‹ Economie forestière (volume 2)Chapitre 77 sur 99 · VOLUME · texte numérisé non relu

VOLUME

à 1»30 du sol.

A IHiect&re.

(tarif des sapins).

du matériel k l'hectare.

cent.

OJ

Totaux

Nous avons traduit graphiquement cette conception de la forêt normale. La courbe obtenue se superpose sensiblement à celles qui ont été adoptées, jusqu'ici, comme caractérisant les sapinières situées en bon sol, à une altitude moyenne, et susceptibles de donner les produits les plus utiles. Elle correspond, d'après notre tarif d'aménagement, à un matériel^ en sapins, de 388 m. c. 2 à l'hectare. Diaprés les données que nous possédons sur les forêts, tant du Jura que des Vosges, ce chiffre peut être regarde comme un maximum, qu'il serait plus nuisible qu'utile de dépasser.

On voit qu'en cherchant à nous tracer un objectif précis

LES EXPLOITATIONS d' ARBRES 43 1

notre plus grand soin a élé d'observer les règles de la prudence, afin de ménager l'avenir. Il nous reste à indiquer comment nous pouvons utiliser cet objectif pour le calcul de la possibilité.

2, — Calcul de la possibilité.

Supposons la forêt normale. Pour que l'état dans lequel elle se trouve subsiste à l'expiration d'une rotation de 10 ans, il faut nécessairement que les arbres exploités, et en particulier les arbres précomptables, soient remplacés, en nombre égal y par des tiges de dimensions moindres, ayant atteint successivement et régulièrement celles de l'exploitabilité.

La forêt est-elle trop riche en bois exploitables, nous devrons, pour la ramener vers l'état normal, augmenter la possibilité d'une quantité telle que le matériel surabondant soit réalisé dans un temps donné. Nous réduirons la possibilité dans les cas contraires.

Nous estimons qu'il y a lieu d'admettre comme bois précomptables ceux qui ont atteint ou dépassé la dimension de 0 m. 45 de diamètre : c'est, approximativement, la grosseur inférieure des arbres de sciage, ou bois de tronces, dans les Vosges.

Pour nous rendre compte de la quantité de tiges non pré-, comptables qui passeront dans les dix prochaines années, à la dimension de 0 m. 45, il est naturel que nous nous basions sur une moyenne des vingt années qui séparent l'inventaire de 1885 de celui de 1905. Voici le raisonnement très simple auquel nous sommes conduit :

h auBi, en i905 2.984 aikes de O'^iS et au-lessns, dont 2.382 salins et 602 Utiei

Ona ( I«del885àd896 373 — 327 — 46 —

exploité I 20 de 1897 à 1905 505 — 394—111 —

Totaux 3.862 — 3.103 — 759 —

La série renfermait en 1885 . . .. 2.684 — 2.480 — 204 —

Nombre d'arbres passés à 0°»45 ^

de diamètre et au-dessus > 1.178 — 623 — 555 —

del885àl905 )

Soit en moyenne par an 58 — 31 — 27 —

LES TRAVAUX ESSENTIELS DE l'aMÉNAGEMENT

Ces 31 sapins et ces 27 hêtres ont été fournis, annuellement, par les arbres de 0 m. 40 de diamètre, dont le nombre moyen, pendant les vingt années, peut être évalué comme il suit, sachant qu'il en existait :

771 en 1885, dont 429 sapins et 342 hêtres, 1.004 en 1896, dont 392 — 612 — • Nombre moyen des ( 429 X 11 + 392 x 9 ___

sapins de 0 m. 40 : / 20 ""

Nombre moyen des ( 342 X 11 + 612 X 9 ^^

hêtres de 0 m. 40 : ( ^20

412 sapins de 0 m. 40 de diamètre ont donné, chaque année, 31 sapins précomptables, soit 7,5 p. 100,

et 463 hêtres de 0 m. 40 de diamètre ont donné, chaque année, 27 hêtres précomptables, soit 5,8 p. 100.

Des calculs analogues nous montreraient dans quelle proportion les arbres de 45, 50, 55, 60, etc., de diamètre ont passé à la catégorie suivante.

Les résultats de ces calculs sont indiqués dans le tableau ciaprès.

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