DIAMÈTRES
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Los tracés graphiques de la ligure 18 reproduisent du tableau ci-dessua.
Si nous nous bornons à ce qui concerne les chênt nous observons que les arbres Je 10 â 40 de diam sentent co nombres décroissants suivant une loi telle vert de chaque calégorie est constant et représeni 460 mètres carrés (1). A partir de 43 de diamètre des arbres diminue brusquement, co qui tient à dive accidentelles (2). On est ainsi assez naturellemen
(1) La constance de la siirrace de terrain occupée par les arbr ratégories est un fait des plus intéressants dans la forêt de Chani| buliviSc depuis 80 ans avec esprit de suite, en vue d'y multiplier i ^blo l'essence chêne dans la réserve. Elle justiTic d'une rai}on tiii ijuabic l'hypothèse que nous avions laite pages 331 in fine et 334iJc cet ouvrage. Pour les surfaces de couvert des arbres, voyez ibL
(2) Le nombre anormalement gi'and des arbres de 45 tient sa glandêe qui se serait produite vci's la Dn du xvui" siècle, peut-être i]ui tut trOs abondante dans toute la France. Les chênes de 45 de la forêt de Champenoui, sont âgés de 110 à 120 ans eu moyeu pauvreté en arbres de 50 et plus, elle s'explique par deux circon! bonne partie des forêls en question Était autrefois (jui^que vers l'usage des salines domaniales lies environs et traitée en taillis à pie, ï* pendant l'occupation allemande, de iS10-18H, l'autorité
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470 LES TRAVAUX EtSBNTIELS DB h' AUiH KGtttZyT
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Fip. 18. — Nombre à rhectare des arbres de réserve de diverses essences dans les séries de taillis sous futaie de la forêt de Cbampenoux (Meurthe-et-Moselle). Corii[itagcs de 1U06 par M. Cuif.
LKS EXPLOITATIONS MIXTES
ir comino état normal celui dans lequel les arl 8 couvriraient eux aussi cette même étendue lors la suite normale ou la norme (1) suivante :
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Nombre réel et Dombre noimal à l'hectare des arbres df différents diamètres dans les séries de taillis sous Tiitale de iGQOuK |Mcurthc-et-MoseIlc). Coiaptagcs de 190() par M. CuiT
Pfombr« d'irbret
tire et vendre, à son profil, dans la foret, 8,883 mètres cubes idus aaG.7';s fr. Daos imc seule parccile, C, sur SI hcci irbres cubanti.G69 ni. cubes.
QIC de norme, destiné û désigner une suilc normale d'arbre
Le couvert total de ces arbres est de 5.930 mètres carrés. Si l'on joint à chacune des neuf ou dix premières catégories un appoint de lOà i5 pour cent en nombre d'arbres d'essences diverses qu'il peut être utile de conserver, on aura, par hectare, une réserve occupant en moyenne (c'est-à-dire dans la coupe où les taillis sont âgés de 15 ans) les deux tiers de l'étendue. Cette proportion parait convenable; elle laisse une place suffisante au taiUis et aux semis, et elle permet le maintien sur pied de quelques arbres de dimensions exceptionnelles, qu'il paraîtrait intéressant de laisser croître, soit au point de vue de la production, soit à celui de l'ornement de la forêt.
Une pareille norme constitue une indication précieuse, spéciale à la forât, mais une indication seulement, et dont on ne doit user qu'avec discernement. Elle ne doit dans aucun cas devenir le prétexte de l'abatage de jeunes chênes d'avenir, ni celui du maintien d'arbres dépérissants. Elle ne sera qu'une considération, destinée à faire pencher le plateau delà balance dans les cas douteux ou indécis qui se présentent si fréquemment lors des balivages.
D'autre part, l'expérience des exploitations nous apprend que, dans des taillis sous futaie aménagés à des révolutions de 25 à 35 ans, et dans lesquels la futaie est représentée dans des conditions à peu près normales, les coupes enlèvent sensiblement la moitié des arbres existants (1).
férentes catégories de diamètres en nombre naturellement décroissant dans une exploitation d'arbres, a été proposé par M. d'Alverny. {Bulletin de la Société forestière de Franche-Comté et Belfort, fascicule de mars i904.) 11 est d'un emploi commode, c'est pourquoi nous aimerions le voir adopter, car il est bon qu'aux conceptions nouvelles correspondent, pour la clarté du langage, des mots techniques nouveaux.
(1) Dans l'inspection des forêts de Gray (Nord), en 10 ans, de 1886 à 1895,sur une suface exploitée totale de 5.102 hectares, le relevé des exploitations montre
(chiffres rapportés à l'hectare) :
En Tolame, boit d'œuvre.
Abandon Réserve
en cbènes. en chênes.
ni. cubes. m. cubes.
