‹ Écoles neutres et programmes scolaires [microforme]Chapitre 4 sur 5 · ES · texte numérisé non relu

ES

“Le Dr James Henry Leuba, professeur de psychologie au Collège de Bryn Mawn, Pennsylvanie,” dit une note de l'Archeological Report de 1917, “a donné au public les réponses qu'il a reçues de sociologues, de biologisies, de psychologues américains el de professeurs dans les Universités et autres institution d'enseignement, dans les Etats-Unis au sujet de leur croyance à l'existence de Dieu. Plus de cinquante pour cent des réponses indiquent une incroyance absolue en l'existence d'un Dieu personnel, et quarante pour cent nient l'immortalité de l'âme.”

Tel arbre, tels fruits! C’est une abomination! |

Le Brooklyn Eagle, journal non-catholique des Etats-Unis, | disait l’an dernier:

“Nous avons des multitudes de jeunes gens, d'hommes d'âge “xl mûr et de femmes, dont l'intelligence n’a pas plus le sens du b bien et du mai que beaucoup de Grecs du temps d'Alcibiade.”

En d’autres termes, ce sont des païens. Tel arbre, tels fruits!

Une enquête poursuivie avec soin dans l'Etat de New-York a démontré que grâc: à l’école neutre, plus de 40 pour cent de la population rurale ne pratiquait aucune religion. Une forte proportion de ces gens ne connaissaieni que vaguement l’existence de Dieu et ne se souciaient guère d’approfondir cette connaissance.

Tel arbre, tels fruits!

M. Eugène Forster, de Détroit, disait, il y a quelques années, devant un auditoire ouvrier à Washington :

“Soixante-quinze pour cent des jeunes garçons âgés de plus de treize ans, dans les écoles protestantes des Etats-Unis, sont a perdus pour l'Eglise et ne font jamais profession de foi.”

2 Là-dessus, un délégué anglais s’est écrié que c'était la plus

4 singulière déclaration qu’il ait jamais entendue aux Etats-Unis, et qu’il devait y avoir quelque chose de défectueux dans un : système d’éducation qui aboutit à de semblables résultats. “En il Angleterre”, ajouta ce délégué, “nous ne verdons pas plus de É 3 pour cent des jeunes gens.”

* En Angleterre, ils n’ont pas le système d'écoles publiques obligatoires et neutres. Ils l’ont aux Etats-Unis et nous avons singé les Etats-Unis.

Tel arbre, tels fruits!

Voilà pour les Etats-Unis. Il serait facile de couvrir vingt pages de ces témoignages: il faut se limiter.

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Jetons maintenant un coup d'oeil sur la France, l’autre pays classique de l’école gratuite, obligatoire, publique et neutre.

M. Fouille, un rationaliste pur, écrit à la page 158 de son ouvrage intitulé “La France au point de vue moral":

“A Paris, sur 100 enfants poursuivis, on en trouve 2 à peine sortis d'une école religieuse. Sur 100 enfants détenus à la Petite Roquette, l'école congréganisle n'en fournit que 11, l'école publique 89."

Tel arbre, tels fruits!

M. Briand, que personne ne taxera de catholicisme, disait dans son rapport officiel, le 21 juin 1918, que “le nombre des criminels de 20 ans et au-dessous s'était accru en quelques années de 450 pour cent”.

On a semé de la graine d’apache à pleines mains par le laïcisme des écoles neutres: on récolte des criminels. (C'était inévitable.

Tel arbre, tels fruits!

C’est donc avec raison que Victor Hugo, qui n'était pas un grand catholique, écrivait cependant un jour:

“On devrait trainer devant les tribunaux les parents qui envoient leurs enfants aux écoles sur la porte desquelles est écrit : “Ici, on n'enseigne pas la religion.” ”

Quelle sorte de tribunaux faudra-t-il réserver aux Gouvernants qui abusent de leur pouvoir pour ne donner aux enfants que de telles écoles? Il peut se faire qu'ils échappent aux tribunaux humains, qu'ils échappent même au tribunal de l’opinion publique empoisonnée, mais, comme ils sont les pires scandalisateurs de l'enfance, qu'ils privent de la foi surnaturelle dans leurs sentines d’infidélité, ils n'échapperont pas au tribunal de Celui qui a dit:

“Celui qui scandalise un de ces petits qui croient en mi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attachät une meule au cou, et qu'on le précipität au fond de la mer”. Mathieu, XVILL, 6.

