QUATORZIÈME SIÈCLE
GioTTo , né en i 276 , mort en 1 556 , élève de Cimabué.
La Justice , devant laquelle une foule de soldats flo-
rentins prêtent serment de fidélitét Le cadre est aitssi ancien que le tableau dont il fait partie. Il porte les armes de Médicis. (Ibid. n» 57.) .
Jésus-Christ sur la croix. Marie ^ deux saints et une sainte. Au-dessus , dans le même cadre ^ un Père éternel qui donne la bénédiction. (Ibid. n» 58.)
Giotto a peint , pour la ville de Florence , le portrait du Dante , et , pour Saint-Pierre de Rome , la fameuse mosaïque représentant saint; Pierre marchant sur les eaux ; ouvrage immense , connu de tous les gens de l'art sous le nom de la nave del Giotto. Les historiens font aussi mention de son Couronnement de la Vierge ^
tableau dont la célébrité a duré plusieurs siècles.
Veiite.
La Madone de la Neige , avec un grand nombre de figures, sur panneau. ( Catalogue de M. F**"^ [12 février 1 81 6] , no 1 Op. ) ^ 20 fr 5 cent.
Deux Saints, sur panneau. {Ibid. 107.) 132 fi\
N. B. Les morceaux rares de Giotto sont susceptibles de s'élever à des prix considérables.
Simone Memmi , originaire de Sienne , né en 1 284 , mort en 134-4.
Un Christ, trois Figures. Tableau sur toile collée sur bois , et terminé en angle.
Couronnement de Marie et Supplice de sainte Catherine , fille de Cestius d'Alexandrie. Ce tableau en contient quatorze en un seul ; ils représentent , pour
la plupart , des saints avec leurs attributs ; les saints sont séparés entre eux par une colonne torse en relief et dorée. (Catalogue de M. Artaud, n^s 59^ gQ.)
Simone Memmi , élève de Cimabué et ensuite de Giotto, mérita les éloges de Pétrarque, après avoir fait le portrait du fameux poète et de la belle Laure sa maîtresse. Memmi a peint plusieurs autres personnages illustres de son siècle. On cite le portrait du cardinal Duprat , légat à Florence j celui de Cimabué, son premier maître , et le sien propre.
PiETRo Cavàllini, dc RoHic , élèvc de Giotto.
Le célèbre Crucifix qui est dans l'église de Saint- Paul , hors des murs de Rome , et que l'on assure avoir parlé a sainte Brigitte , est de Cavallini.
BuFFALMAco , qui florissait en i35i, élève d'Andréa ïaffi.
Deux Tabernacles. Saint Dominique , un lis dans la main droite et un livre rouge dans la main gauche. Trois moines couronnés , regardant à droite ; trois moines couronnés, regardant à gauche. Une moitié de diptique. Trois saints , saint Dominique et une sainte. Saint Jean et une sainte tenant une palme. (Catalogue de M. Artaud, nos 61, 62 , 63 , 64, 65 , 66, 67, 68 , 69.)
Spinello Aretino , né en ^ 308 , mort en 1 4-00 , élève de Giacomo Cassen tino.
L'Annonciation et l'Adoration des Mages , formant deux scènes séparées , sur un caisson. {Ibid. n» 70.)
On cite de ce peintre plusieurs beaux ouvrages dans
l'église de Saint-Nicolas, k Arezzo, et son fameux tableau de la Chute des mauvais Anges, oii il peignit Lucifer avec des traits si hideux, que la tête lui en tourna.
Pierre Laurati , qui travaillait a Sienne de i 327 a i 342 , et hors de Sienne jusqu'en i 355.
La trahison de Judas. Composition de vingt figures. Saint Bernardin de Sienne , sainte Catherine d'Alexandrie. Mystères de la religion chrétienne : dix tableaux en un seul , qui se termine en angle. ( Catalogue de M.Artaud, nos 7i , 72 , 73 , 74.)
Taddeo Gaddi , Florentin, né en 1500, élève de Giotto.
Saint Jérôme, saint Dominique, saint François d'Assise. Sainte Placide, saint Benoît, saint Maur ; une Religieuse couronnée a genoux. Cette religieuse paraît être la donataire. Saint Benoît tient un livre sur lequel on lit :
AVSCVLTATE OEI III, PSALM. IX.