Arbres de 0"»50 à 1 "^09 ae tour à hauteur d'homme. 5,85 7,00
— lnil0àl"»19 4,10 5,22
— I"i50 et plus 6,95 5,69
LES EXPLOITATIOXS MIXTES
En effetjle taux d'accroissement en volume de l'ensemble la réserve varie ordinairemont entre 2 et 3 pour cent. Il plus voisin de2 IorBque,les révolutions étant.longue8,lesart sont en moyenne plus àg^és; il se rapproche du maximum 3 lorsque les révolutions sont courtes, et par suite les arh plus jeunes. Il resuite de là que le volume de la rése double presque exactement en une durée do révolution, qui que soit celle-ci, dans les limites indiquées, car Vêtant le volu initial après l'exploitation, et V la volume final, au moment la seconde coupe on a :
V = V 1.025 = 2,09 V ou encore
V ^ V rÔ3Ô*^ ^ 2,09 V.
Une coupe qui enlèverait tous les 2S à 3S ans la moitié arbres dans toutes les catég^ories maintiendrait donc la f< dans son état de richesse primitive quant à la quantité totale matériel.
Nous basant sur ce qui précède, nous pensons qu'on poun donner à la coupe des arbres dans les taillis sous futaie ua rèj ment au moins sommaire et simplement indicatif de la fai suivante :
1» Un inventaire général de la forêt, toujours utile à bien points de vue, permettrait de se faire une idée de l'élat non qui lui convient, de définir sa norme;
Et en nombre d'arbres :
Arbres de Û^as île loiir et ail-tlcssous 36,4 31,3
Onyo àlBjy de tour 5,58 8,«*
— li»30 à 1-69 3,5tf 3,93
— 1"10 Je tour et au-dessus 1,89 1,47
(Renseignement communiqué par M. Maire, inspecteur des forêts à Gi
Sur 5W hectares de coupes exploitées en taillis sous futaie de 1891 ù 1896 < rinspeclion forestière de Kambcrvillcrs, la réserve en arbres a été en nioy» de +2 me. 1 à l'heclwe, et l'abandon de *ï mc.B. (Renseignement communiqué H. Perrin, ancien inspecteur à Hambervillers, aujourd'hui conservateur Eaux et Forêts à Vesoul.)
474 LES TRAVAUX ESSENTIELS DE* l'aMÉNAGEMENT
2^ Lors de chaquo exploitation on saurait, pour la coupe même, grâce à l'inventaire, si le matériel est surabondant ou insuffisant, et quelles sont les catégories anormalement représentées ;
30 Dans le cas d'un matériel insuffisant, on s'efforcerait de réserver, dans les catégories déficientes surtout, plus d'arbres qu'on n'en abandonne. Dans le cas d'un matériel certainement surabondant on pourrait, avec prudence, se montrer plus exigeant sur la qualité des arbres à réserver. Dans aucun cas, la tendance à réaliser un état normal ne pourra justifier ni la coupe d'arbres jeunes et pleins d'avenir, ni le maintien d'arbres viciés ou dépérissants.
La bonne exécution des opérations de balivage serait beaucoup facilitée si l'on modifiait le modèle actuellement en usage pour la tenue du calepin de balivage. La classification des arbres en baliveaux de l'âge, modernes et anciens, est insuffisante et ne correspond à rien. Il convient de l'abandonner entièrement et d'enregistrer les arbres réservés, comme ceux abandonnés, par catégories de diamètres. Le tableau du calepin recevrait avantageusement la disposition suivante (1) :
(1) On pourrait continuer, suivant l'usage, pour faciliter le réQoIement, à mar quer d*unc seule empreinte au pied les arbres réservés de 0"15 et au-dessous, de deux empreintes sur deux blanchis voisins, les arbres de 0,20, 0,25 et 0,30, de trois empreintes sur un seul blanchis, les arbres de 0"33 et plus.
FOBÉT DOMANIALE DE X. . .
4rle de taillis «oat fatale. Conpe no S. GOBtenance 1 A(e dsB taillis, 80 ans.
Ros.
.Voinbre </ 'arhrej-
A'ombre <i 'arbr
Ihhrrs
yp
Ckèrif Dioers
Chêne Dinen
Chêne mtrc Uioerj
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Oii/erj
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Pig. £0
j'agent opérateur aura ainsi constammonl sous les igeant le balivnge, le nombre comparé des arbres r^
476 LES TRAVAUX ESSENTIELS DE l' AMÉNAGEMENT
abandonnés dans chaque catégorie; il pourra régler l'allure do ses marteaux selon qu'il sera convenable.
En tout cas il serait extrêmement désirable qu'un pareil tableau fût soumis, pour chaque coupe marquée, à l'examen des chefs de service dans les arrondissements forestiers. Ceux-ci auraient à provoquer une justification par rapport spécial de toute opération comportant l'abandon de plus de moitié du matériel en arbres existant au moment du balivage.
§ 2. — Exploitations forestières diverses.