Ce mal est froidement voulu. C’est calculé à l'avance. Il faudrait être naïf et se boucher les yeux ct les orcilles pour croire que c’est la résultante fortuite des circonstances imprévues. C’est l’école de la secte, dont nous avons d’illustres représentants dans notre Département d’Instruction publique, au Manitoba.

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Entendez les aveux de l’un des conspirateurs maçonniques, le philosophe Orestes Brownson, qui se convertit avant de mourir. Voici ce qu'il publia. (Vid. Revue Canadienne, fév. 1894) :

“On devrait d’abord,” dit Brownson, “réveiller chez les Américains, le sentiment de leurs droits... les délivrer de leurs superstitions et de la crainte d'un pouvoir invisible (Dieu), les émanciper de la tutelle du clergé, les tirer de la contemplation d'un paradis imaginaire après la mort et fixer leur attention sur la poursuite du bien-être terrestre.

“IT fallait en second lieu, au moyen d'une action politique, établir un système d'écoles d'Etat, dans lesquelles tous les en-

fants... seraient nourris, habillés, entretenus, instruits aux dépens du trésor public. On supposait que les parents étaient généralement incapables d'élever leurs enfants... On voulait

que l'Etat prit complètement la charge des enfants. ON LIBE- RAIT AINSI LES PARENTS DE LEURS OBLIGATIONS. (On se dirait au Manitoba!)

“Le but à atteindre était d'abord de diminuer les charges (naturelles, légitimes) du mariage, et d'ENLEVER LES PRIN- CIPALES RAISONS QUI LE RENDENT INDISSOLUBLE: et ensuite d'assurer l'uvenir (au point de vue maçonnique) en donnant aux enfants une éducation rationnelle (lisez rationaliste) pour en faire des hommes libres de toute superstition, c'est-à-dire de trute croyance en Dieu et à l'immortalité de l'âme...

“Les trois grands ennemis du bonheur de l'homme ici-bas étaient (selon le dogme des Loges) la religion, le mariage, ou la famille, et la propriété privée.

“A la religion, it fallait substituer la science; à la propriété la communauté des biens (programme du Socialisme issu du

“Notre oeuvre”, dit Brownson, reposait donc entièrement sur un système d'éducation, dans les écoles publiques organisées d'après nos plans.

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“Pour arriver à ce but, on proposa d'organiser secrètement loute la République d'après un plan qui était à peu près celui des Carbonari d'Europe. C'est-à-dire que la Maçonnerie adopta le plan des loges des Carbonari pour imposer partout l’école publique sans Dieu, aux mains de l'Etat extérieurement, aux mains de la Maçonnerie en réalité.

“Les membres de cette société secrète”, ajoute Brownson, “devaient d'abord chacun dans sa localité profiter de tous les moyens en leur pouvoir pour préparer l'opinion publique en faveur de l'EDUCATION PAR L'ETAT aux dépens du trésor public. C'est-à-dire en faveur du monopole de l'Etat maître d'école et maître de l'école en vue d'arriver à la déchristianisation populaire.”

Le programme a été exécuté comme un papier de musique. L'infidélité règne en maîtresse; les aveux que nous avons transcrits plus haut le montrent clairement. L’union libre va bientôt avoir droit de cité, car que sont ces divorces accordés par milliers, sinon l’union libre légalisée ?

Reste le troisième article du programme, la communauté des biens. Cela, ce n’est pas du goût de tout le monde. Avant qu’il ne passe dans la pratique, il y aura bien des oeufs et des têtes cassés, mais ça vient; et les signes avant-coureurs de la tempête s’aperçoivent à l'oeil nu.

La récente législation canadienne sur le divorce montre que nous scmmes rendus au numéro deux du programme. Gare, pour nous aussi, au numéro trois.

Quand nous disions, il y a un instant, qu’au point de vue religieux l’école neutre est une abomination, étions-nous vraiment en dehors de la vérité?

Mais nous avons ajouté:

20—“Au point de vue pédagogique, les écoles publiques et neutres sont une faillite.”

Ici encore, qu’on me permette de laisser parler les autres, et particulièrement ceux qui ne sont pas de notre foi.

En 1917, M. John M. Thomas, président du Middlebury College, du Massachusetts, disait publiquement :

“Notre éducation est superficielle et nous développons des hommes superficiels. L'éducation moderne, dans beaucoup de pays, n'a engendré que la médiocrité, n’a développé que la surface des hommes.

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“On n'a considéré que le côté exclusivement pratique et lerre-à-terre, en n'étudiant guère que les moyens de gagner de l'argent, sans vouloir aller plus haut et plus loin. On n'a cultivé que des appétits en négligeant le coeur, l'esprit, l'âme. Le résultat est déplorable...

