‹ Ecole italienneChapitre 57 sur 118 · TINTORET (JACQUES · texte numérisé non relu

TINTORET (JACQUES

Jucopo Robustiy ïl Tintoretto, naquit a Venise en I5i2 , et mourut dans la même ville en i594, âgé de 82 ans.

Type.

La Scuola grande di S, Rocco est le recueil des plus bellçs choses sorties du pinceau du Tintoretto ( a Venise).

Le portrait d'un homme tenant un mouchoir j celui d'une Vénitienne ; le portrait d'un homme appelé la Longue Barbe; la Madelaine aux pieds de Jésus-Christ chez Simon le Pharisien ; Notre Seigneur faisant la cênc avec ses disciple; Descente de croix; Martyre de saint Etienne ; saint Marc délivrant un esclave. (Collection de France.)

Le Parnasse avec Apollon et les Muses (toile). (Haut. 5 pi. 1 po., larg, 7 pi. 5 po.); la Femme adultère me-

née devant Notre Seigneur, une femme a côté s*appro~ che avec un malade (toile). (Haut. 6 pi. 7 po., larg. 12 pi. 7 po.) ; un Yiellard assis dans un fauteuil, qui cause avec un jeune homme. Demi-figures (toile). (Haut. 5 pi. 5 po. , larg. 4- pi. 2 po.) ; la Vierge avec l'enfant Jésus dans une gloire et sur un croissant, entourés d'anges, sainte Catherine, sainte Barbe et deux évêques en adoration (toile). (Haut, i 6 pi. 3 po., larg. 8 pi. 4 po.); la Chute des anges : dans la gloire , le Père Éternel, la Vierge et Jésus (toile). (Haut, il pi. 3 po. sur 7 pi. 1 0 po. Galerie électorale de Dresde.)

Les Noces de Cana, Dessin a la plume et lavé. Première pensée du tableau peint pour le réfectoire des Crocicchieri , à Venise , et qui depuis, a été placé dans la sacristie de S. Maria délia Sainte-, le Lavement des pieds ; dessin k la plume et lavé. La Vierge évanouie au pied de la croix ; dessin a la plume , lavé. Le Couronnement de la Vierge, à la plume, lavé au bistre. Première pensée du tableau qui est dans le Musée de Lyon. Sainte Justine prête k recevoir le coup mortel , détourne la tête et refuse de sacrifier k Diane ; un ange lui apporte la palme et la couronne méritée par sa persévérance. Dessin k la plume, lavé. (Collection de France.)

Vente.

Le Veau d'or : les Israélites portent en triomphe le modèle qui doit servir k fondre l'idole; des femmes s'empressent k donner leur joyaux pour la fonte de cet

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animal de la Bible ; une troupe d'Israélites attendent à genoux la venue du Messie. (Haut. 57 po., larg. 28 po. Col. du duc de Tallard.) 1,602 fr.

Le portrait de Fra Paolo Sarpi, auteur de l'histoire du Concile de Trente (toile). (Haut. po.,larg. ^9 ^^^^0 481 fr.

Le Repas du mauvais riche : la scène du festin est sousunpérystile, d'ordre ionique, a l'entrée d'un jardin. (Ibid,) (Haut. 5 pi., larg. 5 pi. 8 po., toile.) 1,501 fr.

Une cène, dans laquelle Notre Seigneur communie en même temps que deux apôtres. (Ibid,) (Haut. 43 po., larg. 57 po.) .151 fr.

Ce tableau n'est point du Tintoret, quoique annonce plusieurs fois sous ce nom depuis 1756, et notamment à la vente du prince de Conti, année 1 777, adjuge 800 f.

On cite dans le même catalogue, n°M11, 112, une sainte qui ramasse avec une éponge le sang des martyrs. ( Haut. 4 pi. 8 po. sur 3 pi. 4po.) Deux tableaux pen^ dans : une femme à mi-corps qui pince de la guitare; 1 autre, un homme qui joue de la mandoline. Ces trois tableaux sont évidemment de 3faria Tintoretti, fille de l'auteur, née à Venise en 1560, morte en 1590, dans sa trentième année. Maria s'est fait une grande réputation dans le portrait, autant par une parfaite ressemblance que par la fraîcheur de son coloris.

La Madelaine aux pieds de Notre Seigneur, à table chez le Pharisien, sujet en travers, à la plume et au bistre. (Collection de Mariette.) .... 779 fr.

Trois dessins. La Résurrection, l'Ascension, le Reniement de saint Pierre, a la plume, au bistre.

— 74- fr. 19 s.

L'apparition de Jésus-Christ a la Madeleine et d'autres études, a la plume et au bistre. . . . 60 fr. (Même vente.)

Les meilleurs tableaux du Tintoret sont à Venise, du moins la plupart. On lui en attribue souvent en France qu'il n'a jamais vue. On remarque dans ses ouvrages une intelligence parfaite du clair-obscur et une belle connaissance de l'anatomie. Sa fécondité clialeureuse l'a fait surnommer il furioso Tiiitoretto, il fulmine di penello. En cela , il surpassait encore Paul Yëronèse. Cette fougue , dont il n'était pas le maître , a rendu ses productions très inégales. On a de ce célèbre artiste des tableaux mauvais, de très médiocres, et d'autres qui sont admirables ; ce qui a fait dire qu'il avait trois pinceaux : il penello d^oro, il penello d^argento, e Valtro di ferro. Il a laisse deux enfans , ses élèves, Dominique , et Marie Tintoret , nommée plus haut. On cite encore pour ses élèves Bélisaire Coredizio ^ Jacques Palme , Paul Franceschi , Martin de Fos et Jean Rothenhammer.

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