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REALISATION DE L’ECLAIRAGE ARTIFICIEL

Du choix d’un fluide hygiénique pour éclairer.

C’est à la lumière solaire que l'œil est le plus sensible.

Nous avons vu dans l'historique quels moyens l’homme avait successivement employés pour la remplacer d’ailleurs imparfaitement. Il est incontestable que l’éclairage électrique universellement utilisé aujourd’hui, présente des avantages énormes.

Le dégagement de chaleur et éventuellement de gaz des sources lumineuses doit être limité. Une lampe à pétrole par exemple consomme plus d’oxygène que la respiration d’une personne. Ces lampes produisent de l’acide carbonique et de la vapeur d’eau qui tendent à rendre incommode le séjour dans une pièce fermée. Les foyers lumineux ne doivent pas exposer à des dangers d'incendie et d’explosion:; il est impossible de satisfaire complètement à cette prescription avec les lampes à flamme libre. Les mêmes inconvénients sont à relever pour le gaz d'éclairage avec en plus pour les fuites possibles des canalisations les dangers d’explosion, incendie, in-

toxication.

Une installation électrique bien faite peut ne présenter aucun danger. Les lampes électriques utilisent le mieux l’énergie dépensée à produire la lumière et ce sont elles qui permettent la réalisation d’un éclairage moderne à la fois hygiénique, économiqu®

et artistique.

Production de la lumière. Lampes à incandescence.

Pour obtenir de la lumière, il faut d’abord transformer le flux (débit) d’énergie en flux (débit) de lumière, puis il faut utiliser au mieux ce flux lumineux en le dirigeant sur les objets ou vers les régions que l’on désire éclairer.

La première transformation est généralement effectuée au moyen de lampes à incandescence.

Une lampe à incandescence est constituée par une ampoule en verre mince dans laquelle est placé ur fil conducteur nommé filament, que le passage du courant électrique porte à l’incandescence. Pour éviter que ce filament soit « brûlé » par l’oxygène de l’air et soit, par suite, détruit très rapidement, on fait dans l’ampoule un vide aussi complet que possible, ou bien on y introduit un gaz inerte, tel que lPazote, dans lequel le filament ne peut subir aucune oxydation. Les lampes du premier type sont nommées <« lampes à vide » et celles du second type « lampes à atmosphère gazeuse ».

Pendant un grand nombre d’années, le filament des lampes à incandescence a été constitué par du

charbon aussi homogène que possible, obtenu par

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