“L'école neutre est un non sens qui ne respecte ni les droits de Dieu, ni ceux des enfants, ni ceux des parents, ni ceux des maîtres uu maitresses, ni ceux de la société.”

Voici maintenant un témoignage de plus grande envergure, Dans la North American Review de septembre 1908, M. Charles W. Larned, de l’Académie Militaire de West Point, rend compte du résultat des examens de l’année pour l’admission des candidats à l’Académie. Après avoir dit que le programme était cn somme élémentaire et que 99 pour cent des candidats étaient des élèves des écoles publiques de l'Etat, M. Larned écrit que sur 316 candidats, 265 (81%) ont échoué, dans une ou plusieurs matières, et que sur les 265 “bloqués”, 141 ont échoué en littérature et en composition anglaise.

Et ces 316 candidats venaient de tous les points, de tous les Etats de l’Union, c’est-à-dire qu’ils représentaient comme une moyenne des élèves de toutes les écoles publiques du pays.

On comprend après cela que M. Charles W. Larned ait conclu son étude de la North American Review par ces paroles attristées :

“Que sur 316 jeunes gens, presque tous les élèves de nos dispendieuses écoles publiques, avec une moyenne de durée de cours d'à peu près 10 ans, 81 pour cent aient échoué et fait preuve des diverses incapacités analysées ci-dessus, il y a là un état de choses capable de faire gémir les sages et de faire réfléchir nos éducateurs.”

Alors pourquoi les divers Départements d'Instruction Publique du Canada mettent-ils tant de zèle à singer les Etats- Unis? Il n’y a pas lieu vraiment.

Est-ce mieux en France, l’autre pays classique de l’école publique et neutre ?

Pour ne nous en tenir qu’aux documents publics et officiels, disons que M. Briand, alors ministre de l'Instruction publique, plus tard premier ministre et au surplus anticlérical enragé, déclarait pourtant dans son rapport officiel de 1907, “que la vroportion des illettrés, en France, était de 25 à 30 pour cent”, après avoir reconnu qu’en 1882, elle n’était que de 14 pour cent.

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N’avons-nous pas raison de dire qu’au point de vue pédagogique, l’école obligatoire et neutre est une faillite ?

Il y a pourtant un progrès. C’est qu’en 1872, alors que ne sévissait pas l’école d'Etat, mais que pleine liberté était laissée à l'initiative privée, le Gouvernement dépensait 33,784 francs, pour l'instruction publique, tandis qu’en 1910, il y allait de 350 millions.

C'est beau l'instruction gratuite, neutre et obligatoire, et Ça ne coûte pas cher. Le public avait toujours pour se consoler de cette dépense de 350 millions, que sous le régime de l’école obligatoire, les illettrés étaient passés de 14 Pour cent en 1882 à 25 pour cent en 1907. A défaut de mieux, il faut prendre ce qu'on a!

A notre avis, le premier secret de la banqueroute des écoles publiques, au point de vue pédagogique, c’est qu'elles constituent un monopo'e. Le Gouvernement, abusant de son pouvoir, détruit toute autre école; il a ensuite beau jeu; le point de comparaison manquant, l’infériorité de ses écoles sera plus difficilement découverte. De plus, il se prive par là du stimulant de la compétition qui est partout utile.

Le monopole est Mauvais. Quand il sévit, le public est sûr de payer plus cher, parfois bien trop cher pour une marchandise souvent inférieure. Notre Programme d'instruction publique, au Manitoba, est un monopole, et ce qui est pis, est un monopole d'Etat. C’est le plus mauvais de tous.

Le Gouvernement américain a pris, pendant la guerre, le monopole des chemins de fer; le public y perd des millions par mois, et le service est détestable, I] a pris de plus le monopole des téléphones et des télégraphes; un Personnage de Chicago, récemment de Passage chez nous, dit que le service des téléphones cst dégoûtant, celui des télégraphes encore pis.

Bref, quand le Gouvernement sort de

son rôle, il met Jes quatre pattes dans les plats, ct alors le

public a du propre.

ET

Ce qui est vrai des questions d'argent est vrai, à plus forte

raison, des questions d'instruction et d'éducation, car il est là encore moins chez lui que dans les questions de chemins de fer.

Voilà, à notre sens, la première raison d’infériorité; elle est radicale.

