très intense et néanmoins dur ou éblouissant, suivant la façon dont il a été étudié et réalisé.

Nous avons indiqué à la fin de l’étude que nous

avons donné de l’éblouissement, les quatre principes fondamentaux que l’on doit s’efforcer d’observer

dans toutes les installations.

3° ECLAIREMENTS NÉCESSAIRES :

Les éclairements obtenus sur les points ou sur les plans où s’exécutent des travaux doivent être suffisants pour permettre de réaliser, dans les meilleures conditions les différentes opérations que comportent ces travaux.

Le but de l’éclairage est de créer des contrastes suffisants pour permettre la perception des formes et des détails. D’autre part, il ressort de l’étude que nous. avons faite de l’éclairage du plan utile, qu’il est nécessaire que l’éclairement atteigne certaines valeurs minima. Comme les contrastes sont créés non pas par le flux incident, mais par le flux réfléchi dans l’œil de l’observateur, ils dépendent, dans une large mesure, du facteur de réflexion des différents objets. Les valeurs de ce facteur de réflexion sont donnés ci-dessous à titre d'exemple pour quel-

ques cas usuels :

Papier à dessin-blanc... =... 70 à 80 % JraibrdestravonemouseeE ere 25 %

— CUT REF ee 19 FO NOIR Ne A NS TE 4 NMOlOULSANOIT 0,4 %

Il faut des éclairements d'autant plus élevés que le facteur de réflexion des objets à éclairer est plus petit ou que les contrastes à mettre en évidence sont

plus faibles : par exemple, il faut des éclairements beaucoup plus élevés pour des travaux de couture sur des étoffes noires ou foncées que pour les travaux de lingerie. Les chiffres suivants donnent quelques valeurs approximatives du contraste (rapport des

brillances pour un même éclairement.)

Etoffe noire et papier à dessin blanc ... 1/18 Ecriture à la machine sur papier blanc .. 1/8 Ecriture au crayon sur papier blanc ..... 1/3

Enfin, il ne suffit pas d'éclairer le plan utile, il faut éclairer suffisamment le voisinage et le reste de la pièce.

L'expérience a permis de fixer un certain nombre de valeurs de l’éclairement nécessaires pour l’exécution de différents travaux. Dans notre chapitre « éclairage et physiologie >» nous avons reproduit un tableau donné par la « Société pour le Perfection-

nement de l’Eclairage » 1

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