CHAPITRE m IR Ik rORME D£ L'EXPLOITATION
mes d'eiploitatioa et modei d» traitameat.
mes d'exploitaliona : de pcuplemonla, d'arbres et de Iraitement deaiylvtculteurB.
le /orme ^exploitation oa d'an mode de traitemeat, inaune forêt amrtnagée i| y a toujours HPe prdaomplainlicn de l'ancien mode de trnilcment. Principaux ne conversion peut ou doit f tro cnvisngi^e. de peuplement»- — Avantages de celle Forme d'axploi-. le l'aménagement et de la gestion, ordrSi facilité du ;alion des méthodes par contenance, te Torme t i-éaliaée rigoureusement, elle suppose la
étendre l'aire d'applicnlion des méthodes par conm en France du Flâchen-faeliwercli de fiotta. Son e mille ou combinée française. Conditions de son des cliablis dans les coupes de régénération progres-
^id'arbrei. — Conditions dans leËquelles les exploit*'
recommandées ou imposées.
smixtes. — Avantages et inconvénients économiques
ixte 01) taillis sous futaie.
!S dilTérents types d'exploitation au point de vue du
ère et en argent.
ï d'^^pIoit^tïQo fit fOodes de traitepient.
• savons (J), trois Formes d'exploilations fo- Latiot) de peuplements, l'exploitation d'arbres ion mixte. D'autre part tes sylviculteurs clas-
•uliiri, tome II, pagoa 308 et suivantes.
300 LES TRAVAUX PREPARATOIRES
senties forêts, suivant leurs modes de traitement culturaux.de la façon suivante :
L'exploitation do peuplements, lorsqu'elle est établie dans une forêt d'essences feuillues, et réglée à un âge ne dépassant pas une quarantaine d'années, se perpétue naturellement par les rejets do souche que donnent les individus exploités. Les sylviculteurs lui ont donné le nom de taillïs simple.
Réglées à un âge plus avancé, ou constituées en résineux, les exploitations dépeuplements sontdes hautes futaies pleines ^on^ par abréviation, des futaies pleines , lorsque l'âge d'exploitation dépasse un siècle. Nos prédécesseurs les appelaient des demi-futaies lorsque l'âge de coupe était inférieur à cent ans. Cette distinction entre futaies et demi-futaies est tombée en désuétude.
Les exploitations d'arbres sont à^^ futaies claires lorsque les arbres, dont une partie au moins est destinée à vivre jusqu'à un âge avancé, sont choisis et répartis, suivant une loi déterminée, par la main de l'homme. Dans le cas contraire, ce sont des forêts jardinées lorsque la régénération se fait par la semence,des taillis furetés si elle se fait par rejets de souche.
La classilication des sylviculteurs en modes de traitement, bien qu'elle ne soit pas basée sur des considérations économiques, a dû être exposée ici parce qu'il nous sera souvent commode de nous en servir dans ce chapitre ou les suivants.
§ 2. — Choix (ïune forme d'exploitation
L — Généralités.
Nous déclarerons tout d'abord que, dans une forêt déjà aménagée, il existe toujours une présomption en faveur du mode de traitement ancien. Celui-ci n'a pas, en général, été choisi arbitrairement ; les modes de traitement actuels se sont dégagés et précisés peu à peu, au cours des siècles, à la suite de longs tâtonnements, comme la résullante, dans chaque contrée, des con-
CHOIX DE LA FORME DE L'EXPLOITATION 3ol
ditîons locales. C'est ainsi qu'on a jardiné les sapinières dans nos montagnes, qu'on a traité en futaies pleines nos forêts de chêne des climats doux, en taillis-sous-futaie celles des climats rudes, tandis qu'ailleurs on pratiquait le furetage où le taillis simple.
Cependant il peut arriver que nos prédécesseurs aient choisi le mode de traitement ens'inspirantdes conditions économiques de leur époque et que celles-ci aient varié ; d'où la convenance ou même la nécessité d'un changement, i^ une conversion yComme disent les aménagistcs. Il a pu arriver aussi parfois que des erreurs aient été commises, dont les conséquences n'apparaissent avec évidence qu'au bout d'une longue application d'un mode de traitement mal adapté aux conditions locales. C'est ainsi que beaucoup de forêts en terrain siliceux pauvre, traitées en taillis à l'époque oii l'on avait un besoin impérieux do masses énormes de bois de feu, ont été ruinées par un régime trop épuisant en même temps que les combustibles minéraux leur enlevaient leur débouché ancien. De là un double motif pour pratiquer leur conversion, pour les transformer en futaies pleines ou claires. De même encore, pour tous les propriétaires en état d'entreprendre des opérations de longue haleine^ soucieux de l'avenir et pouvant s'imposer une épargne pour accroître leur capital ligneux, il existe un devoir ou tout au moins une utilité, une convenance, de substituer la production du bois d'œuvre à celle des écorcesà tan ou des bois de feu devenue peu utile. Enfin l'aire d'application delà futaie pleine a été étendue abusivement, vers le milieu du siècle dernier, dans beaucoup de forêts oii les circonstances sont bien plus favorables à l'existence d'exploitations d'arbres qu'il y a lieu de rétablir ou de créer.
Nous allons exposer rapidement les conditions d'application des principaux modes de traitement connus afin de permettre un choix raisonné de l'un d'eux dans chaque cas.
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