‹ Economie forestière (volume 3)Chapitre 38 sur 99 · I. — La notion d' exploita bilité · texte numérisé non relu

I. — La notion d' exploita bilité

Le produit forestier présente, dans sa nature, une v pour ainsi dire infinie, depuis le menu bois de chaufTag écorces, le bois de ràperie, jusqu'aux bois d'ceuvre deE fortes dimensions. C'est entre tous ces produits, que pe fournil' des essences diverses, qu'il s'agit de choisir ceu conviennent le mieux aux conditions particulières à la C'est par le choix d'un âge ou d'une dimension, d'un (en d'un état d'exploitabililé assigné au produit que se manif le but de l'exploitation.

Il est fort rare que le produit de la forêt soit unique. En i temps que des bois de sciage la haute futaie donnera dei cties pour le charron, des traverses de chemin de fer, di do chauftago. La pignada donnera à la fois du sciage, doi de mine, du bois de chauffage et de la résine. Le plus h taillis donnera à la fois du rondin et des bourrées ; le tailli futaie surtout donnera des produits extrêmement divers. C dant parmi les produits variés de l'exploitation il en est un

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le cas des exploitations simples) ou plusieurs (dans le cas des exploitations composées) qui sont les principaux^ ce sont ceux que fournissent les bois exploitables^ c'est-à-dire les bois qui sont arrivés à Tétat que l'on considère comme le plus avantageux.

Il est certain que le but de l'exploitation peut n'être pas la production de telle ou telle catégorie de marchandises, mais la réalisation d'une conception financière. La forêt est un instrument propre à créer des capilauxpar l'épargne qui s'y accumule spontanément si Ton s'abstient de réaliser son accroissement. Elle est un instrument à faire fructifier des capitaux, par la fourniture d'un revenu, si l'on consomme cet accroisement à mesure qu'il se produit. On pourra organiser une exploitation forestière à l'un ou l'autre de ces points de vue.

Tantôt celui qui demande à la forêt un revenu régulier s'efforcera d'enretirer le plus grand rendement absolu, en matière ou en argent. Tantôt c'est le taux de placement qui sera envisagé, lorsqu'on voudra pbtpnir le taux le plus élevé que comportent les cjrconste^qces, ou tout au moins un taux minimum fixé.

Enfm il peut arriver que l'utilité principale de la forêt résida dans son rôle de protection du sol contre des érosion^, de pro«> tection d'autres forêts ou d'habitations humaines contre les dégâts du vent, deii avalanches, etc.

On voit combien sont variés les points de vue lors di^ ohoix d'un but pour l'exploitation, ou bien, pour noqs exprimer comme l'ont souvent fait les auteurs forestiers, combien sont varias les genres d' exploit abilité forestière.

\\ parait inutile de faire remarquer longuement ici qi)'pi) assignant un but à l'exploitation il faut avant tout se préoccuper de pe qui est réalisable localement, c'est-à-dire des limites qu'imposent au choix de l'économisto les nécessités culturales. Toutes les productions ne sont pas possibles partout, sur tous les sols, sous tous les climats. Il est aussi des considérations économiques telles qqe, par exemple, la difficulté du transport des

.E BUT A ASSrGNER A l'eXPLOITATION 395

) très accidenté, celle de trouver des débouchéi je peu de valeur dans des reliions peu acceasiblei, ititucnt des obstacles préjudiciels plus ou moini Il libre cboix d'un but à assigner à l'exploitation

t âtre question de discuter ici toutes les questions I poser à propos du cboix de l'exploitabilitt^, Noua borner à quelques généralités, d'autant plus que érieures de coLouvrage(et notamment les sixième tudes) fournissent, dans la mesure du possible, éléments des solutions théoriques de tous cespro*

!XPI.01TABn.ITi CONVENANT AUX FORETS DB l'^AT.

igit des forêts d'un Etat, le but à assigner à VeX" la satisfaction des intérêts de la collectivité, des mx. Cesont d'une pari les bois plus généralement luIre part ceux qui, par leur débit, leur mise ci) ent le plus d'occasions de hénéricos, qu'on devra les forêts domaniales. L'Etat a surtout le devoir i installer dans son domaine les exploitations et qu'il est cependant impossible ou difficile de Ds forêts particulières. Cette difficulté ou imposi de ce que certaines exploitations exigent l'im- I capitaux très considérablesqui no sont que faiérés, de ce qu'elles supposent une continuité do ne presque certainement dans la gestion 4o prongont do maître et sont morcelées à nouveau à Lion.

tions à très long terme, aménagées en vue de la lois de fortes dimensions, sont donc celles qui mieux à l'Etat. Les gros bois d'œuvre sont a la le plus généralement utile et celui que les partiant le moins facilement. Pour les forêts de cer-

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taines essences, comme le chêne, il conviendra d'adopter Tâge d'exploitation le plus avancé que comporte la longévité locale de cet arbre, d'autant plus précieux qu'il se présente sous forme de grumes d'un plus fort diamètre. Pour d'autres essences, il peut arriver qu'il n'y ait pas intérêt à dépasser d'une façon normale certaines limites de dimension que le commerce considère comme les plus avantageuses. Le genre d'exploitabilité qui envisage les produits les plus utiles est aussi habituellement celui qui correspond à la plus grande rente (1); on l'appelle quelquefois rexploitabilité économique.

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