‹ Economie forestière (volume 3)Chapitre 44 sur 99 · CHOIX DE LA FORME DE L EXPLOITATION · texte numérisé non relu

CHOIX DE LA FORME DE L EXPLOITATION

ice, d'étondre leur aire d'application à des esson- >ndilions de station quinecomporteat que la coupe ion progressive, comme le sapin, le hêtre ou le mat rude. On y arrive par rarlilîco suivant : I fixer, comme dana les méthodes par contenance ,tti do la coupe atTérant à chaque exercice do la évolution, on go contente d'arrêter en bloc la conïploiter 'pondant une série d'années consécutives une période. Durant la période, on réalise le matéit alTecté en coupant chaque année un volume égal, l'avantage de concilierla pratiquedes régénérations iDupes progressives, les seules possibles dans les irophiles et sous les climats rudes, avec les prucé- 18, si clairs, des méthodes par contenance. Appliiccès dés 1824 dans certaines forets de Normandie, e,dont la première idée remonterait, dit-on,à H. von pandit rapidement en France et fut l'objet d'une ordinaire pendant plus d'un dcmi-siécle qui suivit .ion dans notre pays.

ru qu'elle permettrait de traiter en futaies pleines, pproximativemont équionnos, toutes ou presque taies, quelles que fussent leurs essences et leurs B végétation. Lorsqu'une régénération très lento, e, est exigée, il sufOrait d'allonger la durée do la

lin qu'il y a, grâce à la durée variable do la période, ode qu'on a appelée mélàodc mixte (1) ou combinée I à l'intervention simullanéo do la contenance et our la délinition do la coupe) un clément d'élasti-

, qui & professé lamii nage ment à Nancy de 1815 à ISfit, a contour» et aménagement, imprimé en 1869 (unfolume in-S", Noncy. n avait été préoéii>:e il'une autographic in-V» en IS5'.l|,Ie nom de lenance à la uiéllii«le que nous np|H'l<ina ici Méthode mixte ou ;inD M. liruiUiard, ilnns Useeunile Oilîliun du livre de NanqucUc, e ea IHIS. Noua pruréruns l'apiieler mélliaile combinée a.l\n de 1 l'emploi Je la possiliililé porvoluoio pour régler la coupe prin-

LES TRAVAUX PREPARATOIRES

cité, de souplesse, qui permet de l'adapter à des circonstances très variées. Mais il faut remarquer qu'avec des périodes un peu longues on Gnit par perdre tous les avantages si remarquables des méthodes par contenance.

Un désordre insupportable s'introduit dans l'affectation (1) on cours de réalisation, dès que celle-ci s'étend sur une grande surface et que l'assiette des coupes annuelles n'est pas Gxée. Le calcul de la possibilité par volume de ces coupes devient luimême aléatoire et arbitraire. On a admis quelquefois que la durée de la période no saurait, en aucun cas, dépasser le tiers de celle de la révolution, ou, ce qui revient au même, que le quartier affecté aux coupes principales par volume no doit pas former plus du tiers au maximum de l'étendue de la forêt. Cette limite est encore bien large. La durée des périodes ne devrait pas, semble-t-il, dépasser une trentaine d'années environ. Si ce délai est insuffisant pour la régénération, il est préférable de recourir aux types franchement irréguliers, aux exploitations d'arbres, à la futaie claire ou à la futaie jardinée.

Il faut aussi remarquer que la méthode mixte ou combinée d'aménagement des futaies devient d'une application dangereuse pour toutes les forêts exposées au danger des chablis. Ceux-ci se produisent avec une facilité redoutable dans les coupes secondaires de régénération, au point que ces coupes deviennent téméraires et doivent être abandonnées dans les massifs battus par des vents violents. Il faut alors, ou bien faire les coupes à blanc étoc, ou bien renoncer à l'éducation de peuplements équiennes (2).

Notons encore que les futaies pleines no peuvent être installées que dans des forets d'une vaste étendue. Une surface d'une centaine d'hectares au minimum est nécessaire pour que ce mode de traitement puisse être pratiqué sans difQcultés. 11 convient enfin de signaler l'impossibilité d'augmenter ou de réduire le

{1) On appelle afroclation d'une période renscnible des peuplements destinés à être réalisés pendant cette période.

(2) Voir plus haut, pages 38 à 41.

iE LA FORnlE DE l' EXPLOITAT! ON 3o5

]a forêt coLrc divers co-proprlétaires, saos t l'état aménagé. Cet inconvéaicnt est natuinsible dans les forêts appartenant aux pro-

- Les exploitations d'ahbhes.

d'arbres, la futaie claireoula futaie jardinée, !s fois qu'on veut élever des futaies se régéiturelle eu des stations où cette régénération qu'elle ne puisse pas être effectuée, sur uao , dans une période d'une trentaine d'années pour les massifs situés aux hautes altitudes, ides, sur des sols 1res rocheux. C'est encore isstint sous des climats assez rudes pour que ice soient rares. C'est enlin le cas des forêts britont le sol contre le danger des érosions, ttéger contre le vent, les avalanches, les lessous d'elles.

ies, et dans une moindre mesure les fulaies ;c double avantage de pouvoir être installées 9 minimes et de permettre le partage de la intre cohéritiers) sans destruction totale de

— Les E.\PL0ITAT10NS UIXTES.

itation mixte, ou taillis sous futaie, fournît 'êmemcnt variée, où domine toujours le bois ut au moins le boisde faible dimension,mais jt faire entrer une part notable (un dixième d'œuvre de toutes essences et dimensions, jeux et aux plus gros.

minommeot souple au pointdovuo écoDomi- Itiplicité des âges d'explul talion (2îi à loU

3o6 LK8 TRAVAUX PREPARATOIRES

ans par exemple) qui y sont réalisés sîmuUanénoont. Elle se prête parfaitement à des augmentations ou à des réductions de capital sans que l'état aménagé soit détruit : il suffît de modlGor le plan du balivage (1). On peut créer un taillis sous futaie dans la moindre parcelle de bois, de dix hectares par exemple, et ces forêts peuvent se partager avec moins d'inconvénients que les hautes futaies pleines, la gradation des âges pouvant s'y rétablir pour les taillis, ordinairement sans trop grandes pertes, en un temps relativement court.

La variété de la production, la souplesse de la méthode, la faculté d'opérer avec un capital variable et relativement peu élevé sans renoncer pour cela à produire quelque gros bois, la facilité de la régénération et du recrutement des arbres, toujours sûrs et aisés pourvu que l'intervalle des coupes ne devienne pas excessif, expliquent la vogue incomparable dont cette forme d'exploitation a été l'objet depuis trois ou quatre siècles dans notre pays ; elle est encore la plus répandue de nos jours. Nous avons suffisamment répété son inconvénient majeur, qui est de fournir surtout du bois de feu ; on doit y ajouter que le taillis sous futaie est un mode de traitement assez épuisant qui ne convient tout à fait bien que sur des sols vraiment fertiles et frais.

V. — Comparaison de divers modes de traitement au point de vue

DU REVENU qu'ils PRODUISENT

11 est toujours très délicat d'établir une comparaison entre divers modes do traitement au point de vue des résultats qu'ils fournissent. La production d'une forêt dépend de tant de circonstances étrangères au mode de traitement qu'il est bien dîF* iicile de dégager l'induence de ce dernier. Voici ce que nous croyons pouvoir dire d'utile à ce sujet.

On peut chercher à comparer le taillis en exploitation de peu*

(1) Voir Economie furestivre, lome II, pages 344 cl ^45.

Page 1