La seconde se rattache à la première. Le Gouvernement étant le maître du monopole d'éducation, tout le programme est à la merci de la politique, et dans une question qui demande de la permanence et de l'esprit de suite, entre la série de tous les produits de la politique. Ils se prennent souvent pour des soleils, croient être de taille à tout refaire en éducation, font les essais qui amènent un changement de manuels tous les ans, — quand ce n'est pas tous les six mois, —— au grand détriment de la bourse des contribuables et du progrès des enfants.

La série des prétendus progrès abandonnés après expérience, comme ne donnant aucun résultat satisfaisant, n’a plus de bout. Comme exemple, je vous renvoie à une des dernières en cours. Elle est de l’un de nos surintendants d'écoles secondaires. Son invention a paru dans le numéro de février 1919 du Western School Journol. C’est une méthode nouvelle d’enscigner le français. Le 6. sieur sait lire le français un peu, ne le parle pas que nous sachions, n’en possède qu'une connaissance fort superficielle, et cependant se croit de taille à trouver du nouveau dans cette langue. Evidemment, comme le personnage a du poids dans la machine scolaire, il faut Lien que l'expérience suive son cours et que nos enfants fassent cette gymnastique nouveau genre. C’est du temps et de l’énergie perdus, mais au Département on croit que c’est du progrès. Exemple vécu entre cent autres qui ont vécu. Pour notre satisfaction, —car nous avouons n'être pas de la noble profession, — 1OUS avons voulu avoir une appréciation de la méthode par des autorités fort compétentes. Nous avons consulté les messieurs du Parler Français de Québec, ainsi q' s messieurs de l’Université Laval. On nous a répondu: “ une chinoiserie et un casse-tête.”

Nos enfants en ont pourtant assez d’autres sans celui-là.

Une troisième raison de la faillite, c’est l'encombrement des programmes scolaires.

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C'est le cri général qui s'élève de Partout. Nous l’entendions formuler, il y a déjà plusieurs années, par Jes maîtres et maîtresses d’écoies réunis en convention.

tout, c’est fatal, car après quelque temps, ce qui a si peu de profondeur disparaît, et il ne reste plus rien.

On éparpille le temps sur vingt sujets divers, et les sujets fondamentaux en souffrent. Est-il surprenant après cela que les enfants quittent les écoles publiques sans savoir leur grammaire, incapables d'écrire correctement leur langue? Ils ont eu trop de choses à apprendre. Au lieu d’en faire les petits prodiges qu’on rêvait, on a gâché leur formation. Pour la bonne formation intellectuelle et morale de nos enfants, sans Parler de la santé de nos fillettes, il importe de réduire de moitié toute cette dentelle qui orne nos programmes scoiaires, ou mieux les dépare et en diminue la force.

Les besoins des villes ne Sont pas ceux des Campagnes, et on ne forme pas un jeune homme comme une jeune fille: c’est un contre-sens. On ne peut aboutir qu’à un désastre,

PS à ee

La rage de notre Département de l'Instruction publique faire disparaître les petits districts scolaires à la campag pour les. fondre dans de grands districts, ne fera qu’accentu l'inconvénient dont nous parlons, sans parler des nombre: autres inconvénients, entr'autres celui de faire perdre le tem des enfants sur les chemins, dans les grandes charrettes cor

L'auteur de la série d’études faites dans l'Univers de Pari attribue en partie à ces programmes scolaires uniformes |] désertion des Campagnes au profit des villes déjà congestior nées. Dans ces grandes écoles Consolidées, on formera de Comptables et des commis bien plus que des agriculteurs, et 1 pis sera que nos grandes filles seront prises de la même mal: die et suivront les jcunes gens dans les villes pour occuper de places qui devraient régulièrement être tenues par des hommes En définitive, tout le monde Y perdra, et elles surtout.

Voilà ce que disait cet homme pour la France. Le mal es réel ailleurs qu'en France. On dirait vraiment qu'il tient a système faux et détestable des écoles publiques, neutres, obli. Baloires ct gratuites, bien qu'elles coûtent les yeux de la tête

—Mais, dira-t-on, montrer les défauts d’une chose, c'est bien; mais avez-vous mieux à suggérer ?

— Oui, et la tâche n’est pas difficile.

D'abord, puisque cinquante ans d'essais faits en France et aux Etats-Unis, et un quart de siècle chez nous, ont prouvé que ce Système est une abomination au point de vue religieux et une banqueroute au Point de vue pédagogique, changeons le système.

