‹ Economie forestière (volume 2)Chapitre 92 sur 99 · ESSENCES · texte numérisé non relu

ESSENCES

Baliveaux

)ERMER B.

Modernes

VLIVAGE

BALIVAGE PRÉCÉDENT

Anciens

ToUl

Baliveaux

Modernes

Anciens

ToUl

Chênes..

Hêtres . .

Divers . .

Totaux.

(1) La tendance envahissante du charme est due à sa fertilité précoce, à l'abondance de sa graine presque chaque année, à la facile dissémination de cette graine, à la persistance de la faculté germinative qui permet au gland de charme de rester sur le sol pendant des années, enfoui sous les feuilles, pour évoluer dès que les circonstances deviennent favorables, et enfin au tempérament du jeune plant qui se maintient assez bien sous le couvert. Une fois installé, le chai*me est à peu près indeslructible grâce à l'abondance, à la vigueur de ses rejets et à la facilité avec laquelle il se marcotte spontanément. Pcrthuis, à la tin du xvni» siècle, avait remarqué ce pouvoir éliminatoire du charme vis-à-vis des autres essences et il conseillait de n'en réserver jamais, même pas comme baliveaux de l'âge.

Le hêtre est moins envahissant et ne le devient franchement qu'avec des durées de révolution longues, qui lui permettent de lutter avec avantage contre le charme, grâce â la persistance bien ^supérieure de son accroissement en hauteur. 11 s installe surtout au moyen de la facilité avec laquelle ses semis résistent à un couvert même prolongé.

Economie forestière. — IIL

LES TRAVAUX ESSENTIELS DE l'aMÉNAGEMëNT

Tableau B (ballvase modéré). Nombre d*arbrea résertrés

a Thectare.

DERNIEH B

RIVAGE Anciens

Total

BALIVAGE PRÉCÉDENT 1

Baliveaux

Modernes

Baliveaux

Modernes

Anciens

Total

Chênes..

Hêtres . .

Divers . .

Totaux.

Quant au second inconvénient reproché au plan de balivage de l'ordonnance, et qui s'applique à tout plan de balivage indéterminé, on n'y échappe que par l'éducation à donqer aux agents forestiers, el par la pratique du contrôle de leurs opérations. II peut évidemnoent arriver que certains hommes se laissent entraîner à abuser du droit d'apprécier si un arbre est surabon* dant ou dépérissant, ou qu'ils se trompent dans cette apprécia* tion. Aussi s'esl-on efforcé de rechercher des moyens d'échapper à cette éventualité, et c'est dans ce but qu'on a imaginé les plans de balivage déterminés.

Nous avons vu de nombreux exmples anciens de pareils plans de balivage (1). Ils sont encore préconisés de nos jours lorsqu'il y a une raison spéciale de restreindre l'Initiative de ceux qui ont à opérer le balivage. C'est le cas, par exemple, dans les forêts grevées d'un droit d'usufruit* Là le nu propriétaire a intérêt à établir, d'accord aveo l'usufruitier, un règlement strict pour la jouissance; un plan de balivage rigoureusement déflni devient alors indiqué (2).

Ce plan de balivage déterminé consiste à fixer le nombre de

(1) Voir phis haut, pages 176, 178, 179, 232, 238, 239, 241, 206, 454, etc., etf. (2j Voir Economie forestière, louie 11, pttges 460 et Suivantes.

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