‹ Economie forestière (volume 3)Chapitre 2 sur 99 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

des développements nombreux, parfois étendus, sur l'origine de nos méthodes, de nos usages et même de notre langage forestiers. En les écrivant, je me suis laissé entraîner, peutêtre, par une prédilection déjà ancienne pour le passé de noire foresterie française. Mais j'ai obéi surtout à cette conviction que rien n'est plus utile à Téducalion de l'esprit et à fonder de nouveaux progrès, à écarter les préjugés, que l'étude de l'évolution des idées. Ce n'est qu'en scrutant, en dégageant les fondements de nos connaissances que nous pouvons apprécier leurs racines profondes, et préparer leur développement. Cela est surtout vrai en matière de forêts où le temps, l'esprit de suite, la tradition jouent un rôle prépondérant.

Je m'étais proposé d'insérer dans ce volume un récit, au moins sommaire, de l'événement le plus considérable de notre histoire forestière sous l'ancien régime : je veux parler de la grande réformation de Colbert. Les circonstances ne m'ont pas permis de réaliser ce projet; j'ai du me borner à quelques notes et données éparses. En les livrant aux lecteurs curieux de notre passé, j'exprime le vœu de voir surgir bientôt, parmi mes collègues et camarades, l'historien de ce chapitre si instructif et si intéressant de la chronique forestière française (1).

Je me suis efforcé, dans la dixième Etude, de présenter quelques-unes des méthodes forestières nouvelles qui surgissent de tous côtés depuis un quart de siècle avec une abon-

(1) Colbert avait fait relier les procès-verbaux des Commissaires réformateurs en une série d't;i folio déposés à la Bibliothèque du ministère des Finances. Cette collection était célèbre par le luxe des reliures, dont le ministre avait fait revêtir les manuscrits de ses collaborateurs. Il semble qu'elle ait malheureusement disparu : on nous a assuré que cette partie des Archives des Finances a été détruite lors de l'incendie des bâtiments du ministère en mai 1871. Les procès-verbaux en question avaient été établis en triple expédition ; on en trouve quelquesuns dans les Archives départementales ; de très rai'cs exemplaires subsistent dans les archives de Conservations ou d'Inspections forestières.

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