“Se tromper, c'est humain; mais reconnaitre une erreur, c'est angélique”, a dit un sage, C'est la conclusion qu'a tirée un des délégués qui assistait au dernier Congrès d’Eucation à Winnipeg. “La conclusion de ce que nou. venons d'entendre hautement Proclamer”, a-t-il dit, est celle-ci: “Donc nous nous sommes frompés.” C'était vrai. Mais comme il est difficile

amer qu’il soit, la société Canadienne devra Je prendre ou laisser fondre sur elle les maux entrevus par les plus sages des Congressistes, comme fruits naturels et inévitables de la formation fausse donnée aux enfants et aux jeunes gens.

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le Paris, rmes la gestionra des rs, et le e malaper des pommes.

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Le premier remède, c’est de donner à la formation religieuse

de l’enfance la négligée.

Mais les écoles publiques Gouvernement, en s’'emparant des écoles, est sorti de son rôle.

part qui lui revient et qu'on a imprudemment

sairement donner une éducation neutre, pour ne froisser personne, car il y là des catholiques, des protestants, des incréet que sais-je encore. Il ne peut donner aux uns un enseignement religieux sans que les autres protestent: donc, il doit être neutre, et nous avons vu que l’école neutre est une abomination.

Mais que faire ?

Revenir au point de départ et rétablir ce qu’il a imprudemment détruit; remettre sur pied l'oeuvre des Pères de la Confédération. S'il s’en trouve qui tiennent à l’école neutre, que j mais En ce moment, tous les petits Est-ce parce qu’elle est une abomination au point de vue religieux et un fiasco au point de vue pédagogique, qu’il en est ainsi ?

Qu'on laisse de côté ce système faux, et qu'on adopte au moins le système suivi en Angleterre, ou encore en Belgique, où les Gouvernements ne réservent pas toute leur attention aux partisans de l’école neutre, mais où l’on s’efforce de rendre Justice à chacun. Ce serait plus British et plus juste.

Il serait trop long d'expliquer ici le fonctionnement scolaire dans ces pays; d’ailleurs nos 8ouvernants doivent savoir ce qui s’y passe, Malheureusement ce n'est pas ce qu’ils font.

Nous pourrions bien ajouter aux défauts énumérés jusqu'ici, ceux qui, dans les programmes, sont plus opposés au développement de notre vie nationale; nous nous abstenons d’insister sur ce point. Notre conférence est déjà longue et nous avons d’autres raisons Pour ne pas insister. Espérons cependant que les nôtres sauront respirer à travers le treillis légal et garder à cette partie de l'Ouest l'avantage immense, pour

aous et pour lui, d’une bonne culture française.

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Coinme dise nos gens quand ils parlent des Pelleteries. Notre grand, noi

Amérique. Soyons-le aussi parfaitement que cela se pe

On nc peut dire mieux et plus vrai.

nôtres, d’un bout à l’autre du pays, le comp Conséquence,

Puissent tous le rendre et agir er

Morley et aux Hawkes! Souhaitons-le

ur de nombreux imitateurs pour la Prospérité et la paix de

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arriver à une misérable banqueroute de leur politique de prussianisme à outrance, nous disons : ne continuez pas à les imiter, ne rougissez pas de reconnaître la banqueroute de à preuve le dernier

quand on l’a reconnue.

reur plutôt américaine qu'anglaise de l’école neutre, sous le

pent les yeux de tous; revenez aux véritables traditions anglai- Elles sont plus soucieuses de saudes citoyens et ceux des pères de famille, tout en laissant au gouvernement toute la part d'influence à laquelle il a droit. Soyez plus Anglais et moins Américains: donnez-nous la somme de liberté qui est assurée au contribuable anglais en Angleterre.

Est-ce vraiment être trop exigeant ?

Pour dernier mot, nous prenons la liberté de vous rappeler la parole auguste que prononçait dernièrement le futur roi d'Angleterre, Son Altesse Royale le Prince de Galles. Nous ne Manquons pas de délicatesse, car elle est publique :

“L'union des deux races au Canada ne fut jamais une ques-

Au contraire, cette question plus haute

d'Etat qui ont travaillé à parfaire cette union.”

L'oeuvre de Cartier et de MacDonald est en ruine au Manitoba. Nous espérons voir le jour où des hommes d'Etat véritablement soucieux de la remettront sur ses bases.

paix et de la prospérité du pays, la

West Can Co, Ltd.

fera vos impressions, — chèques, en-têtes de lettres, relevés de comptes, rapports municipaux, brochures, pamphlets, livres, etc.

Atelier des plus modernes et capable d'exécuter à la perfection tous les travaux que vous lui confierez.

Traduction et impression dans toutes les langues.

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