(Ibid. Voyez les n<>s 75, 76.)
Ce pemtre fit à Pise des ouvrages considérables -, il fit a Florence , pour la salle de justice , un tableau qui représente la Vérité qui arrache la langue au Mensonge en présence de plusieurs magistrats. Dans l'église du Saint-Esprit , à Arezzo , il a peint un Calvaire qui a été cité comme le chef-d'œuvre de son temps.
DoM Lorenzo Camaldolf:se , élève de Taddeo Gaddi.
Deux volets d'un Tabernacle. ( Ibid. n"* 78 , 79. )
Thomas di Stefano , dit il Giottino , né en 1 524 , mort en i 356.
Un Tabernacle ; Notre Seigneur en croix ; Maries , trois saintes femmes ; saint Jean ; saint François , et deux Anges , dont un recueille le sang qui sort du côté de Jésus-Christ ; un Evêque tenant un livre et une plume , etc. (Ibid, Voyez les nos gQ, 8i , 82, 85 , 84- , 85, 86, 87, 88, 89, 90, 9i , 92.)
Ce peintre, surnommé il Giottino , a cause qu'il imitait la manière de Giotto , a beaucoup travaillé a Florence. Sa réputation était si grande, qu'il fut choisi pour représenter , dans le palais du podesta , la révolution de 1540 entre les Pisans et les Florentins.
Antonio Veneziano, mort vers -1585.
Entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem ; la Cène ; Jésus-Christ en prière dans le Jardin des Oliviers : trois tableaux en un seul.
L'Adoration des Mages. (Catalogue de M. Artaud, nos 93, 94.3
Andréa Orcagna , né en i 529 , mort en i 599, âgé de soixante ans.
Un roi vaincu est aux pieds d'un prince vainqueur , qui lui tend la main : k droite^ un combat très animé ; à gauche , des tentes, et la famille du prince qui est a genoux. Les costumes sont ceux des Grecs du huitième siècle.
Le portrait du Dante ; celui de Farinata degli Uberti, l'un des chefs de la faction des Gibelins.
L'histoire de Lucrèce , en trois tableaux sur un caisson. (Catalogue de M. Artaud. Voyez depuis le u» 95 jusqu'au iOO.)
La naissance de la Vierge. Tableau en largeur. (Collection de France.)
Orcagna s'est fait une réputation sur deux grandes compositions du Jugement dernier , l'une a Pise , et l'autre a Florence, dans l'église de Sainte-Cro^x; sujet qu'on répétait souvent au retour des croisades , notamment sur le frontispice des églises gothiques. On remarque que ce peintre se plaisait , dans ce sujet terrible, à honorer les bons princes en les plaçant parmi les bienheureux, et qu'il se vengeait de ses ennemis en les jetant parmi les damnés.
Ange Pucci , qui florissait en i 350.
Vierge qui allaite son fils ; au-dessus, un Père éternel dans un cadre rond , séparé : fond d'or sur bois. La Vierge a une draperie couleur d'azur. Au bas est écrit sur deux lignes :
Atenpus dmis Angnolus Puccius pinxit
hoc opus, anno dni MCCCL a di X d'aprile.
Nous devons la découverte de ce tableau et la connaissance bien précise du peintre a M. Artaud. (Voyez le n» iOi de son catalogue.)
Staiinina, né en 1354-, mort en 1403.
Jésus descendu de la croix; Maries, trois saintes femmes; deux Saints; un Evêque ; Joseph d'Arimathie ; une autre Figure.
Le Mariage de îa Vierge et de Joseph , petit caisson sur bois. (Ibid. n^s 102, 103.)
Dello , Florentin , mort \er3 1421 .
Fait historique de Boccace ; Judith ; Jésus portant sa croix ; Jésus à Ja colonne ; Triomphe de Jules César. (Ibid, Voyez depuis le n» 107 jusqu'au n<^ 111.)
Masolino da Panicale , né en 1 577 , mort en U13.
Vierge avec l'enfant Jésus dans ses bras. L'enfant tient dans sa main droite une grenade.
Vierge , son fils dans ses bras ; dans le fond , des arbres, une tour. (Ibid, n^s 112, 115.)
Masolino fut un des artistes du moyen-âge qui observa plus de régularité dans les formes du corps humain , et plus d'expression dans les têtes. Il eut pour disciple Masaccio.